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20.01.2009 On propose des tribunaux islamiques en Suisse Une proposition irresponsable C’est au nom du multiculturalisme que l’éthno-sociologue de l’Université de Fribourg, Christian Giordano, a dernièrement fait la proposition d’introduire des tribunaux islamiques en Suisse. Pour lui, demander aux musulmans de respecter le droit suisse est « de l’arrogance sous une prétendue tolérance ». Son idée est en effet que le concept d’intégration est illusoire pour les cultures trop éloignées qui, de ce fait, devraient pouvoir choisir le droit qui leur serait applicable. En bref : pour ne pas chatouiller certains musulmans, renonçons aux fondements du système juridique suisse et leur demander de respecter le droit suisse serait de l’intolérance, voir du racisme. Et peu importe la menace que représente son idée pour la cohésion sociale : il se suffit à qualifier cette dernière de « mythe ».
La Commission fédérale contre le racisme soutient Où est-ce que de telles inepties ont pu être déballées ? Dans une mosquée ? Dans une maison de fous ? Non : c’est dans Tangram, la revue de la Commission fédérale contre le racisme, financée par l’argent du contribuable que M. Giordano déverse son venin. Doit-on être étonné de la part de la CFR ? Non, à en voir ses recommandations au sujet de la manière de traiter avec l’islam : elle milite pour l’enseignement de l’islam dans les universités et les écoles publiques et pour l’adaptation des programmes scolaires aux sensibilités des musulmans, pour la construction de mosquées, et milite pour une assimilation de l’isamophobie au racisme afin de mieux pouvoir museler toute critique de l’islam. Face aux réactions virulentes (voir plus bas), la CFR prétend pudiquement ne pas soutenir officiellement cette proposition. Une prise de position qui demeure bien peu crédible en parallèle à ses agissements dans le concret. Pourtant, appliquer un droit différent pour des ethnies différentes peut sans conteste être perçu comme de la discrimination raciale ? Commission fédérale contre le racisme vous disiez ?
Proposition soutenue par les associations islamiques Une proposition que le président de la Coordination des associations islamiques de Suisse, Farhad Ashar, s’est empressé de soutenir et de saluer, ce qui en dit gros sur la volonté d’intégration des associations islamiques et permet d’en révéler le visage. Une opinion qui ne peut du reste que ravir Hani Ramadan qui veut depuis longtemps déjà instaurer un parlement islamique en Suisse, comme ceci est déjà le cas en Grande Bretagne.
Trouver la logique… Mais soyons rassurés, dans l’idée de M. Giordano, les décisions des tribunaux islamiques pourraient faire l’objet de recours auprès du Tribunal fédéral qui se retrouverait… à veiller à ce que la charia soit correctement appliquée. M. Giordano dit aussi que l’application de la charia n’irait pas à l’encontre de la laïcité et des droits de l’homme. Bien-sûr, voir le TF appliquer la charia est en accord avec le principe de laïcité des tribunaux et la charia est compatible avec les droits de l’homme, même si la Cour Européenne des Droits de l’Homme en fait elle-même le constat contraire dans son arrêt du 31 juillet 2001 (affaire du Refah Partisi) où elle conclut notamment que la charia est l’ « antithèse de la démocratie ». Ceci, bien sûr sans tenir compte du fait que l’art.30 al.1 de la Constitution fédérale interdise les tribunaux d’exception.
Ce que veulent les Suisses Les réactions ne se sont pas fait attendre : 60 réactions sur la NZZ am Sonntag et 43 sur le site du journal Le Matin, toutes négatives. Selon Elham Manea, docteur en sciences politiques et enseignante à l’Université de Zürich, cette proposition aurait des conséquences « cathastrophiques », particulièrement pour les femmes musulmanes, elle ajoute que les mariages forcés seraient juridiquement facilités, avis partagé par Patricia Schultz, directrice du Bureau de l’égalité entre hommes et femmes. On peut dire en effet que cette proposition va totalement à contre-courrant alors que le législateur est justement en train d’examiner comment lutter contre ce fléau.
M. Giordano avoue « je sais que je provoque », mais ajoute qu’il a émis cette proposition parce qu’il estime que la Suisse est prête à entamer ce genre de débat. Comme les conquérants islamistes, il attend que la terre à islamiser soit prête à se voir porter le coup final, à savoir que le terrain ait été préparé et les résistances politiques désamorcées. Si nous pouvons dire sans conteste que les Suisses ne veulent pas de la charia, le fait de voir une telle proposition voir le jour dans un tel contexte montre bien ce qu’espèrent ses instigateurs : qu’il demeure un refus silencieux guidé par le diktat du politiquement correct. Il est plus que jamais nécessaire de ne pas rester passif face à l’islamisation, sans quoi de telles propositions, faute de résistance, pourraient avoir de sérieuses chances d’aboutir. Arrivé à ce point, il sera trop tard de réagir. Sources : http://www.lematin.ch/actu/suisse/christian-giordano-veut-tribunaux-islamiques-suisse-62677
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