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Janet Napolitano, secrétaire à la Sécurité
intérieure des États-Unis (Department
of Homeland Security) a mis sur pied un Comité
aviseur pour conseiller le Département. Elle
a nommé comme membre de ce Comité Mr Mohamed
Elibiary, un musulman qui dirige une organisation ayant
des liens avec la Confrérie mondiale des Frères
musulmans et l'infrastructure du Hamas. Ignorance crasse,
ou collaboration ?

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contre le terrorisme à un agent du Hamas
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Le Département du Homeland Security
(DHS) (sécurité intérieure) a assermenté
trois nouveaux membres du Comité aviseur du Homeland
Security, et l’un d’eux est le président
directeur général d’une organisation
ayant des liens avec les Frères musulmans-US
et l’infrastructure du Hamas.
Le 18 octobre, la Secrétaire a assermenté
Mohamed Elibiary, président directeur général
de la Freedom and Justice Foundation (F&J) (fondation
liberté et justice) à titre de membre
du Comité aviseur du Homeland Security (HSC)
décrit comme suit :
Le HSC est composé d'experts des gouvernements
d'États, locaux et tribaux, du secteur des services
d’urgence et de première ligne, du milileu
universitaire et du secteur privé, qui fournissent
des conseils et des recommandations au Secrétaire
du Homeland Security sur diverses questions de sécurité
intérieure.
Outre son nouveau rôle de conseiller auprès
du DHS, Mr Elibiary a rapporté dans une déclaration
au Sous-comité du Comité de la chambre
sur la sécurité, le renseignement, le
partage d’information et l’évaluation
du risque de terrorisme, qu’il avait passé
une semaine à Londres à la demande du
gouvernement. Il y a assisté à une conférence
et à des réunions à l’ambassade
américaine portant sur «la radicalisation
de la jeunesse via l'Internet et la lutte contre l'extrémisme
violent». Dans la même déclaration,
Mr Elibiary réfère à la «guerre
contre l’islam» livrée par le président
Bush et fait l’éloge du Council on American-Islamic
Relations (CAIR) pour avoir enduré «l’écrasante
attaque politique subie depuis le 11 septembre»
et agi «avec une compréhension objective
et nuancée des forces de l’ordre.»
Sur le site de son organisation, Mr Elibiary décrit
son expérience :
Avant de fonder F&J, Mohamed a œuvré
pendant sept ans dans le secteur bancaire et l’industrie
des télécommunications, ayant une formation
en gestion et ingénierie des réseaux.
Mohamed a grandi à Far North Dallas et fréquenté
les écoles Richardson du primaire au collège.
Il était ailier gauche dans l’équipe
de soccer de l’Université de Dallas. Mohamed
est marié depuis 1996 avec sa compagne de toujours
; ils ont trois merveilleuses filles.
Les archives publiques de la Californie indiquent toutefois
qu’il est divorcé de Nehal El-Ramly, laquelle
est présentement inscrite sur la liste des membres
du conseil d’administration de la F&J. (Voir
note 1)
Selon le site de la F&J, Mr Elibiary a obtenu plusieurs
certificats d'une université islamique non identifiée
sur des sujets relatifs à la loi et à
la gouvernance islamiques. Il est à noter qu’un
autre fiduciaire de la F&J est décrit comme
un diplômé de l'Université de Médine,
connue comme un centre pour les Frères musulmans
en Arabie saoudite. Le site F&J décrit les
fonctions de Mr Elibiary comme suit :
Depuis 2005, Mohamed Elibiary, en tant qu’analyste
sur la politique en matière de sécurité
nationale, conseille les agences de renseignement et
les forces de l’ordre (ex. FBI, DHS, NCTC, ODNI,
etc.) sur divers points de la lutte anti-terrorisme
(ex. renseignement domestique, analyse stratégique
du renseignement, partage de l'information, radicalisation).
Il prépare actuellement un certificat d'études
sur la Sécurité intérieure à
la School of Criminal Justice de l’Université
du Michigan (MSU). En 2008-2009, il était chercheur
à l'American Muslim Civic Leadership Institute
(AMCLI) de l’Université Southern California
(USC). L'AMCLI fonctionne en partenariat avec l’USC
Center for Religion and Civic Culture, et avec le Centre
du Prince Alwaleed Bin Talal «Pour une compréhension
islamo-chrétienne» de l’Université
de Georgetown.
Ce Centre de Georgetown est dirigé par John
Esposito, le très loyal ami des Frères
musulmans.
Finalement, le site F&J donne une liste d’affiliations
supplémentaires concernant Mr Elibiary, telles
que vice-président du FBI-Dallas Citizens Academy
Alumni Association et en tant que membre du comité
exécutif du parti républicain du Collin
County.
En 2008, Mr Elibiary a critiqué
avec véhémence le verdict de culpabilité
dans une affaire de financement du Hamas, une organisation
terroriste, par l'intermédiaire de la Holy Land
Foundation. Il est allé jusqu'à dire que
«leur politique nie nos libertés civiles»
:
Le gouvernement américain vient d’obtenir
une grande victoire, lundi dernier, avec la condamnation
du HLF pro Palestinien sur tous les chefs d'accusation
d'avoir apporté une «aide matérielle»
à leur cause. Cependant, dans ce grand jeu, la
politique de notre gouvernement de supprimer nos libertés
civiles et notre droit à la vie privée
chez nous, tout en poursuivant une politique de «containment»
dans le pur style de la Guerre Froide, devenue de fait
une guerre chaude en vue d'un «changement de régime»
qui a causé la mort de milliers d’Américains,
a fait des dizaines de milliers d'estropiés,
et laissé notre patrie plus vulnérable
que jamais. Une vision de myope pourrait se féliciter
du verdict du tribunal concernant le HLF, mais une vue
élargie montre une défaite continue de
l’Amérique.
La position de Mr Elibiary dans le cas de la Holy Land
Foundation n’est pas surprenante, étant
donné la composition du F&J Advisory Council,
dont la plupart des membres sont associés avec
l’Islamic Association of North Texas qui contrôle
la Mosquée Dallas Centre (DCM). Les deux organisations
sont connues pour être associées aux Frères
Musulmans US et au Hamas aux USA, qui incluait la (enfin)
défunte Holy Land Foundation (HLF). Le plus célèbre
membre de cet Advisory Council du F&J est le Dr
Yusuf Kavakci, actuellement membre
du conseil d'administration de la Islamic Society of
North America (ISNA), et qui a officié
comme imam au DCM, lequel est cité en 1999, dans
un article du Counterterrorism Journal, ainsi :
«….considéré comme l’un
des centres les plus actifs des activités du
Hamas sur le sol américain, fief des dirigeants
et membres, des deux organisations, l’Islamic
Association for Palestine (IAP) et la Holy Land Foundation
(HLF). Ces deux organismes étant les principaux
canaux des activités et des levées de
fonds du Hamas aux Etats-Unis.» (Voire note 2).
Un ancien analyste du FBI a aussi écrit que
les deux frères Elashi, condamnés ultérieurement
pour financement de terrorisme en tant que dirigeants
de la HLF, avaient des liens avec le DCM, l’un
étant membre du conseil d'administration, l’autre
actif dans une école islamique affiliée
au réseau. Après l’arrestation des
frères Elashi, c’est le DCM qui a organisé
les levées de fonds pour leur défense
juridique.
Un rapport
de 2005 du Center For Religious Freedom (CRF) a
découvert de nombreux exemples de textes sur
l'idéologie saoudienne au DCM (à la mosquée
Richardson) dont voici quelques extraits :
· La fatwa de feu Bin Baz, haute autorité
religieuse saoudienne, est claire. Elle est publiée
dans le recueil des fatwas d’Arabie saoudite «General
Presidency for Managing Research and Religious Fatwas»,
et elle stipule que : « Ce n’est pas licite
pour un musulman d’aider les non-musulmans, ni
de leur demander de l’aider contre ses ennemis
; les non-musulmans sont nos ennemis, ne jamais leur
faire confiance… Les musulmans ne devraient pas
être recrutés dans leurs armées,
qu’ils soient arabes ou non, parce que les non-musulmans
sont les ennemis des musulmans».
· Le roi Fahd lui-même est cité
dans «Patriotism and its Requirements in Light
of Islamic Teaching», dont des copies ont été
retrouvées à la mosquée Richardson,
à Dallas, au Texas, et publiées par le
ministère de la presse saoudite : «Nous
nous considérons nous-mêmes comme étant
en guerre perpétuelle contre l’ennemi sioniste,
par tous les moyens, jusqu’à ce que nous
réalisions l’espoir de la nation arabe,
qui est de chasser l’occupant».
· ...un texte publié par le Institute
of Islamic and Arabic Sciences in America Research Center
explique que l’attention Wahhabite pour émettre
des fatwas détaillées à l’intention
des musulmans vivant en Occident, émane de la
peur que les musulmans à l’étranger
«s’écartent des préceptes
établis par le coran», deviennent «les
proies d’idéologies étrangères»,
et deviennent victimes «des manipulations des
puissances coloniales occidentales à travers
l’éducation».
· Dans une polémique contre le nationalisme
arabe et compilée par le General Presidency for
Managing Research and Religious Edicts in Saudi Arabia,
et trouvée à la mosquée Richardson
de Dallas au Texas, Bin Baz affirme que le nationalisme
arabe est une conspiration «créée
par les Occidentaux et les chrétiens pour combattre
l’islam et le détruire sur sa propre terre»
(document No 20). Il souligne que le nationalisme arabe
et toute autre forme de nationalisme sont des erreurs
et ont pour seul but de diviser les musulmans, au lieu
de les unir. Il les décrit comme «une évidente
aberration, une ignorance flagrante, et un complot malfaisant
contre l’islam et son peuple».
· Une collection d’articles (document
no 19) trouvée à la mosquée Richardson
à Dallas, était publiée par l’institut
saoudien, Institute of Islamic and Arabic Sciences Research
Center. Un article explique comment les institutions
occidentales d’éducation ont créé
des départements d’études africaines,
asiatiques et pour les Caraïbes, spécialement
conçus pour promouvoir des «érudits»
et des «experts» de ces régions,
assistés par d’anciens administrateurs
coloniaux, décrits comme «des spécialistes
pour les pays en voie de développement».
En même temps, une campagne fut lancée
pour réinterpréter les aspirations musulmanes
«afin de se conformer à ce qu’il
conviendrait d’appeler la tradition occidentale».
Ainsi les valeurs et la culture occidentales sont devenues
les standards et les normes à suivre, et la plupart
des pays en voie de développement «acceptent
aveuglément cette position de subordination et
s’exposent ainsi à la pire forme de manipulation
mondiale». Le tract saoudien ajoute que les étudiants
ont dû apprendre que leur pays était sous-développé,
en raison du fait que «leurs institutions culturelles
et sociales» ne «pouvaient pas conduire
au développement», et que c’était
«leurs propres institutions attardées qui
résistaient à l’influence «progressiste»
du colonialisme». (Les USA sont cités comme
le leader de cette guerre idéologique contre
l’islam).
D’autres membres du F&J Advisory Council
sont des dirigeants de la Muslim American Society (MAS)
et du Council on American Islamic Relations (CAIR),
ces deux organismes étant les contributeurs
les plus importants des Frères Musulmans aux
USA.
Il convient également de noter que Mr Elibiary
a écrit son admiration pour Sayid Qutb, l’un
des plus influents idéologues
de la Confrérie mondiale des Frères musulmans.
Notes :
1. California Divorce Filing 288211, Elramly, Nehal
El, Elibiary, Mohamed Nabil.
2. The journal of Counterterrorism and Security international
1999, Fall “The Kavakci Affair: Headscarves, religious
Rights, and Terrorist Front Groups”
Source : New
US Homeland Security Advisor Head Of Organization With
Ties To Global Muslim Brotherhood/Hamas, The Global
Muslim Brotherhood Daily Report, 30 octobre 2010.
Traduction par Marie en collaboration avec Poste
de veille, 05.11.2010
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