Torturer, tuer, violenter les enfants, financer le
terrorisme et inciter à la haine raciale, notamment
à l’encontre des juifs et chrétiens.
C’est ce à quoi incite un texte en arabe
publié sur le site du Centre islamique de Lausanne
(CIL) prônant la supériorité de
la charia, dont sont issues ces injonctions, sur le
droit suisse. Un discours qui se retrouve dans les prêches
de son imam, Mouwaffak al-Rifai, allant jusqu’à
enjoindre à commettre des attentats aux personnes
fraîchement converties.
Malgré la dénonciation du MOSCI, le procureur
Sébastien Fetter du Ministère public central
a rendu une ordonnance de classement qui devrait déboucher
à un acquittement. Selon ce dernier, les éléments
constitutifs objectifs de l’infraction n’étaient
pas réunis et le risque engendré par les
appels du et de son imam CIL à violer la loi
par « devoir religieux », n’entrent
pas en considération dans son examen, vu le Code
pénal.
Un verdict démontrant un malaise
D’un côté, le fait de diffuser un
message enjoignant aux croyants la commission d’actes
réprimés par le Code pénal par
« devoir religieux » est susceptible de
créer les conditions d’un passage à
l’acte et fait, par conséquent, naître
un risque d’autant plus grand que les incitations
visent des actes d’une extrême gravité,
à savoir le meurtre, la torture et les actes
terroristes dans une optique devant déboucher
sur le renversement de l’ordre constitutionnel.
D’un autre côté, le Code pénal
se démontre insuffisant à lutter contre
ce type de risque, par ailleurs nouveau.
Le Code pénal doit s’adapter
Il conviendrait d’exiger des religieux, lorsque
leurs prêches seraient susceptibles de générer
de tels risques, de prendre les précautions adéquates
à prévenir ces risques, c'est-à-dire
à les responsabiliser vis-à-vis de la
société dans laquelle ils vivent.
Si le Code pénal permettait de réprimer
le fait de générer de tels risques par
manque de précaution, le CIL et son imam auraient
été condamnés et auraient dû
cesser ce type d’activités. Faute de telle
dispositions, ils restent impunis et pourront continuer
à agir en toute impunité.
Pour le MOSCI, il est donc impératif d’adapter
le Code pénal pour qu’il puisse répondre
à cette nouvelle problématique en rendant
ce type de comportement répréhensible
en appliquant le principe de précaution à
l’extrémisme religieux.
Pour plus d’informations :
dossier sur le principe de précaution : http://www.mosci.info/precaution.htm
dénonciation pénale du MOSCI : http://www.mosci.info/pdf/denonciation-MOSCI-c.CIL.pdf
communiqué de presse du MOSCI suite à
la dénonciation pénale : http://www.mosci.info/articles/110427.htm
complément d’information du MOSCI : http://www.mosci.info/articles/110629.htm