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24.01.2008 GB: ne dites plus
"terrorisme islamique", mais "activité anti-islamique"
Le gouvernement britannique a pris dernièrement la résolution
d’abandonner le terme « terrorisme islamique » au profit
d’ »activité anti-islamique ». Cette mesure s’insère
dans la nouvelle stratégie gouvernementale contre le terrorisme.
Il s’agirait de réduire la force de la violence islamique
en lançant une vaste campagne de désinformation à
travers le pays prétendant que le terrorisme est contraire à
l’islam. Outre le point de vue douteux de cette technique consistant
à proférer des mensonges officiels à des fins sécuritaires,
l’effet contraire risque plutôt de se rencontrer.
Effets sur la population musulmane
En effet, il serait erroné de croire que les islamistes oublieront
tous les enseignements qu’ils ont reçus et leurs convictions
ancrées en eux comme étant le reflet de la volonté
divine, juste parce que le gouvernement britannique aurait lancé
une campagne prétendant le contraire par une argumentation digne
de la maternelle. Le scénario le plus probable est que les terroristes
perçoivent ce message comme une offense à leur encontre
: celle d’un « Etat infidèle qui ose chercher à
écarter les bons Musulmans des enseignements de l’islam ».
Ceci ne pourrait qu’accroître leurs convictions anti-occidentales.
Effets sur la population non-musulmane
Et du côté des non-Musulmans ? Ceux-ci ne connaissant pas
l’islam pourraient être influencés par les dires du
gouvernement, ce qui permettrait de mieux faire passer la pilule de l’islamisation.
L’opinion publique serait en quelque sorte anesthésiée
face à la problématique de l’islamisation à
laquelle elle ne réagirait plus car on lui aurait nié les
effets néfastes qui l’accompagnent, ceci jusqu’au jour
où le cheval de Troie pénètrerait dans la cité
et que ce qu’il contient ne soie révélé, mais
bien trop tard.
Une mémoire courte
Le 7 juillet 2004, Ken Livingstone, Maire de Londres, rencontrait Youssouf
al-Qardawi, le président du Conseil Européen des Fatwas
et instigateur de plusieurs attentats-suicide au Proche-Orient. Ce fut
l’occasion pour le maire de présenter ses excuses au cheikh
de la façon que la presse avait de traiter l’islam, il exprimera
encore en février 2005 sa solidarité envers Qardawi. Cet
acte de soumission envers un dangereux islamiste n’empêcha
pas les attentats de Londres du 7 juillet 2005 de faire 56 morts et 700
blessés. Ce n’est probablement pas par hasard que ces attentats
suivaient d’un an jour pour jour la rencontre avec Qardawi.
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