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12.12.2008 Une
branche belge d’al-Qaida démantelée
La police judiciaire fédérale de Bruxelles a interpellé
jeudi matin quatorze personnes suspectées d'appartenir au réseau
terroriste al Qaeda, dont un homme qui semblait être sur le point
de commettre un attentat-suicide, a indiqué le parquet fédéral.
Des perquisitions ont eu lieu en 16 endroits.
La police fédérale est intervenue jeudi sous la direction
de juges d'instruction spécialisés dans le terrorisme. Une
enquête indique en effet que quatre ressortissants belges seraient
devenus membres du groupe M.G. dans la zone Pakistan-Afghanistan depuis
fin 2007. Selon l'enquête, les suspects, en liaison avec des «personnes
importantes» d'al Qaeda, se seraient rendus dans la région
pour suivre des entraînements ou participer à des combats.
Trois des quatre suspects s'en sont ensuite retournés en Belgique.
Deux d'entre eux étaient de retour depuis quelques mois et étaient
surveillés par la police. Le troisième est rentré
le 4 décembre 2008 et aurait joué un rôle plus important
au sein de l'organisation.
Des informations indiqueraient que ce troisième suspect prévoyait
de commettre un attentat-suicide. L'homme aurait reçu le feu vert
pour exécuter une opération dont il estimait qu'il ne reviendrait
pas. Il aurait également fait ses adieux à ses proches.
Il est par ailleurs question d'une vidéo, apparemment une vidéo
d'adieux, qu'un coordinateur aurait par la suite fait parvenir à
ses proches. Le 7 décembre, un message dans lequel il était
question d'évacuer les femmes et les enfants a été
intercepté. Lors de précédents attentats, il a déjà
été question d'une telle évacuation.
Le parquet fédéral n'a pu déterminer la cible de
l'éventuel attentat. Il pourrait s'agir d'une opération
au Pakistan ou en Afghanistan, mais il ne pouvait être totalement
exclu que la Belgique ou l'Europe puissent avoir été une
cible. Etant donné qu'un sommet européen est prévu
jeudi à Bruxelles, les juges d'instruction et le parquet fédéral
ont décidé d'intervenir afin d'écarter tout risque.
Lors de la même opération, 11 autres personnes ont été
interpellées pour audition. Des perquisitions ont été
menées à Bruxelles et Liège en 16 endroits différents.
De nombreux ordinateurs et documents ont été saisis. Aucune
arme ou explosif n'a en revanche été découvert.
L'enquête, en cours depuis un an et impliquant 83 enquêteurs
de façon permanente, pourrait avoir un lien avec l'intervention
de la police le 21 décembre 2007 dans l'affaire Nizar Trabelsi.
Un groupe aurait en effet projeté d'aider Nizar Trabelsi à
s'évader, mais il a été intercepté par la
police. C'est l'enquête sur ces suspects qui a mis les enquêteurs
sur la piste du groupe démantelé jeudi. L'enquête
aurait démontré que cette intervention a permis d'éviter
un attentat à Bruxelles. Le niveau de menace terroriste élevé
en décembre 2007 aurait poussé le groupe à annuler
son action. Les perquisition du 21 décembre auraient ensuite perturbé
ses projets.
Sources:
CICAD, 12.12.2008, http://www.cicad.ch/index.php?id=2041&tx_ttnews%5btt_news%5d=4959&tx_ttnews%5bbackPid%5d=2040&cHash=ee4bf57b3b
Belga, levif.be - jeudi 11 décembre 2008
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