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18.08.2008 Eurabia
au Conseil de l’Europe
Après que l’ONU ait accepté, par une de ses résolutions,
de soutenir le projet visant à interdire à grande échelle
la critique de l’islam « combattre l’islamophobie
», émanant de l’Organisation du Culte Islamique (OCI)
et proposé par un des pires régimes islamiques, à
savoir le Pakistan, c’est au tour du Conseil de l’Europe
(dont il serait nécessaire de rappeler que la Suisse fait partie)
de soutenir un projet de même type par sa résolution 1605.
En voici quelques extraits:
9. Compte tenu de ce qui précède, l’Assemblée
invite les Etats membres du Conseil de l’Europe:
9.1. à prendre des mesures fermes contre la discrimination
dans tous les domaines;
9.2. à condamner et à combattre l’islamophobie;
9.7. à promouvoir la cohésion sociale, l’intégration,
la participation politique et civique des immigrés et des
citoyens issus de l’immigration, hommes et femmes, notamment:
9.7.4. en accordant aux immigrés résidant en
situation régulière le droit de vote et d’éligibilité,
au moins aux élections locales et régionales, afin
qu’ils puissent avoir une influence sur l’administration
publique et les autorités au niveau local;
9.7.6. en encourageant la participation des personnes issues
de l’immigration aux partis politiques, aux syndicats et aux
organisations non gouvernementales;
9.7.7. en prenant toutes les mesures nécessaires afin
d’éliminer l’inégalité des chances
à laquelle les immigrés sont confrontés, y
compris le chômage et l’instruction inadéquate;
9.7.8. en supprimant tout obstacle juridique ou administratif
non nécessaire à la construction d’un nombre
suffisant de lieux de culte adaptés à la pratique
de la religion islamique;
9.7.9. en s’assurant que les manuels d’école
ne donnent pas de l’islam l’image d’une religion
hostile ou menaçante;
9.10. à soutenir la mise en place de cours, si possible
universitaires, afin de former les imams localement;
9.11. à encourager la tenue d’un débat
public et ouvert à tous sur les répercussions que
peut avoir leur politique étrangère sur le phénomène
de la radicalisation;
9.12. à encourager des projets informatifs sur la contribution
de l’islam aux sociétés occidentales afin de
surmonter les stéréotypes le concernant.
10. L’Assemblée appelle les dirigeants et les
personnalités qui influencent l’opinion à agir
de façon responsable afin d’éviter d’encourager
la discrimination et l’islamophobie.
11. En outre, l’Assemblée invite les organisations,
les dirigeants et les leaders d’opinion musulmans européens:
11.6. à encourager les jeunes musulmans européens
à devenir imams;
11.9. à élaborer des lignes directrices éthiques
pour lutter contre l’islamophobie dans les médias et
en faveur de la tolérance et de la compréhension culturelles,
en collaboration avec les organisations de médias appropriées;
Plusieurs islamistes engagés ont eu l’occasion de s’exprimer
sur la problématique tel que que Tariq Ramadan qui y faisait
le point sur la situation en Europe et dont il n’est plus nécessaire
de dépeindre les ambitions, ainsi que
le Secrétaire Général Adjoint, Conseil musulman
de Grande-Bretagne (Muslim Council of Britain), Muhammad Abdul Bari,
militant pour l’introduction de la charia en Grande Bretagne
qui déclare notamment :
« Dans les sociétés tolérantes et
inclusives, tous les groupes religieux jouissent de l’acceptation
de certaines de leurs règles religieuses dans les domaines
de leur vie personnelle »
et : « Je suis sûr qu’un jour, notre société
ici sera également plus à l’aise avec sa communauté
musulmane et verra le bénéfice de permettre ces lois
à ceux qui les préfèrent. »
Pour autant, bien sûr, aucun individu issu des milieux soucieux
de se préserver de l’islamisation et du nouveau totalitarisme
issu de l’islam n’a eu l’occasion de s’y exprimer
en contrepartie.
La Commission de la culture, de la science et de l’éducation
semble avoir du reste fait preuve d’un militantisme pro-islam
hors du commun. C’est en effet, celle-ci qui est à l’origine
de la disposition relative aux manuels scolaires (point 9.7.9 de la
résolution) ainsi que celle visant à faciliter la construction
de lieux de mosquées (point 9.7.8) qui selon les termes utilisés
pourrait aussi concerner la construction de minarets. Elle ajoute
dans son exposé des faits :
7. Il appartient à la société, à
tous les niveaux (de l’école aux médias), d’éviter
la promotion des stéréotypes et des antagonismes.
5. Il faut prévenir la diffusion de stéréotypes
présentant l’islam comme contraire aux valeurs européennes
fondamentales. En fait, comme le reconnaît le rapport, plusieurs
Etats membres du Conseil de l'Europe, dont le mien [le rapporteur
est Turque], ont une tradition islamique. Dans ce contexte, il faut
encourager le débat au sein des médias et parmi les
publicitaires pour éviter de propager des préjugés
et de donner une image tendancieuse des communautés musulmanes.
Il s’agit là bien plus que d’interdire d’avoir
une vision critique de l’islam, le but est bien de diffuser
parmi la population non-musulmane ce mensonge consistant à
dire qu’il existe d’une part un islam exclusivement spirituel
et d’autre part une doctrine politico-juridique nommée
islamisme qui n’aurait rien à voir avec le premier, peu
importe que l’étude sérieuse de l’islam
et de son histoire nous démontre le contraire.
En contrepartie, il serait bien naïf de croire que les autorités
adoptant de telles méthodes ne puissent adoucir l’esprit
d’islamistes endurcis par des années d’étude
assidue du Coran par de telles affirmations sans fondement.
Les arguments invoqués par la Commission des questions politiques
tiennent plus d’une forme de propagande naïve que d’un
travail réellement sérieux, c’est ainsi qu’on
peut y lire au point 29 de l’exposé :
Même dans les Etats laïcs, le respect de religion
et de la diversité religieuse est essentiel et le signe d’un
comportement civique et éduqué. Offenser les croyances
religieuses d’autrui peut être perçu comme du harcèlement,
de la discrimination voire un crime. Cependant, à des actions
de ce type, il convient répondre en utilisant avant tout les
voies de la justice; de même, les réactions d’indignation
doivent respecter le principe de proportionnalité.
26. Par conséquent, les Etats membres du Conseil de
l’Europe doivent:
travailler avec les médias afin d’élaborer
des lignes directrices éthiques pour lutter contre l’islamophobie,
d’encourager la promotion d’une couverture médiatique
plus juste de la réalité musulmane en Europe et au-delà
et de s’assurer qu’il est également fait écho
à la voix des musulmans modérés
27. Parallèlement, les Etats européens doivent
accepter le fait que leur politique étrangère aura inévitablement
une incidence sur les communautés musulmanes: d’une façon
générale, en Europe, les musulmans estiment que les
Etats européens n’abordent pas de manière équilibrée
le conflit israélo-palestinien et la situation au Proche-Orient
dans son ensemble et que leurs opinions ne sont pas prises en compte.
Cela accroît leur sentiment que les musulmans du monde entier
sont victimes d’une injustice et contribue à créer
un terrain favorable à la radicalisation.
Antisionisme et jihad
Sur ce dernier point, que la résolution reprend en son point
9.10, il faut noter que la totalité des associations islamiques
partagent une vision antisioniste souvent accompagnée d’antisémitisme.
Ce lieu commun de la communauté musulmane de l’hostilité
envers Israël et de sympathie directe ou indirecte avec les visées
du Hamas ou du Hezbollah (lorsque leurs actions ne sont pas approuvées
en tant que tel, les groupes musulmans les trouvent généralement
« excusables vu la situation »). Il faut cependant pas
oublier que cette vision est entièrement construite autour
de l’idéologie du jihad et le concept qui en découle
que la terre islamisée ne peut pas légitimement être
« désislamisée » tel que ce fut le cas lorsque
l’Etat laïque d’israël fut fondé. Que
les Etats européens prennent en compte l’opinion des
musulmans en la matière revient à tenir compte dans
des Etats démocratiques et laïques au critère du
jihad dans ses choix politiques.
Cela fait 30 ans que ça dure…
Malgré tout, il ne faudrait pas croire que cette résolution
soit une nouveauté: les instances européennes se sont
habitués à de telles bassesses depuis près de
trois décennies dans ce processus d’auto-islamisation
que l’historienne Bat Ye’Or décrit dans les moindres
détails et sources à l’appui dans son ouvrage
« Eurabia ».
Sources :
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