Quand on cherche quelqu’un, il est désormais
interdit de le chercher dans l’endroit où
on a le plus de chance de le trouver.
Le FBI qui avait envoyé un de ses informateurs
infiltrer une mosquée en Californie aurait de
ce fait violé les droits constitutionnels de
centaines de musulmans, en les ciblant pour une surveillance
en raison de leur religion. C’est ce que déclarent
mardi dans une plainte conjointe l’ACLU (Union
américaine pour les libertés civiles )
et le CAIR (Conseil pour les relations americano-islamiques)
un groupe de pression musulman.
La plainte, déposée contre le FBI et
sept de ses agents et responsables, repose essentiellement
sur les agissements de l’agent informateur Craig
Monteilh, payé par le FBI, qui ont eu lieu il
y a plusieurs années.
M. Monteilh a déclaré qu’il avait
été chargé d’espionner les
fidèles d’une mosquée à Irvine
à la recherche de terroristes potentiels, ce
qui a rapidement provoqué des critiques féroces
contre le FBI de la part de certains musulmans du sud
de la Californie et dans le reste du pays.
La plainte allègue que ses chefs au FBI ont
ordonné à Monteilh de mener une surveillance
indifférenciée des musulmans, en violation
du premier amendement de leur droit à la liberté
de religion.
Déposé au nom de trois plaignants musulmans,
le document de 64 pages demande le statut de recours
collectif, des dommages non spécifiés
et une ordonnance du tribunal pour contraindre le FBI
à détruire ou à renvoyer les informations
recueillies par Monteilh.
“Le FBI devrait consacrer son temps et ses ressources
à enquêter sur les menaces réelles,
pas espionner chaque Américain qui pratique sa
foi dans une mosquée”, a déclaré
Peter Bibring, un avocat qui a déposé
la plainte au nom de le CAIR Los Angeles et du bureau
de l’ACLU de la Californie du Sud.
Le FBI et les fonctionnaires du ministère de
la Justice disent qu’ils se sont donné
beaucoup de mal pour maintenir de bonnes relations avec
les musulmans et que l’affaire Monteilh n’est
pas représentative de ces efforts. Certains musulmans
disent que les révélations sur Monteilh
ont gravement nui à leur relation avec le FBI.
[…]Ce procès survient après des
années de débat national, sur la manière
dont le FBI peut stopper les terroristes tout en préservant
les libertés civiles.
Source : Washington
Post Via Weasel
Zippers extrait traduit par Bivouac-id.
¨
Le mois dernier, le CAIR-Californie avait posté
sur son site cette image témoignant de leur animosité
envers l’agence de sécurité :
“Construisez un mur de résistance
Ne parlez pas au FBI.”