Nicolas Abdullah Blancho, jeune biennois président
du Conseil central islamique et défenseur de
la cause jihadiste et de la charia fête l’interdiction
des minarets à sa manière : il compte
lancer une initiative populaire pour contester l’avis
exprimé par 57,5% des Suisses en les faisant
voter à nouveau.
Pourtant ce converti semblant sortir de nulle part,
si on en croît les médias, est en réalité
actif depuis déjà plusieurs années
et traîne déjà des casseroles pour
le moins inquiétantes : il semblerait qu’il
entretienne des liens avec des membres d’Al-Qaida
(voir article plus bas). Il était l’un
des orateurs lors de la manifestation islamiste de protestation
contre les caricatures danoises de février 2006
devant le Palais fédéral (voir photos
ci-dessous).
Blancho, tout comme Hani Ramadan, est aussi fermement
convaincu qu’il est bien de lapider les femmes
adultères (invoquant l’argument d’une
logique à toute épreuve: « parce
qu’Allah l’a dit »).
Blancho a été entretenu par les services
sociaux jusqu’en 2007. Il refuse de fréquenter
les lieux publics du fait de la mixité qui y
règne, refuse de serrer la main aux femmes, fait
baigner ses deux enfants dans un climat où tout
se rapporte à l’islam et sa femme porte
le voile intégral. On imagine bien le type de
doctrine qu’il entend inculquer aux enfants des
écoles coraniques et crèches islamiques
qu’il entend ouvrir et pour lui, pas question
que les « mécréants » ne mettent
leur nez dedans les affaires de telles écoles.
Pour lui, aucun pays musulman n’a réussi
à mettre au point une société islamique
digne de ce nom, affirmation qui se trouve être
la même que celle d’Al-Qaida et des Frères
Musulmans.
Par ailleurs, le CCIS vise clairement à organiser
la société musulmane autour de la charia
(comme il en ressort de ses objectifs : « la constitution
d'une identité islamique sunnite sur la base
du Coran, la tradition prophétique authentique
(Sunna) et de la jurisprudence classique (fiqh) »)
et entend créer un « conseil de la fatwa
», probablement sur le modèle du parlement
islamique en Angleterre (le CCIS considère la
situation de l’islam en Grande Bretagne comme
un succès et un exemple). Sa volonté d’appliquer
la charia en Suisse à terme ne fait donc aucun
doute.
Sur la question de l’interdiction du voile dans
les écoles, Blancho promet de « grands
problèmes » et qu’ils « ne
feront pas un pas en arrière » si celui-ci
devait être interdit pour les petites filles (qui
pourtant ne peuvent librement consentir de les porter,
n’y sont pas tenues par l’islam (précisons-le)
et risquent d’être « étiquetées
» musulmanes avant d’être camarades
de classe).
Sources : L'Illustré,
12.05.10; 24
Heures, 30.11.2010 ; http://www.izrs.ch
; http://infrarouge.tsr.ch/ir/1716-ecoles-islamiques-burqa-faut-tout-accepter#id=1895545
Les contacts scabreux de Nicolas Blancho
Catherine Boss
Le Service de renseignement de la Confédération
(SRC) n’informe guère sur Nicolas Blancho.
Pourtant, il y aurait de quoi: Blancho a fondé
en 2005 deux entreprises, A & B Tradex et ALQUDS
Food Sàrl. Où l’on trouve aussi
le Yéménite A. Marié et père
de huit enfants, ce dernier habite près de Bienne.
Le Tribunal pénal fédéral (TPF)
l’a condamné en 2007 car il avait fait
passer clandestinement la frontière à
des concitoyens en leur procurant de faux papiers. Le
Ministère public de la Confédération
lui avait aussi reproché de soutenir Al-Qaida.
A. n’a pas nié avoir parlé au téléphone
avec Abdullah Al-Raimi, membre d’Al-Qaida impliqué
dans les attentats de Ryad, en Arabie saoudite, qui
a été arrêté en 2003 au Qatar.
Avant son arrestation, il avait appelé A. , l’ami
de Blancho, à Bienne afin d’obtenir un
passeport suisse. L’enregistrement de l’appel
prouve que A. n’a pas refusé les demandes
du djihadiste. Mais les juges n’ont pas retenu
l’accusation de soutien à une organisation
criminelle: il n’y a aucune preuve de son intention
délibérée d’aider Al-Qaida.
Autre comparse
Autre reproche: un sympathisant djihadiste fréquente
les mêmes mosquées que Blancho. G. , Tunisien
vivant à Bienne, a été condamné
en 2009 à des travaux d’intérêt
général pour possession de films de décapitations
par Al-Qaida. Le frère de G. , Moez G. , a été
condamné en 2007 pour appel à la violence
sur des pages Internet utilisées par des islamistes
fondamentalistes. Le SRC suit toujours G. , mais son
avocat estime «que c’est un gaspillage d’argent
des contribuables que de surveiller cette personne».
Et Blancho? Il ne veut rien savoir: il a vu le dossier
sur son partenaire A. et est absolument persuadé
qu’il est innocent.
Source: http://archives.lematin.ch/LM/LMD/-/article-2010-04-651/le-service-de-renseignement-de-la-confederation--src--n8217informe-guere-sur-nicolas-blancho