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Micheline Calmy-Rey aux côtés du Hamas


 

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06.01.2008 L'activisme de Micheline Calmy-Rey aux côtés du Hamas

Le Département Fédéral des affaires étrangères a confirmé, par l’intermédiaire de son ambassadeur, Thomas Greminger, l’existence d’un « dossier suisse » dont le rôle est d’entamer un processus de trêve entre le Hamas et Israël. Celui-ci souligne bien dans cette affaire que le rôle de la Suisse n’est pas un rôle de médiateur, mais un rôle de « créatrice d’idées ». Il reste dans les faits que les idées spécifiées dans le dossier en question n’ont été que dictées par le Hamas et sagement retranscrites par la Suisse pour être communiquées par la suite au gouvernement israélien, le tout dans le dos du gouvernement palestinien.

Contenu des négociations

L’objectif desdites négociations n’est aucunement un processus de paix, mais viserait à déboucher sur une trêve de dix ans (le maximum acceptable selon la charia). La trêve consisterait à des échanges de prisonniers, à la libération de meurtriers terroristes détenus par Israël et à l’ouverture de plusieurs passages stratégiques par Israël qui s’engagerait aussi à mettre un terme à sa chasse aux dirigeants du Hamas. En échange, le Hamas s’engagerait de son côté à mettre un terme à ses tirs de roquettes contre Israël, sans pour autant reconnaître le droit à exister dudit Etat.

Des négociations gouvernées par la Charia

Comme cité plus haut, le droit islamique autorise une trêve limitée à un maximum de 10 ans, mais il faut y rajouter que cette trêve ne se fait pas par charité ou par goût de la paix, mais uniquement lorsque celle-ci sert les fins du jihad. Le fait que le Hamas exclue la reconnaissance officielle d’Israël est un fait de plus compatible avec la charia, car le contraire contreviendrait au principe essentiel selon le quel une terre d’islam lui appartient définitivement et ne doit alors pas être abandonnée , principe sur lequel se base tout l’engouement du monde musulman pour le conflit Israélo-Arabe.

L’avantage stratégique du Hamas

De telles négociations ne peuvent que profiter stratégiquement au Hamas qui aurait alors, le temps au cours des années de se réorganiser et de s’endurcir en récupérant certains de ses hommes expérimentés actuellement détenus. En refusant de reconnaître l’Etat d’Israël, il éviterait de faire la même erreur politique que le Fatah lors des accords d’Oslo et qui fut en partie responsable de sa chute au profit du Hamas. En cas de trêve, il est à prévoir que sa propagande jihadiste du Hamas (voir plus bas) ne cessera pas et pourrait même s’accroître, du fait qu’il pourrait faire des économies sur ses dépenses pour le combat armé.

Quoi qu’il advienne, le Hamas ne se compromettra ni envers ses alliés, ni envers ses partisans, car il reste en accord avec la Charia. Il n’en va cependant pas de même avec Israël : si cet Etat refuse de négocier une trêve avec les terroristes, ceux-ci auront un point supplémentaire pour faire monter la ferveur et la violence de ses partisans à quoi il faut rajouter un risque de renversement de l’opinion publique à la faveur du Hamas. Israël n’a, à ce jour, pas pris de décision claire à ce sujet. Si certains de ses ministres se disent enclins à négocier avec le Hamas suivant ses propositions, la position officielle du gouvernement israélien est, pour l’instant, qu’il ne désire pas négocier avec les terroristes. Quoi qu’il en soit, le gouvernement israélien est fortement irrité de la position de la Suisse sur ce dossier.

Une Suisse contre les gouvernements et aux côtés des terroristes ?

Micheline Calmy-Rey, avait déjà eut l’occasion de compromettre la neutralité de la Suisse dans le conflit israélo-arabe en se portant souvent défenderesse du Fatah et du Hamas. Aujourd’hui, sous couvert de vouloir la paix, mais au mépris total des Etats parties à ce conflit, elle fait de la Suisse, le porte-parole des terroristes islamistes du Hamas. L’avantage stratégique qu’elle confère aux islamistes ne semble, du reste, aucunement lui poser un quelconque problème de conscience.

 

Sources :

 

La Suisse refuse de reconnaître que le Hamas ne soit une organisation terroriste. Pourtant un simple coup d’oeil à sa propagande parle de soi, la preuve par la vidéo :