Vu les actualités
au sujet de l’asservissement
de la Nasa aux intérêts
de l’Islam décidé
par Obama, il semble intéressant
de (re-)découvrir le
fameux discours qu’a tenu
Obama au Caire il y a un an
(avec les commentaires de Robert
Spencer).
Robert Spencer (photo ci-contre)
est un auteur américain
spécialiste de l’islam
et du terrorisme. Il dirige
entre autres le site Jihad
Watch. Voici le texte historique
du discours d’Obama au
Caire, le 4 juin 2009, agrémenté,
en italique, de ses commentaires
. Un an après les faits,
la critique reste d’actualité
(traduction exclusive par
Yann pour Enquête et débat,
pour lire l’original en
anglais, cliquer ici)
————————-
« C’est pour moi
un honneur de me trouver dans
cette ville intemporelle qu’est
le Caire et d’être
reçu par deux institutions
remarquables. Depuis plus de
mille ans, Al-Azhar est un haut
lieu de transmission du savoir
dans le monde musulman,
Ainsi le Grand Sheick,
Mohammad Sayyid Tantawi, haute
autorité spirituelle
de l’université
d’Al-Azhar, a, en 2003,
légitimé, sur
des bases islamiques, le principe
des attentats suicide.
et, depuis plus d’un
siècle, l’université
du Caire est une source de progrès
pour l’Égypte.
Ensemble, vous représentez
l’harmonie entre la tradition
et le progrès. Je vous
suis reconnaissant de votre
hospitalité et de celle
du peuple égyptien. Je
suis fier aussi de vous transmettre
la bonne volonté du peuple
américain et une salutation
de paix de la part des communautés
musulmanes de mon pays : “Salamm
aleïkoum“.
Selon l’observance
stricte de la sharia, un musulman
ne doit prononcer ces mots (que
la paix soit sur toi) qu’à
un musulman. A destination d’un
non musulman, il conviendrait
de dire ‘que la paix soit
sur ceux qui sont bien guidés’,
en un mot les musulmans. La
loi islamique ne dit mot lorsque
un président non musulman,
naïf et islamophile accueille
les musulmans de la sorte.
Notre rencontre survient à
un moment de grande tension
entre les États-Unis
et les musulmans du monde entier
– tension ancrée
dans des forces historiques
qui dépassent le cadre
des débats actuels de
politique générale.
Les relations entre l’islam
et l’Occident se caractérisent
par des siècles de coexistence
et de coopération, mais
aussi par des conflits et des
guerres de religion. Dans un
passé relativement plus
récent, les tensions
ont été nourries
par le colonialisme qui a privé
beaucoup de musulmans de droits
et de chances de réussir,
ainsi que par une guerre froide
qui s’est trop souvent
déroulée par acteurs
interposés, dans des
pays à majorité
musulmane et au mépris
de leurs propres aspirations.
En outre, les mutations de grande
envergure qui sont nées
de la modernité et de
la mondialisation ont poussé
beaucoup de musulmans à
voir dans l’Occident un
élément hostile
aux traditions de l’islam.
‘Coexistence et de
coopération’ ?
Quand ? Où exactement
? A noter qu’Obama présente
seulement des épisodes
qui, selon lui, ont agressé
le monde islamique. Pas un mot
sur la doctrine du jihad, pas
un mot sur l’hégémonisme
islamique et l’impératif
de combattre les incroyants
et de soumettre les non-musulmans
à la dhimmitude. Pas
un mot sur la culture de haine
et de mépris pour les
non-musulmans qui existait bien
avant le développement
de l’américanisation
de la culture n’imprègne
le monde (‘modernité
et de la mondialisation’)
et qu’Obama avance comme
responsable de l’hostilité
du monde musulman contre l’Occident.
Des extrémistes violents
ont exploité ces tensions
auprès d’une minorité
de musulmans, qui pour être
réduite n’en est
pas moins puissante. Les attentats
du 11 septembre 2001, conjugués
à la poursuite des actions
violentes engagées par
ces extrémistes contre
des civils, ont amené
certains dans mon pays à
juger l’islam inévitablement
hostile non seulement à
l’Amérique et aux
pays occidentaux, mais aussi
aux droits de l’homme.
La peur et la méfiance
se sont ainsi accentuées.
L’idée selon
laquelle les jihadistes seraient
une petite mais agissante minorité
est un dogme universel, contestable
en vérité. Cette
évidence qu’Obama
semble prendre pour sienne est
elle-même tendancieuse
(Cf. l’épisode
où Dalia Mogahed, alors
conseillère d’Obama,
et John Esposito ont concocté
à leur propres sauces
les données du monde
islamique pour gonfler le nombre
de modérés. LIEN
/ http://www.jihadwatch.org/2008/05/who-speaks-for-islam-how-esposito-and-mogahed-cooked-their-data-to-increase-the-number-of-muslim-mod.html).
Et bien sûr, il ne
faudrait nullement ne considérer
que les ‘attentats du
11 septembre 2001, conjugués
à la poursuite des actions
violentes engagées par
ces extrémistes contre
des civils’ pour expliquer
ce qui a ‘amené
certains dans mon pays à
juger l’islam inévitablement
hostile non seulement à
l’Amérique et aux
pays occidentaux, mais aussi
aux droits de l’homme’.
Il s’agit de prendre en
compte les textes et enseignements
islamiques qui ont inspiré
ces attaques et ont alimenté
cette perception. Mais Obama
n’innove en rien en dédaignant
se pencher sur de tels textes.
Il s’inscrit dans le sillage
de Georges W. Bush et tout homme
politique, analyste, diplomate
ayant une quelconque influence
aux Etats-Unis.
Tant que notre relation restera
définie par nos différences,
nous donnerons du pouvoir à
ceux qui sèment la haine
et non la paix et qui encouragent
le conflit au lieu de la coopération
qui peut aider nos deux peuples
à connaître la
justice et la prospérité.
C’est ce cycle de la méfiance
et de la discorde qui doit être
brisé.
Platitudes.
Je suis venu ici au Caire en
quête d’un nouveau
départ pour les États-Unis
et les musulmans du monde entier,
un départ fondé
sur l’intérêt
mutuel et le respect mutuel,
et reposant sur la proposition
vraie que l’Amérique
et l’islam ne s’excluent
pas et qu’ils n’ont
pas lieu de se faire concurrence.
Bien au contraire, l’Amérique
et l’islam se recoupent
et se nourrissent de principes
communs, à savoir la
justice et le progrès,
la tolérance et la dignité
de chaque être humain.
Aucun mot bien sûr
sur la Shariah, qui conteste
la dignité d’être
humain aux femmes ou non-musulmans
en niant leurs droits les plus
fondamentaux.
Ce faisant, je reconnais que
le changement ne se produira
pas du jour au lendemain. Il
y a eu beaucoup de publicité
à propos de mon discours,
mais aucun discours ne peut
éradiquer des années
de méfiance, et dans
l’espace de cet après-midi,
je n’ai pas la réponse
non plus aux questions complexes
qui nous ont menés au
point où nous sommes
maintenant.
A nouveau, il suggère
qu’il est de sa responsabilité
et de celle des Etats-Unis de
dissiper les incompréhensions
que les Musulmans ont contre
l’Occident. Il n’est
pas de la responsabilité
des Musulmans de faire quoi
que ce soit pour gagner la confiance
des Etats-Unis ou de l’Occident
en général.
Mais je suis convaincu que
pour aller de l’avant,
nous devons dire ouvertement
entre nous ce que nous recelons
dans notre coeur et que trop
souvent nous n’exprimons
qu’à huis clos.
Nous devons consentir un effort
soutenu afin de nous mettre
à l’écoute
et d’apprendre les uns
des autres ; de nous respecter
mutuellement et de rechercher
un terrain d’entente.
Comme le dit le Saint Coran,
Saint !
” Crains Dieu et dis
toujours la vérité
“. C’est ce que
je vais essayer de faire aujourd’hui
– de dire la vérité
de mon mieux, rendu humble par
la tâche qui nous attend
et ferme dans ma conviction
que les intérêts
que nous partageons parce que
nous sommes des êtres
humains sont beaucoup plus puissants
que les forces qui nous séparent.
Cette conviction s’enracine
en partie dans mon vécu.
Je suis chrétien, mais
mon père était
issu d’une famille kényane
qui compte des générations
de musulmans.
A noter qu’il évite
de préciser que son père
était musulman, afin
de noyer tout soupçon
d’apostasie.
Enfant, j’ai passé
plusieurs années en Indonésie
où j’ai entendu
l’appel à la prière
(azan) à l’aube
et au crépuscule. Jeune
homme, j’ai travaillé
dans des quartiers de Chicago
où j’ai côtoyé
beaucoup de gens qui trouvaient
la dignité et la paix
dans leur foi musulmane. Féru
d’histoire, je sais aussi
la dette que la civilisation
doit à l’islam.
C’est l’islam –
dans des lieux tels qu’Al-Azhar
-, qui a brandi le flambeau
du savoir pendant de nombreux
siècles et ouvert la
voie à la Renaissance
et au Siècle des Lumières
en Europe.
C’est de l’innovation
au sein des communautés
musulmanes (Applaudissements)
– c’est de l’innovation
au sein des communautés
musulmanes que nous viennent
l’algèbre, le compas
et les outils de navigation,
notre maîtrise de l’écriture
et de l’imprimerie, notre
compréhension des mécanismes
de propagation des maladies
et des moyens de les guérir.
La culture islamique nous a
donné la majesté
des arcs et l’élan
des flèches de pierre
vers le ciel, l’immortalité
de la poésie et l’inspiration
de la musique, l’élégance
de la calligraphie et la sérénité
des lieux de contemplation.
Et tout au long de l’histoire,
l’islam a donné
la preuve, en mots et en actes,
des possibilités de la
tolérance religieuse
et de l’égalité
raciale.
L’idée que
la culture islamique fut jadis
phare de la connaissance, des
lumières est un lieu
commun. En réalité,
tout cela est exagéré
pour des raisons apologétiques
évidentes. L’astrolabe
a été développé,
du moins améliorée,
bien avant que Mahommet ne vienne
au monde. Le zéro, qui
est souvent attribué
aux musulmans, et ce que nous
désignons aujourd’hui
communément sous l’expression
de chiffres arabes n’est
pas issue d’Arabie mais
de l’Inde pré-islamique.
Le legs d’Aristote
a été préservé
en arabe non par des musulmans,
mais par des Chrétiens
tels que Probus d’Antioche
qui a introduit Aristote au
monde arabe. Un autre chrétien,
Huneyn ibn-Ishaq (809-974) a
traduit beaucoup d’œuvres
d’Aristote, Galien, Platon,
Hippocrate en syrien. Son fils
l’a ensuite traduit en
arabe. Le syrien chrétien
Yahya ibn ‘Adi (893-974)
a aussi traduit les philosophes
en arabe et produisit la Réforme
de la morale. Son disciple,
un autre chrétien, Abu
Ali Isa ibn Zur’a (943-1008),
fit de même.
Le premier traité
de médecine en langue
arabe fut écrit par un
prêtre chrétien
et traduit en arabe par un médecin
juif en 683. Le premier hôpital
fut érigé à
Bagdad sous le califat Abbaside,
non par un musulman mais par
un chrétien nestorien.
Une école médicale
de pointe fut fondée
à Gundeshapur en Perse
par des chrétiens assyriens.
En somme, il fut un temps où
la culture islamique était
plus avancée que celle
des Européens, mais cette
supériorité correspond
exactement à la période
à laquelle les Musulmans
étaient capables de parachever
les avancées poursuivies
par les Byzantins et les représentants
des autres civilisations.
Or quand les seigneurs
de guerre musulmans ont écrasé
leur peuples, et quand les communautés
juives et chrétiennes
ont alors été
dépouillées de
leurs richesses matérielles,
intellectuelles et soumises
par la force, l’islam
inaugura une période
de déclin intellectuel
qui ne s’est jamais terminée.
Je sais aussi que l’islam
a de tout temps fait partie
de l’histoire de l’Amérique.
C’est le Maroc qui fut
le premier pays à reconnaître
mon pays. En signant le traité
de Tripoli en 1796, notre deuxième
président, John Adams,
nota ceci : ” Les États-Unis
n’ont aucun caractère
hostile aux lois, à la
religion ou la tranquillité
des musulmans. ”
Bien évidemment.
Mais une proclamation allant
dans le sens inverse serait-elle
vraie?
Depuis notre fondation, les
musulmans américains
enrichissent les États-Unis.
Ils ont combattu dans nos guerres,
servi le gouvernement, pris
la défense des droits
civils, créé des
entreprises, enseigné
dans nos universités,
brillé dans le domaine
des sports, remporté
des prix Nobel, construit notre
plus haut immeuble et allumé
le flambeau olympique.
Arrêtez-moi si je
me trompe, mais n’aurait-il
pas été plus juste
pour Obama de dire ‘remporté
un prix Nobel’ ? Ahmed
Zewail n’est-il pas en
effet le seul musulman américain
a l’avoir eu ?
Et, récemment, le premier
Américain musulman qui
a été élu
au Congrès a fait le
serment de défendre notre
Constitution sur le Coran que
l’un de nos Pères
fondateurs, Thomas Jefferson,
conservait dans sa bibliothèque
personnelle.
J’ai un coran en
arabe et 19 de ses traductions
différentes dans mon
bureau (18 en Anglais, une en
Espagnol). Je ne suis pas certains
que le fait que Jefferson avait
un exemplaire du Coran dans
sa bibliothèque induise
nécessairement ce qu’Obama
cherche à montrer.
J’ai donc connu l’islam
sur trois continents avant de
venir dans la région
où il a été
révélé
pour la première fois.
Cette expérience guide
ma conviction que le partenariat
entre l’Amérique
et l’islam doit se fonder
sur ce qu’est l’islam,
et non sur ce qu’il n’est
pas,
Tout à fait d’accord
!
et j’estime qu’il
est de mon devoir de président
des États-Unis de combattre
les stéréotypes
négatifs de l’islam
où qu’ils se manifestent.
En supposant que de tels
stéréotypes existent
vraiment, et que la négativité
envers l’islam parmi les
non-musulmans ne soit pas qu’une
réaction à la
violence jihadiste et à
l’hégémonie
islamique, en quoi est-ce notre
responsabilité ? N’est-il
pas de la responsabilité
d’un président
de combattre les préjugés
négatifs à l’encontre
des chrétiens présentés
tels que des racistes attardés
? N’est-il pas de sa responsabilité
de combattre les préjugés
négatifs à l’encontre
des Indiens, des Juifs, des
afro-américains, des
sudistes, des Californiens ?
Ou n’est-ce pas plutôt
son unique responsabilité
que de combattre les préjugés
contre l’islam ? Si ce
dernier point est exact, pourquoi
? Sur quelles bases ? Pour quelle
raison ?
Or ce même principe doit
s’appliquer à la
façon dont l’Amérique
est perçue par les musulmans.
Tout comme les musulmans ne
se résument pas à
un stéréotype
grossier, l’Amérique
n’est pas le stéréotype
grossier d’un empire qui
n’a d’autre intérêt
que le sien. Les États-Unis
représentent l’une
des plus grandes sources de
progrès que le monde
ait connues. Nous sommes nés
d’une révolution
contre un empire ; nous sommes
fondés sur l’idéal
de l’égalité
de tous et nous avons versé
de notre sang et combattu pendant
des siècles pour donner
un sens à ces mots –
sur notre territoire et à
travers le monde. Nous sommes
façonnés par chaque
culture, issus des quatre coins
du monde et acquis à
un concept simple : E pluribus
unum: ” De plusieurs peuples,
un seul “.
Bien, mais peut mieux faire.
Il aurait dû non pas seulement
souligner nos principes fondateurs,
mais surtout le fait que les
Etats-Unis est le seul pays
a avoir pris sur soi pour soutenir
ses ennemis vaincus. Les Etats-Unis
ont versé des milliards
pour tenter d’aider les
sociétés islamiques
– bien que cet argent
ait souvent été
dépensé de manière
ingénue et maladroite,
il ne faut pas oublier les intentions
premières. Il aurait
été bon qu’Obama
le précise.
Qu’un Américain
d’origine africaine et
ayant pour nom Barack Hussein
Obama ait pu être élu
président a fait couler
beaucoup d’encre.
A noter qu’ici, il
n’est pas ‘raciste’
et ‘islamophobe’
de préciser le deuxième
prénom du président.
Mais mon parcours n’est
pas unique. Le rêve des
chances de réussir ne
s’est pas concrétisé
pour tous en Amérique,
mais cette promesse demeure
pour tous ceux qui débarquent
sur nos rivages – y compris
les quelques sept millions de
musulmans américains
qui vivent aujourd’hui
dans notre pays et dont le revenu
et le niveau d’éducation,
disons-le, sont supérieurs
à la moyenne.
‘Quelques sept millions
de musulmans américains’
: il fait ici sien le chiffre
gonflé des groupes de
pressions musulman pour des
raisons politiques évidentes.
En outre, la liberté
en Amérique est indissociable
de celle de pratiquer sa religion.
C’est pour cette raison
que chaque État de notre
union compte au moins une mosquée
et qu’on en dénombre
plus de mille deux cents sur
notre territoire. C’est
pour cette raison que le gouvernement
des États-Unis a recours
aux tribunaux pour protéger
le droit des femmes et des filles
à porter le hijab et
pour punir ceux qui leur contesteraient
ce droit.
(Applaudissements)
Le doute n’est pas permis
: l’islam fait bel et
bien partie de l’Amérique.
Et je suis convaincu que l’Amérique
contient en elle la proposition
vraie qu’indépendamment
de notre race, de notre religion
ou de notre condition sociale
nous aspirons tous à
la même chose –
vivre dans la paix et la sécurité
; faire des études et
travailler dans la dignité
; aimer notre famille, notre
communauté et notre Dieu.
C’est cela que nous avons
en commun. C’est l’espoir
de l’humanité tout
entière.
Platitudes et naïveté.
Aucun rappel des programmes
islamistes qui nient à
beaucoup le droit de vivre dans
la dignité, mais je suis
sûr qu’il ne croit
même pas qu’un tel
programme puisse exister.
Certes, notre tâche commence
seulement quand nous avons pris
conscience de notre humanité
commune. Ce n’est pas
par des paroles que nous pouvons
répondre aux besoins
de nos peuples. Nous ne pourrons
les satisfaire qu’à
condition d’agir avec
audace dans les années
à venir et de comprendre
que nous nous heurtons à
des défis communs et
qu’en nous abstenant d’y
faire face c’est à
nous tous que nous faisons tort.
Platitudes.
Car nous en avons fait récemment
l’expérience :
quand le système financier
d’un pays particulier
s’affaiblit, la prospérité
est mise à mal partout.
Quand une nouvelle grippe infecte
un seul être humain, nous
courons tous un risque. Quand
un pays particulier tente de
se doter d’une arme nucléaire,
le risque d’attaque nucléaire
augmente dans toutes les nations.
Quand des extrémistes
violents sévissent dans
une certaine région de
montagnes, les populations situées
par-delà l’océan
sont mises en danger. Et quand
des innocents en Bosnie et au
Darfour sont massacrés,
c’est notre conscience
collective qui est souillée.
Il désigne deux
localités où,
selon lui, les principales victimes
sont musulmanes.
Vivre ensemble dans le monde,
voilà ce que cela signifie
au vingt et unième siècle.
C’est la responsabilité
que nous avons les uns envers
les autres en tant qu’êtres
humains. C’est une responsabilité
difficile à assumer.
Car l’histoire de l’humanité
est trop souvent le récit
de nations et de tribus –
et admettons-le, de religions
– qui s’asservissent
en visant leur propre intérêt.
Bien sûr, et souvent
ces religions l’ont fait
sous couvert de l’impératif
divin de cantonner les non-musulmans
à la soumission (Coran
9:29).
Mais dans cette ère
nouvelle, une telle attitude
est auto-destructrice. Au vu
de notre interdépendance,
tout ordre mondial qui élève
un pays ou un groupe d’individus
au détriment d’un
autre est inévitablement
voué à l’échec.
Quelle que soit notre opinion
du passé, nous ne devons
pas en être prisonniers.
Nous devons régler nos
problèmes par le biais
du partenariat et partager nos
progrès.
Dans la perspective d’un
tel partenariat, il ne fait
nul doute qu’Obama a fait
tout son possible pour que les
frères musulmans assistent
à son discours (http://www.jihadwatch.org/2009/06/us-invites-muslim-brotherhood-to-obama-speech.html).
Ces mêmes frères
musulmans dont l’objectif
est, selon leurs propres mots,
‘d’éliminer
et de détruire la civilisation
occidentale de l’intérieur
et de saboter sa misérable
demeure par leurs mains et les
mains des croyants et que la
religion de dieu soit victorieuse
des autres religions.’
Faut-il compter cela comme une
tentative d’élever
‘un pays ou un groupe
d’individus au détriment
d’un autre’ ?
Il ne faut pas en conclure
que nous devrions faire sembler
d’ignorer les sources
de tension.
Bien entendu !
C’est l’inverse
qui nous est suggéré
: nous devons affronter carrément
ces tensions. Dans cet esprit,
permettez-moi de m’exprimer
aussi clairement et aussi simplement
que possible sur certaines questions
précises auxquelles nous
devons maintenant faire face
ensemble. La première
est celle de l’extrémisme
violent sous toutes ses formes.
À Ankara, j’ai
fait clairement savoir que l’Amérique
n’est pas – et ne
sera jamais – en guerre
contre l’islam. En revanche,
nous affronterons inlassablement
les extrémistes violents
qui font peser une menace grave
sur notre sécurité.
Parce que nous rejetons ce que
rejettent les gens de toutes
confessions : le meurtre d’hommes,
de femmes et d’enfants
innocents. Et il m’incombe
d’abord, en tant que président,
de protéger le peuple
américain.
Malheureusement, la définition
d’’innocent’
n’est pas la même
pour tous et partout. Certains
jihadistes ne considèrent
ainsi pas les non-musulmans
comme innocents (http://www.jihadwatch.org/2006/12/british-muslim-leader-only-muslims-are-innocent.html).
C’est un point d’importance,
puisque Obama soutient les Musulmans
dans leur opposition au massacre
d’innocents, désignant
ainsi les victimes américaines
du 11 septembre ; or beaucoup
au sein de l’audience
ne sont pas la même représentation
de l’innocence.
La situation qui prévaut
en Afghanistan illustre les
objectifs de l’Amérique
et la nécessité
de collaborer tous ensemble.
Voilà maintenant plus
de sept ans, forts d’un
large appui de la communauté
internationale, les États-Unis
ont donné la chasse à
Al-Qaïda et aux talibans.
Nous avons agi de la sorte non
par choix, mais par nécessité.
Je suis conscient que d’aucuns
mettent encore en question ou
même justifient les événements
du 11 Septembre. Mais soyons
clairs : Al-Qaïda a tué
près de trois mille personnes
ce jour-là. Ses victimes
étaient des hommes, des
femmes et des enfants innocents,
venus d’Amérique
et de beaucoup d’autres
pays, et qui n’avaient
rien fait à personne.
Mais Al-Qaïda a choisi
de les tuer sans merci, de revendiquer
les attentats et il réaffirme
aujourd’hui encore sa
détermination à
commettre d’autres meurtres
à une échelle
massive. Ce réseau a
des membres dans de nombreux
pays et il essaie d’élargir
son rayon d’action. Il
ne s’agit pas là
d’opinions à débattre
– ce sont des faits à
combattre. Eh bien, ne vous
y trompez pas : nous ne voulons
pas laisser nos soldats en Afghanistan.
Nous ne cherchons pas –
nous ne cherchons pas à
y établir des bases militaires.
Il nous est douloureux pour
l’Amérique de perdre
ses jeunes gens et ses jeunes
femmes. La poursuite de ce conflit
s’avère coûteuse
et politiquement difficile.
Nous ne demanderions pas mieux
que de rapatrier tous nos soldats,
jusqu’au dernier, si nous
avions l’assurance que
l’Afghanistan et maintenant
le Pakistan n’abritaient
pas d’éléments
extrémistes déterminés
à tuer le plus grand
nombre possible d’Américains.
Mais ce n’est pas encore
le cas. C’est pourquoi
nous oeuvrons en partenariat
avec une coalition de 46 pays.
Malgré les coûts
en cause, la volonté
de l’Amérique ne
va pas fléchir. Assurément,
aucun d’entre nous ne
doit tolérer ces éléments
extrémistes. Ils ont
fait des morts dans beaucoup
de pays. Ils ont tué
des gens de toutes religions
– et surtout des musulmans.
Leurs actions sont irréconciliables
avec les droits de l’homme,
le progrès des nations
et l’islam. Le Saint Coran
nous enseigne que quiconque
tue un innocent tue l’humanité
tout entière, et que
quiconque sauve quelqu’un,
sauve l’humanité
tout entière.
Comme expliqué auparavant,
il cherche à satisfaire
l’audience musulmane,
sur la base de prémices
qui ne sont pas partagés
par tous. Malheureusement, sa
référence coranique
(5.32-5 :33) ne continue pas
sur la même envolée
spirituelle, puisqu’elle
amorce la légitimation
de la crucifixion et de l’amputation
de ceux qui contestent Allah
et Mahomet.
La foi enracinée de
plus d’un milliard d’habitants
de la planète est tellement
plus vaste que la haine étroite
de quelques-uns. Quand il s’agit
de combattre l’extrémisme
violent, l’islam ne fait
pas partie du problème
– il constitue une partie
importante de la marche vers
la paix.
Aucune mention, aucune
conscience de l’impératif
inhérent aux écrits
et enseignements islamiques
d’asservir les infidèles.
Nous savons en outre que la
puissance militaire ne va pas
à elle seule résoudre
les problèmes qui se
posent en Afghanistan et au
Pakistan. C’est pour cette
raison que nous comptons investir
1,5 milliard de dollars par
an, au cours des cinq prochaines
années, dans la construction
d’écoles et d’hôpitaux,
de routes et d’entreprises,
en partenariat avec les Pakistanais,
ainsi que des centaines de millions
de dollars pour venir en aide
aux personnes déplacées.
C’est pour cette raison
encore que nous fournissons
plus de 2,8 milliards de dollars
aux Afghans afin de les aider
à développer leur
économie et à
prodiguer les services dont
la population a besoin.
Si l’on se base sur
le postulat douteux que la violence
jihadiste est une réaction
aux entreprises américaines,
l’idée d’une
bienveillance américaine
viendrait alors mettre fin aux
mauvais rêves. Le Mufti
sud-africain Ebrahim Desai,
l’imam d’un site
internet du type ‘posez
vos questions à l’imam’,
a un jour été
relancé : ‘L’Occident
est souvent critiqué
par les Musulmans pour de multiples
raisons, comme celle de laisser
les femmes travailler. Mais
l’Occident ne doit-il
pas aussi être remercié
car c’est souvent lui
qui intervient quand les musulmans
sont torturés, ils ont
empêché Milosevic
de massacrer les musulmans,
ils sont les premiers à
envoyer de l’aide dès
qu’il y a une inondation,
ils interviennent en Israël
pour condamner le massacre de
Musulmans, alors doit-on prendre
en compte de tels efforts ?’
La réponse de Desai est
brève : ‘En un
mot, les kuffars (incroyants)
ne sont pas dignes de confiance
quoi qu’ils fassent. Ils
ont leur propre intérêt’.
Il s’agit de l’opinion
d’un individu , certes.
Mais c’est un avis profondément
ancré dans les traditions
islamiques et il serait bien
naïf de les balayer d’un
revers de main. Le Coran contient
un avertissement envers ceux
qui entretiennent ‘l’amitié
avec des incroyants… Si
seulement ils croyaient en Allah,
son prophète et à
ce qui lui fut révélé,
ils ne les auraient jamais pris
pour ami ou protecteur, mais
la plupart sont rebelles et
malfaisants (5:80-81). Il précise
en outre que ‘ni les Juifs,
ni les Chrétiens ne seront
jamais satisfaits de toi, jusqu’à
ce que tu suives leur religion
(2:120). Ce sont ici mot qu’Obama
devrait méditer.
Je voudrais aussi aborder le
dossier de l’Irak. Contrairement
à la guerre en Afghanistan,
la guerre en Irak est le résultat
d’un choix, lequel a provoqué
des différences marquées
dans mon pays et à travers
le monde. Tout en étant
convaincu que le peuple irakien
a gagné au bout du compte
à être libéré
de la tyrannie de Saddam Hussein,
je crois aussi que les événements
en Irak ont rappelé à
l’Amérique la nécessité
de recourir à la diplomatie
et de construire un consensus
international pour résoudre
ses problèmes à
chaque fois que c’est
possible. De fait, nous avons
en mémoire les propos
de Thomas Jefferson, qui disait
ceci : ” J’espère
que notre sagesse grandira avec
notre puissance et qu’elle
nous enseignera que moins nous
utiliserons cette dernière,
plus elle fera de l’effet.
“
Aujourd’hui, l’Amérique
possède une double responsabilité
: aider l’Irak à
se forger un avenir meilleur
et laisser l’Irak aux
Irakiens. J’ai fait clairement
savoir au peuple irakien que
nous ne cherchons nullement
à établir des
bases en Irak ni à revendiquer
son territoire ou ses ressources.
La souveraineté de l’Irak
appartient à l’Irak.
C’est pour cette raison
que j’ai ordonné
le retrait de nos brigades de
combat d’ici au mois d’août
de l’année prochaine.
C’est pour cette raison
que nous allons honorer l’accord
que nous avons conclu avec le
gouvernement irakien, élu
démocratiquement, concernant
le retrait de nos troupes de
combat des villes irakiennes
d’ici au mois de juillet
et de toutes nos troupes du
territoire irakien d’ici
à 2012. Nous aiderons
l’Irak à former
ses forces de sécurité
et à développer
son économie.
Mais c’est en tant que
partenaires, et jamais en tant
que protecteurs, que nous apporterons
notre appui à un Irak
sécurisé et uni.
Enfin, tout comme l’Amérique
ne tolérera jamais la
violence des extrémistes,
elle ne doit jamais altérer
ni oublier ses principes. Les
événements du
11 Septembre ont infligé
un traumatisme considérable
à notre pays. La peur
et la colère qu’ils
ont provoquées sont compréhensibles,
mais dans certains cas ces sentiments
nous ont conduits à agir
de manière contraire
à nos traditions et à
nos idéaux. Nous prenons
maintenant des mesures concrètes
pour rectifier cette situation.
J’ai interdit sans équivoque
l’usage de la torture
par les États-Unis et
j’ai ordonné la
fermeture de la prison à
Guantanamo Bay d’ici au
début de l’année
prochaine. L’Amérique
va donc se défendre,
dans le respect de la souveraineté
des nations et de la primauté
du droit. Et nous agirons en
ce sens en partenariat avec
les communautés musulmanes
qui sont elles aussi menacées.
Plus vite les extrémistes
seront isolés et malvenus
dans les communautés
musulmanes, plus vite nous connaîtrons
tous une sécurité
accrue.
Bonne chance. Cela ne s’est
pas produit de puis le 11 septembre.
Pourquoi cela changerait-il
? Qu’est-ce qui lui permet
de le croire ?
La deuxième grande source
de tension que nous devons aborder
concerne la situation entre
les Israéliens, les Palestiniens
et le monde arabe. Les liens
solides qui unissent l’Amérique
à Israël sont bien
connus. Cette relation est immuable.
Elle se fonde sur des liens
culturels et historiques et
sur la reconnaissance du fait
que l’aspiration à
un territoire juif est ancré
dans un passé tragique
indéniable.
À travers le monde,
le peuple juif a été
persécuté pendant
des siècles et l’antisémitisme
en Europe a atteint son paroxysme
avec un holocauste sans précédent.
Demain, je me rendrai à
Buchenwald, qui faisait partie
d’un réseau de
camps où des Juifs étaient
réduits à l’esclavage,
torturés, abattus et
envoyés aux chambres
à gaz par le Troisième
Reich. Six millions de Juifs
ont été tués
– soit un nombre supérieur
à celui de toute la population
juive d’Israël aujourd’hui.
Il est injustifié, ignorant
et odieux de nier ce fait. Il
est profondément injuste
de menacer Israël de destruction,
ou répéter de
vils stéréotypes
sur les Juifs et cela ne sert
qu’à évoquer
dans l’esprit des Israéliens
cette page la plus douloureuse
de leur passé et à
empêcher de prendre racine
la paix à laquelle ont
droit les habitants de cette
région. Ceci dit, il
est également indéniable
que le peuple palestinien, qui
regroupe des musulmans et des
chrétiens, a souffert
en quête d’un territoire.
Depuis plus de soixante ans,
il connaît la douleur
de la dislocation. Beaucoup
attendent dans des camps de
réfugiés en Cisjordanie,
à Gaza et dans des terres
voisines de connaître
une vie de paix et de sécurité
à laquelle ils n’ont
jamais eu le droit de goûter.
Ils subissent au quotidien les
humiliations – grandes
et petites – qui accompagnent
l’occupation.
Occupation ? Pourquoi personne
ne s’est-il jamais enquis
de l’occupation égyptienne
et jordanienne de la Palestine
entre 1948 et 1967 ? Et ces
‘humiliations quotidiennes’
ne seraient sans doute pas si
terribles si nombre de Palestiniens
ne s’étaient enorgueillis
de faire exploser des civils
israéliens. Israël
a pris soin de protéger
ses citoyens. Si les Palestiniens
n’étaient pas autant
baignés dans une culture
de la haine et de la vengeance,
ces actions n’auraient
pas été nécessaires
et appliquées.
Il n’est pas permis d’en
douter : la situation du peuple
palestinien est intolérable.
L’Amérique ne tournera
pas le dos à l’aspiration
légitime du peuple palestinien
à la dignité,
aux chances de réussir
et à un État à
lui.
Intolérable ? Mais
n’était-il pas
intolérable de pour les
Israéliens de vivre tous
les jours sous la menace de
quotidienne d’exploser
près de la pizzeria ou
dans le bus ?
Depuis des dizaines d’années,
une impasse persiste : deux
peuples aux aspirations légitimes,
chacun marqué par un
passé douloureux qui
rend un compromis insaisissable.
Il est aisé de pointer
un doigt accusateur : les Palestiniens
peuvent attirer l’attention
sur la dislocation consécutive
à la fondation d’Israël,
et les Israéliens peuvent
dénoncer l’hostilité
et les attaques dont le pays
a de tout temps fait l’objet
à l’intérieur
même de ses frontières
et par-delà. Mais si
nous examinons ce conflit à
travers le prisme de l’une
ou de l’autre partie,
nos oeillères nous cacheront
la vérité : la
seule résolution consiste
à répondre aux
aspirations des uns et des autres
en créant deux États,
où Israéliens
et Palestiniens vivront chacun
dans la paix et la sécurité.
Un tel Etat sera utilisé
pour des attaques à venir
contre Israël, tout comme
Gaza depuis de retrait des troupes
israéliennes. Mais les
leçons de l’histoire
ne semblent pas peser lourd
dans ce genre de calcul.
C’est dans l’intérêt
d’Israël, dans l’intérêt
de la Palestine, dans l’intérêt
de l’Amérique,
dans l’intérêt
du monde. C’est pourquoi
je compte personnellement poursuivre
un tel aboutissement avec toute
la patience et le dévouement
qu’exige cette tâche.
Les obligations qu’ont
acceptées les parties
en vertu de la Feuille de route
sont claires. Pour que règne
la paix, il est temps que les
parties – et que nous
tous – se montrent à
la hauteur de leurs responsabilités.
Les Palestiniens ne l’ont
jamais été. Que
va faire Obama pour que cela
change ? Apparemment, son idée
majeure est d’accroître
la pression sur les Israéliens
tout en en racontant une bonne
:
Les Palestiniens doivent renoncer
à la violence. La résistance
sous forme de violence et de
massacre n’aboutira pas.
Les Noirs en Amérique
ont souffert du fouet quand
ils étaient esclaves
et de l’humiliation de
la ségrégation.
Mais ce ne fut pas la violence
qui leur a finalement permis
d’obtenir l’égalité
des droits dans son intégrité.
Ce fut la persévérance
ferme et pacifique pour les
idéaux au coeur même
de la création de l’Amérique.
Cette même histoire peut
être racontée par
des peuples de l’Afrique
du sud à l’Asie
du sud ; de l’Europe de
l’est à l’Indonésie.
C’est une histoire avec
une simple vérité
: la violence ne mène
nulle part. Lancer des roquettes
contre des enfants israéliens
endormis ou tuer des vieilles
femmes dans un autobus, n’est
pas un signe de courage ni de
force. Ce n’est pas de
cette manière que l’on
revendique l’autorité
morale ; c’est ainsi qu’on
l’abdique.
Sa comparaison des Palestiniens
avec les noirs américains
est exagérée.
Les Israéliens sont-ils
Bull Connor et George Wallace
? A titre comparatif, les noirs
américains ont dû
tous les jours lancer des roquettes
sur des civils et se faire exploser
aux heures de pointe dans les
cantines de la ségrégation.
S’en souvient-on ?
Le moment est maintenant venu
pour les Palestiniens de se
concentrer sur ce qu’ils
peuvent bâtir.
Le monde n’attend
que cela depuis des années.
Ils n’ont jamais répondu
présent. Mortimer Zuckerman
et consorts ont déboursé
14 millions de dollars pour
leur donner des maisons vertes
lors de la prise de Gaza, afin
de leur permettre de survivre.
Ils ont fait de ces habitations
des dépôts d’artillerie.
Mais, ne l’oublions pas,
les leçons de l’histoire
de servent à rien.
L’Autorité palestinienne
doit développer ses capacités
de gouverner avec des institutions
qui répondent aux besoins
de son peuple. Hamas jouit du
soutien de certains Palestiniens,
mais il doit aussi reconnaître
ses responsabilités.
Il doit jouer un rôle
pour réaliser les aspirations
des Palestiniens et unir le
peuple palestinien. Hamas doit
mettre fin à la violence,
reconnaître les accords
passés et reconnaître
le droit à l’existence
d’Israël.
Bien sûr, et Khaled
Meshaal accompagnera Baraq à
Washington pour entériner
tout cela.
En même temps, Israël
doit reconnaître que tout
comme le droit à l’existence
d’Israël ne peut
être nié, il en
est de même pour la Palestine.
Les États-Unis n’acceptent
pas la légitimité
de la continuation des colonies
israéliennes. Ces constructions
constituent une violation des
accords passés et portent
préjudice aux efforts
de paix. Le moment est venu
pour que ces colonies cessent.
L’équivalence
morale est absurde. D’un
côté, colonies
pacifiques sur des territoires
légitimes d’Israël,
de l’autre, une soif de
sang génocidaire.
Israël doit aussi honorer
ses obligations et assurer que
les Palestiniens puissent vivre,
travailler et développer
leur société.
Tout comme elle ravage les familles
palestiniennes, la continuation
de la crise humanitaire à
Gaza ne sert pas à promouvoir
la sécurité d’Israël,
l’absence persistante
de chances de réussite
en Cisjordanie non plus. Des
améliorations dans la
vie de tous les jours du peuple
palestinien doivent constituer
une partie cruciale de la feuille
de route pour la paix.
Il importe peu que certains
indices concordent à
montrer que cette crise humanitaire
est le produit de la propagande
palestinienne (http://www.jihadwatch.org/2009/01/war-is-deceit-gaza-family-spots-cameras-starts-crying-for-food-with-stacks-of-canned-goods-nearby.html).
Enfin, les États arabes
doivent reconnaître que
l’initiative arabe de
paix a été un
début important, mais
non la fin de leurs responsabilités.
Le conflit israélo-arabe
ne devrait plus être utilisé
pour distraire les populations
des États arabes des
autres problèmes. Il
doit au contraire servir de
raison pour aider les populations
palestiniennes à développer
les institutions qui permettront
d’asseoir leur État
; à reconnaître
la légitimité
d’Israël ; et à
opter pour le progrès
au lieu de se polariser de manière
autodestructive sur le passé.
Naïveté.
L’Amérique alignera
ses politiques avec ceux qui
veulent la paix. Nous dirons
en public ce que nous dirons
en privé aux Israéliens,
aux Palestiniens et aux Arabes.
(Applaudissements) Nous ne pouvons
pas imposer la paix. Mais en
privé, de nombreux Musulmans
reconnaissent qu’Israël
ne disparaitra pas ; de même,
de nombreux Israéliens
reconnaissent la nécessité
d’un État palestinien.
Le moment est venu de prendre
une initiative, sur ce que tous
savent être vrai.
Pas ‘tous’
: nombre de Palestiniens ne
reconnaîtra jamais le
droit d’existence d’Israël.
Beaucoup d’Israéliens
savent qu’un Etat palestinien
deviendra une base jihadiste
de destruction d’Israël.
Trop de larmes ont coulé.
Trop de sang a été
versé. Nous avons tous
la responsabilité d’oeuvrer
pour le jour où les mères
d’Israéliens et
de Palestiniens pourront voir
leurs enfants grandir sans peur
; où la terre sainte
de trois grandes religions sera
ce lieu de paix que Dieu avait
voulu ; où Jérusalem
sera un lieu de résidence
sur et permanent pour les Juifs,
les Chrétiens et les
Musulmans et un lieu où
tous les enfants d’Abraham
pourront se côtoyer dans
la paix comme dans l’histoire
d’Israh,, – comme
dans l’histoire d’Israh,
de Moïse, de Jésus
et de Mohammed (que la paix
soit avec eux) unis dans la
prière.
L’usage de locutions
islamiques ne fera que conforter
chez certains Musulmans qu’Obama
est lui-même musulman,
ce qui l’amène
sur un terrain glissant.
La troisième source
de tension est nos intérêts
en commun à l’égard
des droits et des responsabilités
des États concernant
les armes nucléaires.
Cette question a constitué
une source de tension entre
les Etats-Unis et la République
islamique d’Iran. Pendant
de nombreuses années,
l’Iran s’est défini
en partie par son opposition
à mon pays et il existe
en effet un passé tumultueux
entre nos deux pays. En pleine
Guerre froide, les États-Unis
ont joué un rôle
dans le renversement d’un
gouvernement iranien démocratiquement
élu.
Depuis la révolution
islamique, l’Iran a joué
un rôle dans la prise
d’otages et dans des actes
de violence à l’encontre
des troupes et des civils américains.
Cette histoire est bien connue.
Plutôt que de rester emprisonné
par le passé, j’ai
dit clairement au peuple et
aux dirigeants iraniens que
mon pays est prêt à
aller de l’avant. La question
qui se pose maintenant n’est
pas de savoir à quoi
l’Iran s’oppose,
mais plutôt quel est l’avenir
qu’il souhaite bâtir.
Je comprends qu’il sera
difficile de surmonter des décennies
de méfiance, mais nous
allons procéder avec
courage, rectitude et fermeté.
Il y aura de nombreux problèmes
à examiner entre nos
deux pays et nous sommes disposés
à aller de l’avant
sans conditions préalables,
sur la base d’un respect
mutuel.
Mais il est clair pour tous
ceux préoccupés
par les armes nucléaires
que nous sommes arrivés
à un tournant décisif.
Ce n’est pas simplement
dans l’intérêt
des États-Unis, c’est
pour empêcher une course
aux armes nucléaires
susceptible d’entraîner
cette région sur une
voie extrêmement dangereuse.
Je comprends ceux qui protestent
contre le fait que certains
pays possèdent des armes
que d’autres ne possèdent
pas. Aucun État ne devrait
décider et choisir qui
sont les pays à avoir
des armes nucléaires.
C’est pourquoi je réaffirme
fermement l’engagement
de l’Amérique à
vouloir un monde dans lequel
aucun pays ne possède
d’armes nucléaires.
(Applaudissements) Et chaque
pays, y compris l’Iran,
devrait avoir le droit d’avoir
accès à l’énergie
nucléaire pacifique s’il
respecte ses engagements dans
le cadre du Traité de
non-prolifération nucléaire.
Cet engagement est au coeur
du Traité et il doit
être pris par tous ceux
qui y souscrivent pleinement.
J’espère que tous
les pays de la région
pourront partager cet objectif.
Naïveté dangereuse.
Le quatrième point je
vais aborder est la démocratie.
Je sais – je sais qu’il
y a eu une polémique,
au cours des récentes
années, au sujet de la
promotion de la démocratie
et qu’une grande partie
de cette controverse est liée
à la guerre en Irak.
Par conséquent, permettez-moi
de le dire clairement : aucun
système de gouvernement
ne peut ou ne devrait être
imposé par un pays à
un autre.
La règle s’applique-t-elle
à la shariah ?
Toutefois, cela ne diminue
pas mon engagement à
l’égard des gouvernements
qui reflètent la volonté
du peuple. Chaque nation donne
naissance à ce principe
de sa propre manière,
en fonction des traditions de
son propre peuple. L’Amérique
ne prétend pas savoir
ce qui est le mieux pour tout
et chacun, tout comme nous ne
voudrions pas prétendre
décider des résultats
d’une élection
pacifique. Mais j’ai la
ferme conviction que tous les
peuples aspirent à certaines
choses : la possibilité
de s’exprimer et d’avoir
une voix dans la façon
dont ils sont gouvernés
; la confiance en l’État
de droit et l’application
équitable de la justice
; un gouvernement qui est transparent
et qui ne vole pas ce qui appartient
à son peuple ; la liberté
de vivre selon leur choix. Il
ne s’agit pas simplement
d’idéaux américains,
il s’agit des droits de
l’homme et c’est
pourquoi nous les encouragerons
dans le monde entier.
Il ne semble pas comprendre
qu’en Islam, la ‘justice’
et la ‘liberté’
ont une autre acception concrète.
Il n’y a pas de route
directe pour honorer cette promesse.
Mais une chose est claire, les
gouvernements qui défendent
ces droits sont à terme
plus stables, meilleurs et plus
en sécurité. La
suppression des idées
ne réussit jamais à
les éliminer. L’Amérique
respecte la liberté d’expression
de tous ceux, dans le monde
entier, qui sont pacifiques
et respectueux de la loi, même
si nous ne sommes pas d’accord
avec eux. Nous accueillerons
tous les gouvernements élus
pacifiques – à
condition qu’ils gouvernent
en respectant toutes leurs populations.
Ce point est important car
il y a ceux qui encouragent
la démocratie uniquement
lorsqu’ils ne sont pas
au pouvoir ; et une fois au
pouvoir ils sont sans scrupules
dans la suppression des droits
d’autrui. Quel que soit
là où il prend
forme, le gouvernement du peuple
et par le peuple est le seul
étalon par lequel on
mesure tous ceux qui sont au
pouvoir : il faut conserver
le pouvoir par le consentement
du peuple et non la coercition
; il faut respecter les droits
des minorités et participer,
dans un esprit de tolérance
et de compromis ; il faut mettre
les intérêts du
peuple et le déroulement
légitime du processus
politique avant ceux de son
parti.
Sans ces ingrédients,
les élections ne créent
pas une vraie démocratie
à elles seules. Le cinquième
point que nous allons aborder
ensemble est celui de la liberté
de religion. L’Islam a
une tradition de tolérance
dont il est fier. Nous le constatons
dans l’histoire de l’Andalousie
et de Cordoue pendant l’Inquisition.
Encore un mythe historique.
Même Maria Rosa Menocal,
dans sa version poudre aux yeux
de l’Espagne musulmane
intitulée L’Ornement
du monde, admet que la loi de
la dhimmitude était plus
que présente dans l’Al-Andalus.
Elle dit : ‘le dhimmi,
selon la formule pour le désigner,
se voyer accorder liberté
religieuse et n’était
pas forcé de se convertir
à l’islam. Ils
pouvaient rester juif ou chrétien,
et bénéficier
de la vie sociale et économique
musulmane.
En contrepoint de cette
liberté de conscience
religieuse, les gens du Livre
(les païens n’avaient
pas cette chance) devaient payer
une taxe – aucun musulman
n’en payait – et
suivre un certain nombre de
contraintes : Juifs et Chrétiens
avaient interdiction de faire
du prosélytisme, de bâtir
de nouveaux lieux de culte,
de faire étalage de croix
ou de sonner les cloches. En
somme, tous leurs rituels étaient
bannis de l’espace public’.
Voilà pour ‘la
tradition de tolérance’
dont l’Islam peut être
fier. L’historien Kenneth
Baxter Wolf fait remarquer que
‘cette nouvelle législation
visait à limiter les
aspects de la religion chrétienne
qui aurait pu compromettre la
position dominante de l’Islam’.
Après l’énumération
de plusieurs lois, il ajoute
: ‘au-delà de restrictions
cultuelles, ces lois visaient
à réduire la position
des dhimmis au rang de citoyens
de seconde classe’. Si
Musulmans, Chrétiens
et Juifs vivaient ensemble dans
la coopération et la
bonne entente avec des chrétiens
et des juifs de seconde zone,
alors Al-Andalus n’avait
aucune raison d’être
vénéré
à l’heure actuelle.
Obama devrait savoir que les
loi de la dhimmitude a donné
ses lettres de noblesse à
une ‘tradition de tolérance’
dont l’Islam peut-être
‘fier’, de la même
manière qu’à
la période de Jim Crow
et de l’esclavage des
noirs aux Etats-Unis. Si Frederick
Douglass et Booker T Washington
ont accompli de grandes choses,
cela ne réduit en rien
l’asservissement de leur
peuple, et rend leur existence
plus poignante.
Quoi qu’aient pu
accomplir les Juifs et Chrétiens
d’Al-Andalus, ils n’en
étaient pas moins dhimmis.
Ils ont pu se voir accorder
les droits et privilèges
qui leur faisaient défaut,
non par la dignité que
chaque homme a devant dieu ou
par l’égalité
de tous devant la loi, mais
par la tolérance exceptionnelle
accordée par leurs seigneurs
musulmans.
Je l’ai constaté
de première main pendant
mon enfance en Indonésie,
où des Chrétiens
dévots pratiquaient ouvertement
leur religion dans un pays à
prépondérance
musulmane. C’est cet esprit
qu’il nous faut aujourd’hui.
Les habitants de tous les pays
doivent être libres de
choisir et de vivre leur religion
d’après leur conviction
d’esprit, de coeur et
d’âme. Cette tolérance
est essentielle pour que la
religion puisse s’épanouir,
or elle est assaillie de plusieurs
façons différentes.
‘Les habitants de
tous les pays doivent être
libres de choisir et de vivre
leur religion d’après
leur conviction d’esprit,
de coeur et d’âme’.
Obama
‘Tuez quiconque renie
sa religion’ – Mohammed,
prophète de l’Islam.
Parmi certains musulmans, on
constate que certains ont malheureusement
tendance à mesurer leur
propre croyance à l’aune
du rejet des croyances d’autrui.
Il faut soutenir la richesse
de la diversité religieuse,
que ce soit pour les Maronites
au Liban ou les Coptes en Égypte.
Et pour être francs, il
faut aussi mettre fin aux divergences
entre les musulmans, car les
divisions entre les sunnites
et les chiites ont provoqué
des violences tragiques, tout
particulièrement en Irak.
Il est bon de le voir préciser
ce point. Il serait intéressant
de savoir si son discours sera
suivit d’action envers
les Maronites et les Coptes.
La liberté de religion
joue un rôle crucial pour
permettre aux gens de vivre
en harmonie. Nous devons toujours
examiner les façons dont
nous la protégeons. Aux
États-Unis, par exemple,
les musulmans ont plus de mal
à s’acquitter de
l’obligation religieuse
de la zakat étant donné
les règles relatives
aux dons de bienfaisance. C’est
pour cette raison que je suis
résolu à oeuvrer
avec les musulmans américains
pour leur permettre de s’acquitter
de la zakat.
Ira-t-il auditer le zakat
pour être sûr que
cette générosité
ne finance pas le jihad, comme
de par le passé (http://97.74.65.51/readArticle.aspx?ARTID=35030)?
De même, il importe que
les pays occidentaux évitent
d’empêcher les musulmans
de pratiquer leur religion comme
ils le souhaitent, par exemple,
en dictant ce qu’une musulmane
devrait porter. En un mot, nous
ne pouvons pas déguiser
l’hostilité envers
la religion sous couvert de
libéralisme.
Obama interviendra-t-il
envers les femmes menacées
ou tuées pour n’avoir
pas porté les vêtements
autorisés par les autorités
islamiques (http://www.jihadwatch.org/2007/12/your-makeup-and-your-decision-to-forgo-the-headscarf-will-bring-you-death.html)?
De fait, la foi devrait nous
unir. C’est pour cette
raison que nous sommes en train
de créer de nouveaux
programmes de service communautaire
en Amérique qui réunissent
des chrétiens, des musulmans
et des juifs. C’est également
pour cette raison que nous nous
réjouissons des initiatives
telles que le dialogue interreligieux
du roi Abdallah d’Arabie
Saoudite et le leadership de
la Turquie dans l’Alliance
des civilisations. À
travers le monde, nous pouvons
transformer le dialogue en un
service interreligieux de sorte
que les ponts entre les êtres
humains mènent à
des actions en faveur de notre
humanité commune, que
ce soit pour lutter contre le
paludisme en Afrique ou pour
fournir des secours après
une catastrophe naturelle.
Platitudes et naïveté.
La sixième question
– la sixième question
dont je veux parler porte sur
les droits des femmes. Je sais
– je sais, et vous pouvez
le voir d’après
ce public – que cette
question suscite un sain débat.
Je rejette l’opinion de
certains selon laquelle une
femme qui choisit de se couvrir
la tête est d’une
façon ou d’une
autre moins égale, mais
j’ai la conviction qu’une
femme que l’on prive d’éducation
est privée d’égalité.
Et ce n’est pas une coïncidence
si les pays dans lesquels les
femmes reçoivent une
bonne éducation connaissent
bien plus probablement la prospérité.
Je tiens à préciser
une chose : les questions relatives
à l’égalité
des femmes ne sont absolument
pas un sujet qui concerne uniquement
l’Islam. En Turquie, au
Pakistan, au Bangladesh et en
Indonésie, nous avons
vu des pays à majorité
musulmane élire une femme
à leur tête, tandis
que la lutte pour l’égalité
des femmes continue dans beaucoup
d’aspects de la vie américaine,
et dans les pays du monde entier.
Je suis convaincu que nos filles
peuvent offrir une contribution
à la société
tout aussi importante que nos
fils et que notre prospérité
commune sera favorisée
si nous utilisons les talents
de toute l’humanité,
hommes et femmes.
Je ne crois pas que les femmes
doivent faire les mêmes
choix que les hommes pour assurer
leur égalité,
et je respecte celles qui choisissent
de suivre un rôle traditionnel.
Mais cela devrait être
leur choix. C’est pour
cela que les États-Unis
oeuvreront en partenariat avec
tout pays à majorité
musulmane pour améliorer
l’alphabétisation
des filles. Nous aiderons aussi
les jeunes femmes à faire
la transition de l’école
au monde du travail par l’intermédiaire
du micro-financement qui permet
aux gens de réaliser
leurs rêves.
Que propose-t-il pour surmonter
la culture qu’un l’enseignement
ci-après véhicule
? Le Coran fait de la femme
une propriété
dont l’homme dispose :
‘Vos épouses sont
pour vous un champ de labour;
allez à votre champ comme
et quand vous le voulez et oeuvrez
pour vous-mêmes à
l’avance.’ (2:223).
Le Coran avance en outre que
le témoignage d’une
femme vaut la moitié
de celui d’un homme :
‘Faites témoigner
par deux témoins d’entre
vos hommes; et à défaut
de deux hommes, un homme et
deux femmes d’entre ceux
que vous agréez comme
témoins, en sorte que
si l’une d’elles
s’égare, l’autre
puisse lui rappeler’ (2
:282).
Il autorise les hommes
à se marier avec quatre
femmes et ainsi que le sexe
avec les filles esclaves ‘Il
est permis d’épouser
deux, trois ou quatre, parmi
les femmes qui vous plaisent,
mais, si vous craignez de n’être
pas justes avec celles-ci, alors
une seule, ou des esclaves que
vous possédez. Cela afin
de ne pas faire d’injustice
(ou afin de ne pas aggraver
votre charge de famille) ‘(4:3).
Il prévoit que l’héritage
masculin doit être le
double du féminin : ‘Voici
ce qu’Allah vous enjoint
au sujet de vos enfants : au
fils, une part équivalente
à celle de deux filles’(
4:11). Bien pire, le Coran incite
les époux à corriger
les femmes désobéissantes
‘Les hommes ont autorité
sur les femmes, en raison des
faveurs que Dieu accorde à
ceux-là sur celles-ci,
et aussi à cause des
dépenses qu’ils
font de leurs bien.
Les femmes vertueuses sont
obéissantes (à
leurs maris), et protègent
ce qui doit être protégé,
pendant l’absence de leurs
époux, avec la protection
de Dieu. Et quant à celles
dont vous craignez la désobéissance,
exhortez-les, éloignez-vous
d’elles dans leurs lits
et frappez-les’ (4:34).
Il autorise le mariage de filles
pré-pubertes, stipulant
que le divorce islamique doit
s’appliquer ‘à
celles qui ne sont pas mentruées’
(65:4).
Finalement, je veux parler
de notre intérêt
commun à favoriser le
développement et les
opportunités économiques.
Je sais que pour beaucoup, la
mondialisation présente
des aspects contradictoires.
Internet et la télévision
peuvent transmettre dans les
foyers des connaissances et
des informations, mais également
une sexualité vulgaire
et une violence gratuite.
Britney entraine le jihad.
Peut-être que les conservateurs
peuvent finalement trouver un
poste dans l’administration
Obama, maintenant qu’Obama
suggère qu’il partage
les thèses grotesques
de Dinesh D’Souzasur selon
lesquelles l’immoralité
de la culture américaine
exportée au monde islamique
pousse de pieux et humbles peuples
à réagir par l’attaque
du World Trade Center. En réalité,
l’immoralité de
l’Occident a été
un élément de
l’islamisme fondamental
bien avant que Britney Spears
ne brûle les planches.
Le théoricien jihadiste
Sayyib Qutb était scandalisé
par les danses dans un office
d’un église du
Colorado en 1948. Et bien avant
qu’il ne vienne en Amérique,
il écrit son ouvrage
Justice Sociale en Islam appel
à l’universalisation
de la Shariah. L’immoralité
qu’il percevait dans la
culture américaine le
prédisposait à
illustrer pourquoi, selon lui,
l’Amérique pas
était enclin à
dominer le monde, et pourquoi
l’Islam l’est. Cette
immoralité en tant que
telle n’était pas
pour Qutb la cause première
de son opposition à l’Amérique.
Huit siècles avant
Qutb, une image récurrente
de la polémique musulmane
contre les Croisés réside
dans l’immoralité
sexuelle des Francs. Selon un
poète anonyme du temps
de la première croisade,
les Européens sont débauchés
‘ce qui est juste est
nul et ce qui doit être
interdit ne l’est pas’.
Les Musulmans critiqueront toujours
les autres communautés
qui leur sont extérieures
pour leur immoralité
à moins qu’il adoptent
les usages islamiques. Mais
cette prétendue immoralité
n’engendre pas plus de
jihad que ne le fait la politique
extérieure des Etats-Unis.
Et maintenant, le père
Noël parle :
Le commerce peut s’accompagner
de nouvelles richesses et opportunités,
mais aussi de grands bouleversements
et de changements au niveau
communautaire. Dans tous les
pays, y compris en Amérique,
ce changement provoque la peur.
La peur que la modernité
signifie la perte du contrôle
de nos choix économiques,
de nos décisions politiques
et, il s’agit d’un
élément encore
plus important, de notre identité,
c’est-à-dire des
choses qui nous attachent à
notre communauté, notre
famille et notre foi.
Mais je sais aussi qu’on
ne peut pas empêcher le
progrès humain. Le développement
et la tradition ne sont pas
nécessairement contradictoires.
Des pays comme le Japon et la
Corée du Sud ont connu
une prodigieuse croissance économique
tout en conservant leur culture
distincte. Il en va de même
pour les progrès remarquables
au sein de pays à majorité
musulmane, de Kuala Lumpur à
Dubaï. Par le passé
et de nos jours, les communautés
musulmanes ont été
à la pointe de l’innovation
et de l’éducation.
Ceci est important car aucune
stratégie de développement
ne peut se fonder uniquement
sur ce que produit la terre
et elle ne peut être durable
si les jeunes n’ont pas
de travail. De nombreux pays
du Golfe se sont énormément
enrichis grâce au pétrole
et certains commencent à
concentrer leurs ressources
sur le développement
plus large. Mais nous devons
tous garder à l’esprit
que l’éducation
et l’innovation seront
la monnaie d’échange
du XXIe siècle. Dans
trop de communautés musulmanes,
le sous-investissement en ces
domaines persiste. J’attire
l’attention sur cette
réalité dans mon
propre pays. Et à la
différence du passé
pendant lequel l’Amérique
se concentrait sur le pétrole
et le gaz, s’agissant
de cette partie du monde, nous
chercherons désormais
à agir dans des domaines
plus variés.
Dans le domaine de l’éducation,
nous allons élargir les
programmes d’échange
et augmenter les bourses, comme
celle qui a permis à
mon père de venir en
Amérique, tout en encourageant
davantage d’Américains
à étudier dans
des communautés musulmanes.
Nous offrirons à des
étudiants musulmans prometteurs
des stages aux États-Unis
; nous investirons dans l’enseignement
en ligne destiné aux
enseignants et aux enfants à
travers le monde ; et nous créerons
un nouveau réseau informatique
qui permettra à un jeune
du Kansas de communiquer instantanément
avec un jeune du Caire. Dans
le domaine du développement
économique, nous créerons
un nouveau corps de volontaires
des milieux d’affaires
qui formeront des partenariats
avec des homologues de pays
à majorité musulmane.
Je vais aussi accueillir un
Sommet sur l’entrepreneuriat
cette année pour trouver
les moyens d’approfondir
les liens entre les leaders
du monde des affaires, les fondations
et les entrepreneurs sociaux
des États-Unis et des
communautés musulmanes
à travers le monde. Dans
le domaine des sciences et des
technologies, nous établirons
un nouveau fonds pour appuyer
le développement technologique
dans les pays à majorité
musulmane et pour aider à
concrétiser commercialement
des idées pour qu’elles
créent des emplois. Nous
ouvrirons des centres d’excellence
scientifiques en Afrique, au
Moyen-Orient et en Asie du Sud-Est,
et nous nommerons de nouveaux
émissaires pour les sciences
chargés de collaborer
à des programmes qui
mettront au point de nouvelles
sources d’énergie,
créeront des emplois
verts, numériseront les
registres et archives, purifieront
l’eau et produiront de
nouvelles cultures.
Dans le domaine de la santé
au niveau mondial, j’annonce
aujourd’hui une nouvelle
initiative avec l’Organisation
de la conférence islamique
pour éradiquer la polio
et nous intensifierons nos partenariats
avec des communautés
musulmanes pour améliorer
la santé maternelle et
infantile. Tout cela doit être
accompli en partenariat. Les
Américains sont prêts
à se joindre aux citoyens
et gouvernements, aux organisations
communautaires, aux dirigeants
religieux et aux entreprises
dans les communautés
musulmanes du monde entier afin
d’aider nos populations
à améliorer leur
vie.
Qu’auront nous en
échange de ces cadeaux
? Il pense que nous aurons une
récompense. Nous avons
déjà dépensé
des millions, sans aucune récompense
en vue.
Il ne sera pas facile de régler
les questions dont je viens
de parler. Mais nous avons la
responsabilité de nous
unir pour réaliser le
monde auquel nous aspirons,
un monde où les extrémistes
ne menacent plus notre pays
et où les soldats américains
sont rentrés chez eux,
un monde où les Palestiniens
et les Israéliens vivent
chacun en sécurité
dans un État qui leur
est propre et où l’énergie
nucléaire est utilisée
à des fins pacifiques,
un monde où les gouvernements
servent les intérêts
de leurs citoyens et où
les droits de tous les enfants
de Dieu sont respectés.
Tel est le monde auquel nous
aspirons et nous n’y parviendrons
qu’ensemble. Je sais qu’un
grand nombre de gens –
musulmans et non musulmans –
se demandent si nous arriverons
vraiment à prendre ce
nouveau départ. Certains
veulent attiser les flammes
de la division et entraver le
progrès.
Voir les choses telles
qu’elles sont ne revient
pas à ‘attiser
les flammes de la division’,
mais je suis certain qu’il
va les réunir.
Certains suggèrent que
ça ne vaut pas la peine
; ils avancent qu’il y
aura fatalement des désaccords
et que les civilisations finissent
toujours par s’affronter.
Beaucoup plus ont tout simplement
des doutes. Il y a tellement
de peur, tellement de méfiance
qui se sont accumulées
avec les ans. Mais si nous choisissons
de nous laisser enchaîner
par le passé, nous n’irons
jamais de l’avant.
Je veux particulièrement
le déclarer aux jeunes
de toutes les fois et de tous
les pays, plus que quiconque,
vous avez la possibilité
de ré-imaginer le monde,
de refaire le monde. Nous partageons
tous cette planète pendant
un court instant. À nous
de décider si nous passons
ce temps à nous concentrer
sur ce qui nous sépare
ou si nous nous engageons à
faire ce qu’il faut –
de façon soutenue –
pour trouver un terrain d’entente,
pour nous concentrer sur l’avenir
que nous désirons pour
nos enfants, et pour respecter
la dignité de tous les
êtres humains. Tout ceci
n’est pas simple. Il est
plus facile de se lancer dans
une guerre que de faire la paix.
Il est plus facile de blamer
autrui que de s’examiner
soi-même ; il est plus
facile de voir ce qui nous distingue,
plutôt que ce que nous
avons en commun. Mais il faut
choisir le bon chemin, et non
le plus facile. Il y a une règle
essentielle qui sous-tend toutes
les religions : celle de traiter
les autres comme nous aimerions
être traités. Cette
vérité transcende
les nations et les peuples.
C’est une croyance qui
n’est pas nouvelle, qui
n’est ni noire ni blanche
ni basanée, qui n’est
ni chrétienne ni musulmane
ni juive. C’est une foi
qui a animé le berceau
de la civilisation et qui bat
encore dans le coeur de milliards
d’êtres humains.
C’est la foi dans autrui
et c’est ce qui m’a
mené ici aujourd’hui.
Nous avons le pouvoir de construire
le monde auquel nous aspirons,
mais seulement si nous avons
le courage de prendre un nouveau
départ, en gardant à
l’esprit ce qui a été
écrit. Le Saint Coran
nous dit: ‘Ô hommes!
Nous vous avons créés
d’un mâle et d’une
femelle, et Nous avons fait
de vous des nations et des tribus,
pour que vous vous entre-connaissiez.”
Le Talmud nous dit : ”
Toute la Torah a pour objectif
de promouvoir la paix. ”
La Bible nous dit : ”
Bienheureux les artisans de
paix : ils seront appelés
fils de Dieu. “Les habitants
du monde peuvent cohabiter en
paix. Nous savons que telle
est la vision de Dieu. C’est
maintenant notre tâche
sur cette Terre. Je vous remercie
et que la paix de Dieu soit
avec vous.
Platitudes et naïveté,
mièvrerie et ennui.
Source : http://www.enquete-debat.fr/archives/platitudes-et-naivete-le-discours-du-caire-de-barack-obama/