28.12.2008
France : la Ministre de l'économie veut introduire la finance islamique
dont elle fait les louanges
En ces temps de crise économique, les charlatans désireux
de vendre un élixir miracle nommé finances islamiques
ne cessent de nous casser les oreilles. Parmi ceux-ci nous
avions récemment l'islamiste Hani Ramadan, plus inquiétant
est cependant que les plus hautes personnalités politiques
de France se précipitent tête baissée
sur ce gagne-pain empoisonné.
Nicolas Sarkozy avait déjà dit vouloir adapter
la législation française pour mieux y intégrer
les finances islamiques, la commission des finances du Sénat
ayant, par exemple, organisé une table ronde sur ce
sujet le 18 mai dernier. C'est cette fois la ministre de l'économie,
Christine Lagarde qui dans une vidéo on ne peut plus
explicite, vante les mérites de la finance islamique
qui "présente bien des avantages en ce qu'elle
condamne la spéculation et en ce qu'elle condamne le
hazard" tout en usant du même argument qu'Hani
Ramadan consistant à voir l'occident comme un mauvais
élève que l'islam doit remettre sur le droit
chemin avec un système archaïque basé sur
des concepts vieux de 14 siècles et issus d’une
société profondément incomparable à
la notre. Elle y appelle vivement les banques islamiques à
s'installer à Paris, précisant que Londres ne
doit pas être vu comme la seule terre d'accueil des
finances islamiques. Notons que le gouvernement français
avait été vivement conseillé par des
cabinets d'avocats (souvent britanniques) spécialisés
dans ce domaine dans lequel ils voient un marché très
attractif, parmi ceux-ci nous citerons Norton Rose qui a placé
plusieurs de ses avocats dans le groupe d'experts chargé
de conseiller la commission du Sénat et qui voudrait
encore aller plus loin que ce que la ministre de l'économie
envisage de faire.
Des propos pour le moins inquiétants lorsqu'on prend
en considération la puissance du vecteur économique
dans le processus d'islamisation (les finances islamiques
pénalisent tous les secteurs non conformes aux préceptes
de la charia, créant un véritable communautarisme
financier islamique). Toujours plus inquiétant est
le rôle important des finances islamiques dans le financement
du terrorisme (le cas du banquier islamiste nommé Youssef
Nada et résidant au Tessin ayant bien illustré
cet état de fait). D'autant plus, certaines opérations
des finances islamiques ressemblent à s'y méprendre
aux opérations de blanchiment au point qu'il n'est
pas exclu qu'elles soient tout bonnement utilisées
à ces fins.
Ne croyons pas que la Suisse soit à l'abri de ce phénomène:
certaines banques prestigieuses tel que l'UBS et le Crédit
Suisse disposent de filiales islamiques, l'UBS ayant du reste
en 2008 ouvert une succursale en Arabie Saoudite en y investissant
un demi-milliard; précisons aussi que l'UBS est propriétaire
de Nordia, l'une des plus importantes banques islamiques au
monde.