Le Conseil des Musulmans et Musulmanes
de Suisse (CMMS) organise une rencontre avec
les milieux politiques qui seront invités
à présenter « leur programme
vis-à-vis de la communauté musulmane
» le vendredi 25 février à
la Maison du peuple à Lausanne.
Fidèle à l'islam ne séparant
jamais le religieux du politique, le vendredi
n’est , pour le CMMS, pas seulement l’occasion
de se rendre à la mosquée, mais
aussi celui de faire de la politique.
Vers des programmes politiques halal
?
L’idée saugrenue du CMMS de réclamer
un « programme politique » spécifique
pour les musulmans laisse pantois. Pourquoi
pas un programme pour les catholiques, protestants,
juifs, bouddhistes, hindouistes, athées,
raéliens, scientologues ou les adorateurs
de BD ? Cette idée laisse percevoir une
autre volonté du CMMS : discuter et juger
de l’islamo-compatibilité des différents
programmes politiques, cet organisme cherchant
à « centraliser les revendications
de base » afin de « dialoguer »
(à entendre dans le sens de faire pression).
Le label halal s’inviterait-il en politique
?
Qu’est-ce que le CMMS ?
Le CMMS, groupe islamique réactionnaire
créé suite aux votations contre
les minarets, se caractérise par sa volonté
de faire de l’entrisme au sein de l’administration
et des pouvoirs publics et à y représenter
les intérêts de l’islam tel
qu’en laisse transparaître ses statuts
(point 2. en particulier). Les mêmes statuts
permettent d’exclure quiconque nuirait
à l’image de l’islam (point
3.3).
Le FEEL, territoire conquis du CMMS
Ce groupe a déjà investi le Forum
des étrangères et étrangers
de Lausanne (FEEL) dont le président
n’est ni plus ni moins que la personne
en charge des relations publiques du CMMS, Tidiane
Diouwara et qui compte aussi en son sein le
secrétaire général du CMMS,
Driss Semlali.
Le MOSCI invite les représentants des
partis politiques à boycotter cet évènement.