Cet article publié
dans un journal arabe serait
considéré islamophobe
dans un média occidental.
L’auteur reconnaît
que les musulmans, qui se targuent
d’être les plus
purs au monde, ont beaucoup
à apprendre des infidèles,
et que la culture de l’honneur/honte
entrave la lutte contre les
abus sexuels sur enfants.
Deux études
ont été publiées
au cours des deux derniers mois
sur les violences sexuelles
aux enfants. La première,
conduite aux États-Unis,
affirme qu’un enfant sur
six serait victime d’abus.
La deuxième, conduite
en Arabie saoudite par le Dr
Nura Al-Suwaiyan, directrice
du programme de sécurité
familiale à l’hôpital
de la garde nationale, a révélé
que dans le royaume un enfant
sur quatre était la cible
d’abus sexuels.
Voilà qui montre clairement
que le risque de violences sexuelles
aux enfants est bien plus élevé
dans le royaume qu’aux
États-Unis !
Je sais que ce résultat
va choquer nombre d’entre
nous, tous ceux qui pensent
que nous vivons en utopie alors
que la société
américaine est dépourvue
de toute valeur éthique.
Ces gens vont nier les résultats
de ces études ou au moins
mettre en doute la crédibilité
des chercheurs. Ils rêvent.
Ils sont déterminés
à donner de notre société
l’image d’une société
totalement sans défauts.
Comme il est inutile de parler
à ces rêveurs,
je vais m’adresser aux
citoyens qui ont une vision
plus réaliste de notre
société et je
vais leur dire que la fréquence
des violences sexuelles aux
enfants ira en diminuant avec
le temps aux États-Unis
alors qu’elle augmentera
dans notre société.
La raison de cette différence
tient à la manière
dont chaque pays aborde la question.
D’un point de vue juridique,
alors que le harcèlement
sexuel des enfants est considéré
aux États-Unis comme
un crime de haine, nous le considérons
comme une erreur ou une faute,
pas comme un crime, sauf si
l’enfant a été
violé.
L’auteur de violences
à enfants est considéré
en Amérique comme un
dangereux criminel alors que
pour nous c’est un homme
qui a commis une faute dont
il n’est pas nécessaire
d’informer la police !
Aux États-Unis, le harcèlement
sexuel des enfants est décrit
dans le détail. Leur
montrer des images pornographiques
ou leur parler de sexe est considéré
comme un abus sexuel, alors
que dans le royaume on ne peut
parler de harcèlement
que s’il y a vraiment
eu des actes sexuels.
D’un point de vue social,
en Amérique, les parents
ou adultes qui constatent que
l’enfant est victime d’abus
sexuels ont le devoir d’en
informer la police, mais dans
notre société
les parents auraient honte de
raconter aux policiers que leur
fils ou leur fille a subi des
violences sexuelles !
Les Américains peuvent
faire face à cette question
parce qu’ils savent qu’ils
sont des êtres humains
et donc susceptibles de faire
des erreurs, alors qu’en
Arabie saoudite les adultes
sont incapables de traiter le
problème parce qu’ils
veulent croire à l’idée
imaginaire selon laquelle nous
serions la société
la plus pure du monde.
Source : Arab
News, 09.07.2010 Traduction
par Hachebé pour Poste
de veille et Bivouac-ID
En guise d’illustration,
nous vous invitons à
lire la traduction du MEMRI
d’un débat sur
le mariage des mineurs en Arabie
Saoudite :
MEMRI Middle East Media Research
Institute
Dépêche
fr. n° 175
Le spécialiste
saoudien de la famille Ghazi
Al-Shimari au sujet du mariage
des mineures en Arabie saoudite
: Une fille de six ou sept ans
est trop jeune pour le mariage,
pas une fille de douze ans
Ci-dessous des extraits
d´un débat télévisé
sur le mariage des jeunes filles
en Arabie saoudite, diffusé
sur Iqraa TV le 20 mai 2010.
Voir les extraits-vidéo
sous-titrés en anglais
sur MEMRI TV : http://www.memri.org/clip/en/0/0/0/0/0/0/2545.htm
Le spécialiste saoudien
de la famille Ghazi Al-Shimari
: Selon notre compréhension
et nos normes sociales, la définition
d´une mineure varie d´un
pays à l´autre.
Ici, en Arabie saoudite, les
choses ne sont pas comme en
Syrie, où une jeune fille
de 12 ou 13 ans est considérée
comme une femme, prête
pour le mariage. Il en va de
même pour le Yémen,
alors qu´au Koweït
et dans le Golfe, elles sont
considérées comme
des petites filles. Nous sommes
tous d´accord pour dire
qu´une mineure est une
fille qui n´a pas encore
atteint l´âge de
la puberté. C´est
comme ça chez les sunnites.
Interviewer :< /SPAN>
Quel est l´âge de
la puberté?
Ghazi Al-Shimari : Il dépend
de trois critères : le
début des menstruations,
le changement de voix et les
poils qui commencent à
pousser où l´on
sait.
[...]
Avoir des relations sexuelles
avec une femme, c´est
une autre affaire. Se marier
avec une fille ne signifie pas
nécessairement que les
rapports sexuels avec elle seront
permis. Vous comprenez ? Elle
doit en être capable.
[...]
Interviewer : Capable de quoi?
Ghazi Al-Shimari : de relations
sexuelles. Une fille peut être
prête à assumer
des responsabilités conjugales,
mais pas les rapports, en raison
de sa stature fragile, etc.
Vous comprenez ? Mais cela n´est
vrai que de quelques filles.
En Syrie, une jeune fille de
12 ans est déjà
grande, et en Inde, une fillette
de neuf ans est mûre comme
une femme, parce que comme vous
savez, dans un climat chaud
les filles grandissent rapidement,
ce qui n´est pas le cas
dans un climat froid.
Ainsi, nous faisons la distinction
e ntre la légitimité
du mariage et la permission
d´avoir des relations
sexuelles.
[...]
Hassan Safar, marieur officiel
du ministère de la Justice
des Emirats arabes unis : La
mineure est faible dans sa société.
On la force à se marier,
mais elle n´est pas prête
[pour cela] et ne peut pas faire
face à cette mission.
C´est considéré
comme une forme de corruption.
Or prévenir la corruption
est l´un des principes
de la loi islamique.
[...]
Ghazi Al-Shimari : A l´instar
des érudits religieux,
nous ne soutenons pas un homme
de 80 ans qui épouse
une fillette de six ans. Je
ne sais pas d´où
vous vient l´idée
d´une petite fille de
six ou sept ans. Personne n´a
parlé de cela.
Mais il peut arriver qu´une
fillette de douze ou treize
qui soit prête, comme
dans le cas des femmes syriennes...
Si vous allez frapper aux portes
en Syrie, disant que vous voulez
vous marier, on vous demandera
: [avec une fille de] quel âge
? Nous avons une fille de treize
ans et une de quatorze ans.
S´il y a une femme de
20 ans [dans le foyer], elle
a raté le coche.
[...]
Le Prophète Muhammad
a épousé Aïsha
quand elle avait six ans, mais
il n´a eu des rapports
avec elle que quand elle eut
atteint neuf ans. À ce
stade, c´était
une jeune fille qui pouvait
l´endurer.
[...]
Interviewer : Est-il approprié
au niveau religieux de marier
une fillette qui ne sait rien
de la vie matrimoniale, de la
grossesse et de l´accouchement
? Une petite fille peut-elle
former des hommes de conscience
pour notre nation ?
Ghazi Al-Shimari : Je suis
d´accord avec vous en
ce qui concerne les fillettes
de six, sept ou huit ans, mais
si nous parlons de filles de
onze, douze ou treize ans...
Mon frère, ma mère
s´est mariée à
l´âge de 13 ans,
et j´ai plusieurs tantes
et proches parentes qui se sont
mariées à l´âge
de 13 ans. Quel âge avait
votre mère quand elle
a épousé votre
père ?
Interviewer : Je ne sais pas.
Elle est née avant moi,
et ils se sont mariés
avant moi.
Ghazi Al-Shimari : Mais Allah
soit loué, elles nous
ont élevés selon
le Coran et la Sunna. Le problème
n´est pas qu´elles
ont douze ou treize ans. Le
problème est que même
à l´âge de
18 ou 20 ans, certaines ne sont
pas prêtes.
Tout dépend de leur
éducation. Si elle a
11, 12 ou 13 ans, mais est mûre
et sensée, et capable
d´assumer la responsabilité...
C´est ce que vous trouverez
parmi nos filles.
Interviewer : Donc, si une
fille est bien développée
et grande de taille, et est
âgée de 11 ou 12
ans, elle peut se marier ?
Ghazi Al-Shimari : Pourquoi
pas ? À l´âge
de 13 ans... Oui, elle est prête
pour le mariage. Il y a des
filles de 13 ou 14 ans... Je
donne des conférences
dans plusieurs écoles,
et je peux vous dire que les
collégiennes savent des
choses que même les adultes
ne savent pas.
Interviewer : Vous donnez des
conférences pour femmes
dans les écoles ?
Ghazi Al-Shimari : Mais seulement
à travers un écran
à sens unique.
Interviewer : Alors comment
font-elles pour vous voir?
Ghazi Al-Shimari : Elles peuvent
me voir, mais je ne les vois
pas.
Interviewer : Alors comment
pouvez-vous les décrire
?
Ghazi Al-Shimari : Sur la base
de leurs questions. Certains
de leurs professeurs me les
décrivent aussi. Par
ailleurs, j´ai des proches
âgées de 11 ou
12 ans, et je vois comme elles
sont grandes.
Je travaille au bureau d´enregistrement
des mariages. Parfois, nous
demandons à la jeune
fille si elle veut se marier,
et bien qu´elle soit cachée
sous son hijab, on peut voir
que son corps est développé.
Elle ont 12 ou 13 ans et sont
impatientes de se marier et
d´avoir des enfants.
[...]
Interviewer : Comment pouvez-vous
accepter le mariage d´une
fille qui n´a pas encore
atteint la maturité et
ne comprend pas le sens de...
Elle ne sait rien des relations
sexuelles que son mari attend
d´elle.
Ghazi Al-Shimari : Qui dit
qu´elles ne savent rien?
Aujourd´hui, parmi les
filles de 18 ou 14 ans à
l´école, la masturbation
et les relations lesbiennes
sont parfois très répandues,
et elles vont où elles
veulent.
Interviewer : S´agit-il
de filles qui n´ont pas
mûri ?
Ghazi Al-Shimari : Exactement.
C´est ce qui arrive. Nous
vivons sur la planète
Terre, pas sur Saturne. C´est
pourquoi je prévois qu´interdire
le mariage au moins de 16 ou
18 ans contribuera à
propager l´abomination
et la criminalité dans
la société.
Hassan Safar : S´il était
permis de marier une mineure
faible et sans défense,
et que le phénomène
devenait connu de l´Occident,
ils fustigeraient la loi islamique,
pas le régime politique
...
Ghazi Al-Shimari : Pourquoi
vous préoccupez-vous
de l´Occident ? Que nous
a apporté l´Occident,
devant qui nous nous inclinons
et à qui nous vouons
un cul te ? Nous les avons honorés,
bien qu´ils aient envahi
l´Irak et l´Afghanistan
et sèment la destruction
en Palestine. Mon frère,
que nous a apporté l´Occident
?