On dit que sciences et religions ne font pas toujours bon
ménage, le terme “croire” étant
banni du vocabulaire scientifique. Cet antagonisme avec les
sciences est particulièrement vrai en ce qui concerne
l’islam, qui d’ailleurs - osons le dire - ne fait
pas bon ménage avec grand-chose.
La raison principale en est très simple : Pour les
musulmans, toutes les sciences, tout le savoir seraient déjà
inscrits dans le coran, livre parfait, incréé,
contenant les paroles d’Allah. Les sciences ne doivent
donc jamais venir contredire ce qui est écrit dans
le coran.
Mohammed n’existait pas, estime le professeur Muhammad
Sven Kalisch, qui forme les enseignants à l’islam
à Munster (Allemagne). Les organismes musulmans veulent
rompre avec lui.
La formation des enseignants de l’islam en Allemagne
est dans une crise par un affrontement entre orthodoxie musulmane
et la science libre.
En raison de ses déclarations concernant l’existence
du Prophète Muhammad et l’authenticité
du Coran, le ministère de la recherche scientifique
de l’Etat de Rhénanie du Nord-Westphalie en Allemagne
a relevé l’orientaliste Sven Kalisch de son service
à la direction de Münster religieuse Research
Center (SRC). Kalish insiste qu’il n’y avait pas
de preuve historique que Muhammad a vraiment vécu et
qu’il était douteux que le Coran soit la parole
d’Allah.
Kalisch prépare un livre expliquant comment la forme
actuelle du Coran est différente de sa précédente
forme et qu’il sera publié dans un proche avenir.
Les organisations musulmanes ont déclaré
hier en réponse à la critique de Kalisch qu’ils
ne sont pas contre la liberté scientifique, mais Kalish
va trop loin en déclarant que l’historicité
du Prophète Mohammed soit une ouverture à des
doutes.
Selon Kalisch, scientifiquement, on ne peut pas prouver
l’existence ou non de Mohammed. Il a lui-même
tendance à penser qu’il n’a pas existé.
L’Université de Münster accrédite
Kalish, alors que les membres islamiques accusent leurs dirigeants
de ne pas avoir stoppé les recherches de Muhammad Sven
Kalischs.