Ceci est l’occasion de rappeler que l’islam
n’impose pas le voile aux enfants, il n’est de ce
fait dans le cadre scolaire qu’un signe prosélyte
qui vise à afficher ouvertement une appartenance sans
que généralement cela ne résulte d’un
choix personnel (c’est le plus souvent leur famille qui
leur impose cet élément visant à imposer
une forme d’ « apartheid » dès le plus
jeune âge).
C’est d’ailleurs l’occasion justement
de rappeler que la jurisprudence du TF (ATF 116 Ia 252) autant
que celle de la CEDH (ACEDH Lautsi c. Italie du 3 novembre 2009)
interdisent le crucifix dans les salles de classe (à
l’école obligatoire) et ont reconnu comme conforme
à la CEDH l’interdiction à une enseignante
genevoise de porter le voile islamique dans les salles de classe
pour les mêmes raisons (ACEDH Dahlab c. Suisse du 15.02.2001
qui confirme l’ATF 123 I 296 attaqué).
Il devrait donc être totalement légal
d’interdire le voile dans les salles
de classe tel que cela se fait déjà en France,
à moins que le TF ne décide d’appliquer
un traitement de faveur à l’islam.
Wil, Rorschach et Bad Ragaz font partie des dix communes saint-galloises
qui ont inscrit l’interdiction du port du voile dans leurs
règlements scolaires, selon les informations du journal
«Sonntag».
A Rorschach, le voile islamique n’est interdit que pendant
l’école primaire. D’autres communes saint-galloises
autorisent le port du voile à titre exceptionnel,
dès lors que les écolières sont non seulement
croyantes, mais aussi pratiquantes. Dans le chef-lieu du canton,
par exemple, on dénombre cinq musulmanes portant le foulard
à l’école. «Il y a quelques situations
dans lesquelles le foulard est autorisé, explique la
conseillère municipale Barbara Eberhard. Il faut pour
cela que la fille le porte de son plein gré.»
L’interdiction recommandée par le conseil scolaire
saint-gallois pourrait déboucher sur une décision
au plan national. Le Conseil central islamique suisse, en effet,
songe à recourir auprès du Tribunal fédéral.
Selon Paul Bollhalder, membre du conseil scolaire, c’était
l’objectif visé en demandant la prohibition: «Nous
voulons délibérément provoquer une décision
judiciaire qui serait valable dans toute la Suisse. Beaucoup
de communes sont inquiètes; il est aujourd’hui
nécessaire d’obtenir enfin une réglementation
nationale.»
Une écolière musulmane fait de la résistance
Enisa C., 15 ans, écolière à Bad Ragaz,
continue de porter le voile malgré l’interdiction.
«C’est un devoir religieux que de porter le foulard.
J’irai ainsi au paradis», a-t-elle confié
au journal «Sonntag». «Le fait qu’aujourd’hui,
une jeune écolière décide de porter le
voile de son propre chef me paraît difficile, estime Hafid
Ouardiri, directeur de la Fondation de l’Entre-Connaissance.
Il y a certainement des extrémistes religieux ou politiques
qui instrumentalisent cette fille.»
Source : 20
Minutes, 15.08.2010
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