Le Préfet du district de la Gruyère
a rejeté le recours du MOSCI portant sur la décision
de la Ville de Fribourg de ne pas autoriser le MOSCI
à tenir un stand sur la place publique. Cette
décision inique et violant de manière
flagrante les principes de l’Etat de droit, se
basait notamment sur la « diffamation des religions
», notion inventée par l’Organisation
de la Conférence Islamique qui n’a pas
sa place dans l’ordre juridique d’un pays
libre tel que la Suisse.
Le MOSCI a déposé un recours
devant le Tribunal cantonal.
Une décision non motivée
C’est d’une traite et sans examen réel
des motivations de la décision attaquée
que le Préfet a jugé bon de soutenir l’opinion
des autorités de la ville de Fribourg en affirmant
simplement que leur décision (voir extraits plus
bas) serait conforme au droit et qu’elles auraient
usé correctement de leur pouvoir d’interprétation.
On peut bien comprendre cette abstention de motiver
sa décision, son avis étant juridiquement
insoutenable.
Notons qu’outre le fait que la motivation de
cette décision du Préfet fait entièrement
défaut, celle-ci est rédigée de
manière fort étrange : commençant
par rejeter le recours pour des questions de recevabilité,
il entre quand même sur le fond en ratifiant les
motifs invoqués par la ville de Fribourg.
La « diffamation des religions »
Ce concept repris par la Ville de Fribourg émane
de l’Organisation de la Conférence Islamique
qui l’a déjà fait entériné
par plusieurs résolutions de l’AG des Nations-Unies
et par son Conseil des Droits de l’Homme. Sous
cette notion se trouve un processus visant à
imposer au monde libre une législation obscurantiste
réprimant la libre critique de l’islam
(car il est la seule religion concernée et mentionnée
dans les textes sur la « diffamation des religions
») en accord avec la charia.
Cette vision liberticide et islamisante est vivement
critiquée dans de nombreux pays occidentaux.
Les autorités fribourgeoises ne l’entendent
pas de cette manière et souhaitent bel et bien
faire entrer la « diffamation des religions »
dans l’ordre juridique suisse par ce cas d’application.
Le MOSCI ne saurait l’accepter et se doit de contrer
cette tentative.
La plaisanterie de l’absence d’intérêt
actuel à recourir
En parallèle, le Préfet se base sur des
motifs formels concluant que la date prévue pour
le stand du MOSCI étant dépassée,
notre association n’aurait aucun intérêt
actuel à recourir. Une argumentation qui procède
à un véritable déni de justice
qui reviendrait à laisser des instances administratives
le pouvoir de censurer la liberté d’expression
sans qu’il ne soit jamais possible de s’adresser
à une autorités judiciaire. Ce problème
prend toute son ampleur quand on sait que l’affaire
traîne depuis aujourd’hui plus d’un
an.
Cette affirmation semble même friser la blague
du 1er avril du fait qu’elle nie l’évidence
: la ville de fribourg a bien censuré le MOSCI
pour des raisons qui avaient trait aux objectifs du
MOSCI renchérissant en affirmant que : «
Le MOSCI a tout loisir d’exercer sa liberté
d’opinion par d’autres moyens qu’en
utilisant le domaine public ». Il n’y a
pas besoin d’être juriste ici pour comprendre
qu’il s’agit d’une censure politique
inacceptable dans une société démocratique.
Les documents du MOSCI ne sont pas illégaux
selon le Juge d’instruction cantonal
Par ailleurs, le Juge d’instruction du Canton
de Vaud a lui-même reconnu que les dépliants
du MOSCI autant que l’ouvrage « Vérités
sur l’islam » ne violaient pas la norme
antiracisme du fait de leur contenu. Une raison de plus
pour affirmer que le MOSCI a, comme tout le monde, le
droit de s’exprimer n’en déplaise
à Fribourg.
La décision des autorités de
la ville de Fribourg autant que celle du Préfet
ne reposent sur aucun motif sérieux.
Face à cette mise en question du droit de contester
l’islamisation et de son droit à exister,
le MOSCI n’entend pas rester de marbre.
Nous recourons, cette fois, au Tribunal cantonal pour
défendre notre droit à informer et en
même temps, celui de chacun d’être
informé sur le régime totalitaire, inhumain,
obscurantiste et liberticide voulu par la charia sur
lequel débouche l’islamisation.
Certains extraits de la décision attaquée
et défendue par le Préfet, à son
tour, méritent d’être cités
ici :