La mosquée de Vevey, localité comptant
8,2% de musulmans, réclame à la ville
un prêt de 2 millions CHF pour des travaux. Non
content de simplement demander une contribution publique
entrant en collision avec le droit cantonal, la mosquée
réclame que la ville se conforme aux principes
de la charia en octroyant un prêt sans intérêts.
Et quel prêt lorsque l’on sait qu’il
sera remboursé sur 33 ans à hauteur de
seulement 60'000.- par an alors que l’intérêt
moratoire légal est généralement
de 5% et que l’intérêt pratiqué
par les banques est d’environ 10%.
Mais il se pose encore un autre problème : faute
de base légale qui permettrait une telle subvention,
la ville de Vevey prendrait une décision illégale
en accédant à la requête de la mosquée.
Malgré tout, la Commission des finances a décidé
d’accepter la demande de la mosquée, une
commission ad hoc devant statuer le 23 mai. La balle
sera ensuite dans le camp du Conseil communal qui décidera,
en plénum, si oui ou non, il accordera cette
subvention à la mosquée.
Réponse normalement lors de sa prochaine séance
le 23 juin.
Le MOSCI appelle les élus veveysans à
rejeter ce projet du fait de son illégalité
et de sa signification.
Un acte de dhimmitude
La mosquée de Vevey pourrait pleinement se contenter
de faire un emprunt auprès d’une banque.
Si elle est si attachée que ça à
se conformer à la charia, elle pourrait aussi
bien faire un emprunt à une des (trop) nombreuses
banques islamiques du marché. La mosquée
de Vevey ne l’entend pas de cette manière
et préfère réclamer à la
commune, tel une bon dhimmie, de se conformer au droit
islamique.
Pour le MOSCI, la commune de Vevey n’a pas à
agir pour faire plus de place à la charia, surtout
lorsque ceci revient à agir de manière
illégale, ce qui serait ainsi doublement inacceptable.
Pourquoi la décision serait-elle illégale
?
Vu l’ampleur de l’avantage qui serait octroyé
à la mosquée, il ne fait aucun doute sur
le fait qu’il doit être considéré
comme une subvention
Cependant, toute subvention doit reposer sur une base
légale selon le principe de légalité
imposé par la loi vaudoise sur les subventions
(art 4 LSubv) qui s’applique aussi aux communes
(la LSubv, selon son article 2, « s’applique
aux subventions octroyées directement ou indirectement
par l’Etat », ce principe est, par ailleurs,
un principe général du droit rattaché
à l’idée d’Etat de droit).
Or, la loi vaudoise sur la reconnaissance des communautés
religieuses prévoit que seules les communautés
religieuses dûment reconnues (ce qui doit se faire
par l'adoption d'une loi par le Grand conseil) peuvent
obtenir une subvention de l'Etat (art.12 LRCR).
La communauté musulmane n'étant pas reconnue
de la sorte, une subvention de ce type est illégale.