Le Conseil fédéral a décidé hier d'accorder
éventuellement le statut de réfugiés politique
à des anciens détenus de la prison militaire américaine
de Guantanamo et a, par la même occasion, félicité
le nouveau président des USA pour sa décision concernant
ledit centre.
Le MOSCI est préoccupé par le message du Conseil fédéral
et craint que l'asile politique ne soit accordé à des
personnes potentiellement dangereuses. En effet, si les tribunaux
n'ont pu condamner certains des détenus visés pour des
actes terroristes, il n'en demeure pas moins qu'ils ont été
soupçonnés de telles activités et que de tels
soupçons se basent souvent sur le lien qu'ils entretiendraient
avec des réseaux terroristes et islamistes (la frontière
entre les deux étant floue).
Rappelons que le terrorisme islamique n'est qu'un aboutissement de
la violence de l'islam, aboutissement qui est atteint par le concours
de plusieurs éléments de soutien logistique, financier,
technique, mais surtout idéologiques. Or, l'activité
de militants favorables au jihad et à l'islamisation constituent
le terreau fertile par lequel des cellules jihadistes se développent
et sont susceptibles de commettre des attentats sur sol suisse.
Pour éviter le développement de telles cellules, il
est absolument indispensable d'éviter que des groupes islamistes
militants ne se développent en Suisse. Une crainte qui est
d'autant plus fondée que de nombreux terroristes ou militant
proches des milieux terroristes ont pu entrer en Suisse par l'intermédiaire
de l'asile politique qui leur était accordé et y mener
leurs dangereuses activités propagandistes.
Le MOSCI demande au Conseil fédéral une réponse
claire : accordera-t-il l'asile à des détenus de Guantanamo
qui s'avèreraient être vraisemblablement des militants
islamistes notoires ? Il va sans dire que le MOSCI condamnerait que
l'asile ne soit accordé à de tels individus menaçant
gravement la sécurité intérieure.
Source :
http://www.admin.ch/aktuell/00089/?lang=fr&msg-id=24959