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Vérités sur l'islam

Des fondements du système islamique aux mécanismes et conséquences de l'islamisation

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Livres de Riposte Laïque en vente :

"Les dessous du voile"

"Résistance Républicaine"


Analyse juridique : pourquoi l’interdiction des minarets ne viole pas la CEDH

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Derniers ajouts:

29.06.2011 Victoire: le Conseil communal refuse de subventionner illégalement la mosquée de Vevey, mais la Municipalité dhimmie n'a pas dit son dernier mot

29.06.2011Pour l’imam du Centre islamique de Lausanne, les terroristes musulmans vont au paradis

19.06.2011 Al-Zawahiri a vécu en Suisse et a donné une conférence à la mosquée de Genève

27.05.2011 Savièse (VS) censure Geert Wilders

20.05.2011 Une initiative pour l'interdiction du voile intégral aboutit au Tessin

17.05.2011 Vevey sur le point de subventionner illégalement la mosquée et d’appliquer la charia

07.05.2011 Grande-Bretagne : des terroristes ont été protégés par crainte d'accusations de racisme

07.05.2011 Vendredi Saint : Prière publique musulmane en plein centre de Rome

07.05.2011 L'appel du muezzin à Milan dans une mosquée des Frères Musulmans

07.05.2011 Grande-Bretagne : l'eau sacrée rapportée de La Mecque est toxique

07.05.2011 Armée: un officier suisse islamiste tenu à l'écart

07.05.2011 Conquête de Rome: le cheikh Al-Qaradawi annonce le programme

27.04.2011 Appels au crime et à la violence sur le site du Centre islamique de Lausanne : le MOSCI dépose une plainte

18.04.2011 Tessin: lancement d’une initiative populaire pour l’interdiction du voile intégral

18.04.2011Brésil : un jihadiste massacre des enfants à Rio

18.04.2011Espagne: la ville de Salt craque après un premier mort

18.04.2011La Tunisie sera-t-elle voilée ?

08.04.2011La manifestation pour le renversement de la démocratie prévue le 9 avril à Paris est enfin interdite

06.04.2011 Une mosquée de Nanterre diffuse l’appel du muezzin

06.04.2011 Victime d'un viol collectif aux EAU, une Australienne fait 8 mois de prison pour adultère

06.04.2011 Islam et susceptibilité contextuelle : la Weltwoche réprimée par le Conseil suisse de la presse

06.04.2011 Italie : Intifada pour les moins de 18 ans à Lampedusa

21.03.2011 Le CMMS courtise le monde politique: les prises de positions des représentants des partis

21.03.2011Au Califat d’Espagne, l’islam interdit les chiens dans les bus

15.03.2011 La salle du Grand conseil vaudois louée aux subordonnés de Kadhafi pour prôner la censure

08.03.2011 Les chantres de l’islamisation et de la censure occuperont le Grand consei

l04.03.2011 Sharia4America projette de détruire la Statue de la Liberté et la remplacer par un minaret

04.03.2011 Fusillade à l'aéroport de Francfort: la piste islamiste

04.03.2011 Une activiste islamiste candidate à Vernier (GE) sur la liste des Verts

01.03.2011 Antisémitisme arabo-musulman: un juif molesté vers la synagogue de Lausanne

01.03.2011Une émission égyptienne pour enfants : "Libérer Jérusalem des Juifs répugnants"

28.02.2011 Dhimmitude: Marlène Bérard, candidate à la Municipalité lausannoise porte le voile islamique

25.02.2011 Le Conseil de l'Europe met en garde contre le multiculturalisme

25.02.2011 Le FBI poursuivi en justice pour avoir enquêté dans une mosquée

25.02.2011On attend jusqu'à 300'000 réfugiés en provenance de Libye et d'Afrique du Nord

21.02.2011 Le CMMS courtise le monde politique

16.02.2011 Autriche : Elisabeth Sabaditsch-Wolff condamnée pour blasphème

16.02.2011 Contrairement à ce qu'affirme Etienne Grisel, le Code pénal est insuffisant à poursuivre les encouragements publics au crime provenant d'imams.

14.02.2011 GB : Caméra cachée dans les écoles islamiques où l’élite de demain est formée

14.02.2011 La sécularisation dans une société musulmane est l'équivalent de l'apostasie

07.01.2011 Le MOSCI rappelle que l’islamiste Larbi Guesmi, prétendant s’excuser de ses propos appelant au terrorisme, avait déjà tenu des propos analogues auparavant

03.01.2011 Al-Qaradhawi : "Tous devraient mener le djihad" ; "je suis contre le processus de paix"

03.01.2011 Le Grand Mufti Saoudien: "les membres d'al-Qaïda déshonorent l'islam…en se déguisant en femmes"

03.01.2011 L’imam neuchâtelois Larbi Guesmi fait à nouveau l’apologie du terrorisme

 

Les incontournables:

Télécharger le rapport Obin (islam dans les écoles françaises)

Télécharger le rapport Denece (leproblème de l'islam dans les banlieues)

L'Occident face à l'islam militant

Eurabia au Conseil de l'Europe (Resolution 1605)

17.10.2010 Les tribunaux islamiques de Grande-Bretagne légitiment des viols

01.10.2010 Le Président du MOSCI acquitté : la critique de l'islam n'est pas du racisme
01.10.2010 C'est 50 attaques d'envergure qui ont été déjouées depuis 2001 en Europe

11.10.2010 Les risques de la finance islamique : flash-back sur les déboires de Dubaï

01.10.2010 Le Président du MOSCI acquitté : la critique de l'islam n'est pas du racisme
01.10.2010 C'est 50 attaques d'envergure qui ont été déjouées depuis 2001 en Europe

25.09.2010 Point de vue d'un professeur de droit sur l'interdiction du voile intégral

19.08.2010 L'interdiction du voile à l'école saint-galloise fait tache d'huile

05.07.2010 Résolution 1743 contre l'islamophobie adoptée par le conseil de l'Europe : limitation de la liberté d'expression

02.07.2010 De l'apologie du martyr à l'incitation au crime: les appels au Jihad ont-ils dorénavant droit de cité à Genève ?

11.06.2010 Kadhafi : “les musulmans vont hériter de l’Europe; La Turquie sera un cheval de Troie”

11.06.2010 Turquie : le chef de l’Église catholique a été égorgé.

12.05.2010 Eurabia: La "feuille de route" de l'UE prévoit de dynamiser l'immigration en provennce du monde arabo-musulman

05.05.2010 Diffamation des religions: Fribourg persiste et signe suite au recours du MOSCI

24.03.2010 L’ambassade belge en Suisse soutient l’islamisation du marché

13.03.2010 Nigeria: des musulmans massacrent des chrétiens, on parle de près de 500 victimes

01.03.2010 Flash-back : les minarets sont interdits en Suisse depuis maintenant 3 mois


05.03.2010 Pakistan : Un couple de chrétiens condamnés à 25 ans de prison pour avoir touché le Coran sans s'être préalablement lavé les mains

11.02.2010 Allemagne : appel du muezzin autorisé à Rendsburg

05.02.2010 16 ans, enterrée vivante pour laver l' "honneur" de la famille

05.02.2010 Suède : Les juifs persécutés fuient la ville de Malmö

Et si Mahomet n'avait jamais existé ?

Falsifier la Science pour faire de la Mecque le centre du monde

Calmy-Rey, voile et propagande

Bibliographie

Analyse du recueil 1 du Conseil européen des fatwas

Arrêt du Refah (CEDH, 31 juillet 2001)

ONU: interdiction de critiquer la charia

1/3 des musulmans justifient le meurtre, 40% veulent la charia

Reportage: islam, ce que l'Occident doit savoir

La police britannique étudiera la Charia

GB: l'Eglise et le Gouvernement pour l'application de la Charia

GB: ne dites plus "terrorisme islamique", mais "activité anti-islamique"

Autriche: une politicienne risque 2 ans de prison pour insulte à l'islam

Egypte: vaut-il mieux être orphelin dans l'islam qu'enfant d'une Chrétienne?

TV palestinienne: manipulation, négationisme et appel à la haine

 


Publications plus anciennes

(de août à décembre 2010)

 

25.12.2010 Campagne islamiste d'affichage anti-Noël ¨

25.12.2010 Special Noël aux quatre coins du Dar al-islam

22.12.2010 Le drapeau du jihad flotte parmi les manifestants contre les Assises sur l’islamisation

22.12.2010 Al Qaïda revendique l'attentat de Stockholm et appelle à gâcher les Fêtes par de fausses alertes

11.12.2010Dhimmi du mois de novembre : Grégoire III Lahham, Patriarche de l'Eglise grecque au Liban

11.12.2010 Canada : un Institut Mahomet de l'espace

11.12.2010 1/4 des anciens détenus de Guantanamo se sont engagés dans des activités terroristes

06.12.2010 Quand Noël devient tabou

06.12.2010 Qui veut plus d'islam et de charia dans la vie politique ?

04.12.2010 Fribourg : le Préfet confirme les accusations de " diffamation des religions " contre le MOSCI

03.12.2010 OCI : Selon le secrétaire-général de l'organisation l'Occident complote contre l'Islam

02.12.2010Kadhafi réitère son chantage à l'Europe : payer 5 milliards d'€ par an ou subir une invasion islamique débridée

02.12.2010 Les visées néo-ottomanes de la Turquie

02.12.2010 Grande-Bretagne: un homme condamné à une amende de 230 euros pour insultes à Allah

01.12.2010 Blancho, le militant pro-charia et ami supposé d’Al-Qaida espère être soutenu par les Suisses pour ré-autoriser les minarets

01.12.2010 Autorité Palestinienne : “le Mur des Lamentations, c’est musulman”

29.11.2010 Interdiction des minarets : joyeux anniversaire

26.11.2010 La rue Timbaud à Paris, fief islamiste

26.11.2010 Mosquée de Gound zero : nouvelle provocation de l’imam Rauf

26.11.2010 Grande-Bretagne : Une élève de 15 ans arrêtée par la police pour avoir posté une vidéo d'un coran brûlé sur Facebook

25.11.2010 Raymond Ibrahim : Comment la taqiyya modifie pour l’islam les règles de la guerre

23.11.2010 Dix terroristes islamiques arrêtés : ils préparaient un attentat en Belgique

23.11.2010 Les châtiments de la charia inculqués à des enfants anglais

23.11.2010 Poursuivie pour avoir critiqué l'islam: interview de l'Autrichienne Elisabeth Sabaditsch-Wolff

23.11.2010 Les chrétiens d'Irak à nouveau visés

19.11.2010Asia Bibi, une chrétienne condamnée à mort pour « blasphème » (= pour avoir comparé Jésus et Mahomet)

19.11.2010Italie: un musulman tente d'assassiner un juif au son des "Allah Akbar" à l'Université de Gênes

19.11.2010Canada : Selon un rapport officiel, des islamistes visent à établir une "société parallèle"

19.11.2010La République islamique d’Iran, le nouvel Eldorado des nazis

08.11.2010USA : Un conseiller du Homeland Security lié aux Frères musulmans et au Hamas

08.11.2010 Turquie : L'armée boude une cérémonie officielle à cause des femmes voilées

 


 

 

 

 

 

 

 

 

08.07.2010 Platitudes et naïveté : le discours du Caire de Barack Obama

 
 

Vu les actualités au sujet de l’asservissement de la Nasa aux intérêts de l’Islam décidé par Obama, il semble intéressant de (re-)découvrir le fameux discours qu’a tenu Obama au Caire il y a un an (avec les commentaires de Robert Spencer).

Robert Spencer (photo ci-contre) est un auteur américain spécialiste de l’islam et du terrorisme. Il dirige entre autres le site Jihad Watch. Voici le texte historique du discours d’Obama au Caire, le 4 juin 2009, agrémenté, en italique, de ses commentaires . Un an après les faits, la critique reste d’actualité (traduction exclusive par Yann pour Enquête et débat, pour lire l’original en anglais, cliquer ici)

————————-

« C’est pour moi un honneur de me trouver dans cette ville intemporelle qu’est le Caire et d’être reçu par deux institutions remarquables. Depuis plus de mille ans, Al-Azhar est un haut lieu de transmission du savoir dans le monde musulman,

Ainsi le Grand Sheick, Mohammad Sayyid Tantawi, haute autorité spirituelle de l’université d’Al-Azhar, a, en 2003, légitimé, sur des bases islamiques, le principe des attentats suicide.

et, depuis plus d’un siècle, l’université du Caire est une source de progrès pour l’Égypte. Ensemble, vous représentez l’harmonie entre la tradition et le progrès. Je vous suis reconnaissant de votre hospitalité et de celle du peuple égyptien. Je suis fier aussi de vous transmettre la bonne volonté du peuple américain et une salutation de paix de la part des communautés musulmanes de mon pays : “Salamm aleïkoum“.

Selon l’observance stricte de la sharia, un musulman ne doit prononcer ces mots (que la paix soit sur toi) qu’à un musulman. A destination d’un non musulman, il conviendrait de dire ‘que la paix soit sur ceux qui sont bien guidés’, en un mot les musulmans. La loi islamique ne dit mot lorsque un président non musulman, naïf et islamophile accueille les musulmans de la sorte.

Notre rencontre survient à un moment de grande tension entre les États-Unis et les musulmans du monde entier – tension ancrée dans des forces historiques qui dépassent le cadre des débats actuels de politique générale. Les relations entre l’islam et l’Occident se caractérisent par des siècles de coexistence et de coopération, mais aussi par des conflits et des guerres de religion. Dans un passé relativement plus récent, les tensions ont été nourries par le colonialisme qui a privé beaucoup de musulmans de droits et de chances de réussir, ainsi que par une guerre froide qui s’est trop souvent déroulée par acteurs interposés, dans des pays à majorité musulmane et au mépris de leurs propres aspirations. En outre, les mutations de grande envergure qui sont nées de la modernité et de la mondialisation ont poussé beaucoup de musulmans à voir dans l’Occident un élément hostile aux traditions de l’islam.

‘Coexistence et de coopération’ ? Quand ? Où exactement ? A noter qu’Obama présente seulement des épisodes qui, selon lui, ont agressé le monde islamique. Pas un mot sur la doctrine du jihad, pas un mot sur l’hégémonisme islamique et l’impératif de combattre les incroyants et de soumettre les non-musulmans à la dhimmitude. Pas un mot sur la culture de haine et de mépris pour les non-musulmans qui existait bien avant le développement de l’américanisation de la culture n’imprègne le monde (‘modernité et de la mondialisation’) et qu’Obama avance comme responsable de l’hostilité du monde musulman contre l’Occident.

Des extrémistes violents ont exploité ces tensions auprès d’une minorité de musulmans, qui pour être réduite n’en est pas moins puissante. Les attentats du 11 septembre 2001, conjugués à la poursuite des actions violentes engagées par ces extrémistes contre des civils, ont amené certains dans mon pays à juger l’islam inévitablement hostile non seulement à l’Amérique et aux pays occidentaux, mais aussi aux droits de l’homme. La peur et la méfiance se sont ainsi accentuées.

L’idée selon laquelle les jihadistes seraient une petite mais agissante minorité est un dogme universel, contestable en vérité. Cette évidence qu’Obama semble prendre pour sienne est elle-même tendancieuse (Cf. l’épisode où Dalia Mogahed, alors conseillère d’Obama, et John Esposito ont concocté à leur propres sauces les données du monde islamique pour gonfler le nombre de modérés. LIEN / http://www.jihadwatch.org/2008/05/who-speaks-for-islam-how-esposito-and-mogahed-cooked-their-data-to-increase-the-number-of-muslim-mod.html).

Et bien sûr, il ne faudrait nullement ne considérer que les ‘attentats du 11 septembre 2001, conjugués à la poursuite des actions violentes engagées par ces extrémistes contre des civils’ pour expliquer ce qui a ‘amené certains dans mon pays à juger l’islam inévitablement hostile non seulement à l’Amérique et aux pays occidentaux, mais aussi aux droits de l’homme’. Il s’agit de prendre en compte les textes et enseignements islamiques qui ont inspiré ces attaques et ont alimenté cette perception. Mais Obama n’innove en rien en dédaignant se pencher sur de tels textes. Il s’inscrit dans le sillage de Georges W. Bush et tout homme politique, analyste, diplomate ayant une quelconque influence aux Etats-Unis.

Tant que notre relation restera définie par nos différences, nous donnerons du pouvoir à ceux qui sèment la haine et non la paix et qui encouragent le conflit au lieu de la coopération qui peut aider nos deux peuples à connaître la justice et la prospérité. C’est ce cycle de la méfiance et de la discorde qui doit être brisé.

Platitudes.

Je suis venu ici au Caire en quête d’un nouveau départ pour les États-Unis et les musulmans du monde entier, un départ fondé sur l’intérêt mutuel et le respect mutuel, et reposant sur la proposition vraie que l’Amérique et l’islam ne s’excluent pas et qu’ils n’ont pas lieu de se faire concurrence. Bien au contraire, l’Amérique et l’islam se recoupent et se nourrissent de principes communs, à savoir la justice et le progrès, la tolérance et la dignité de chaque être humain.

Aucun mot bien sûr sur la Shariah, qui conteste la dignité d’être humain aux femmes ou non-musulmans en niant leurs droits les plus fondamentaux.

Ce faisant, je reconnais que le changement ne se produira pas du jour au lendemain. Il y a eu beaucoup de publicité à propos de mon discours, mais aucun discours ne peut éradiquer des années de méfiance, et dans l’espace de cet après-midi, je n’ai pas la réponse non plus aux questions complexes qui nous ont menés au point où nous sommes maintenant.

A nouveau, il suggère qu’il est de sa responsabilité et de celle des Etats-Unis de dissiper les incompréhensions que les Musulmans ont contre l’Occident. Il n’est pas de la responsabilité des Musulmans de faire quoi que ce soit pour gagner la confiance des Etats-Unis ou de l’Occident en général.

Mais je suis convaincu que pour aller de l’avant, nous devons dire ouvertement entre nous ce que nous recelons dans notre coeur et que trop souvent nous n’exprimons qu’à huis clos. Nous devons consentir un effort soutenu afin de nous mettre à l’écoute et d’apprendre les uns des autres ; de nous respecter mutuellement et de rechercher un terrain d’entente. Comme le dit le Saint Coran,

Saint !

” Crains Dieu et dis toujours la vérité “. C’est ce que je vais essayer de faire aujourd’hui – de dire la vérité de mon mieux, rendu humble par la tâche qui nous attend et ferme dans ma conviction que les intérêts que nous partageons parce que nous sommes des êtres humains sont beaucoup plus puissants que les forces qui nous séparent. Cette conviction s’enracine en partie dans mon vécu. Je suis chrétien, mais mon père était issu d’une famille kényane qui compte des générations de musulmans.

A noter qu’il évite de préciser que son père était musulman, afin de noyer tout soupçon d’apostasie.

Enfant, j’ai passé plusieurs années en Indonésie où j’ai entendu l’appel à la prière (azan) à l’aube et au crépuscule. Jeune homme, j’ai travaillé dans des quartiers de Chicago où j’ai côtoyé beaucoup de gens qui trouvaient la dignité et la paix dans leur foi musulmane. Féru d’histoire, je sais aussi la dette que la civilisation doit à l’islam. C’est l’islam – dans des lieux tels qu’Al-Azhar -, qui a brandi le flambeau du savoir pendant de nombreux siècles et ouvert la voie à la Renaissance et au Siècle des Lumières en Europe.

C’est de l’innovation au sein des communautés musulmanes (Applaudissements) – c’est de l’innovation au sein des communautés musulmanes que nous viennent l’algèbre, le compas et les outils de navigation, notre maîtrise de l’écriture et de l’imprimerie, notre compréhension des mécanismes de propagation des maladies et des moyens de les guérir. La culture islamique nous a donné la majesté des arcs et l’élan des flèches de pierre vers le ciel, l’immortalité de la poésie et l’inspiration de la musique, l’élégance de la calligraphie et la sérénité des lieux de contemplation. Et tout au long de l’histoire, l’islam a donné la preuve, en mots et en actes, des possibilités de la tolérance religieuse et de l’égalité raciale.

L’idée que la culture islamique fut jadis phare de la connaissance, des lumières est un lieu commun. En réalité, tout cela est exagéré pour des raisons apologétiques évidentes. L’astrolabe a été développé, du moins améliorée, bien avant que Mahommet ne vienne au monde. Le zéro, qui est souvent attribué aux musulmans, et ce que nous désignons aujourd’hui communément sous l’expression de chiffres arabes n’est pas issue d’Arabie mais de l’Inde pré-islamique.

Le legs d’Aristote a été préservé en arabe non par des musulmans, mais par des Chrétiens tels que Probus d’Antioche qui a introduit Aristote au monde arabe. Un autre chrétien, Huneyn ibn-Ishaq (809-974) a traduit beaucoup d’œuvres d’Aristote, Galien, Platon, Hippocrate en syrien. Son fils l’a ensuite traduit en arabe. Le syrien chrétien Yahya ibn ‘Adi (893-974) a aussi traduit les philosophes en arabe et produisit la Réforme de la morale. Son disciple, un autre chrétien, Abu Ali Isa ibn Zur’a (943-1008), fit de même.

Le premier traité de médecine en langue arabe fut écrit par un prêtre chrétien et traduit en arabe par un médecin juif en 683. Le premier hôpital fut érigé à Bagdad sous le califat Abbaside, non par un musulman mais par un chrétien nestorien. Une école médicale de pointe fut fondée à Gundeshapur en Perse par des chrétiens assyriens. En somme, il fut un temps où la culture islamique était plus avancée que celle des Européens, mais cette supériorité correspond exactement à la période à laquelle les Musulmans étaient capables de parachever les avancées poursuivies par les Byzantins et les représentants des autres civilisations.

Or quand les seigneurs de guerre musulmans ont écrasé leur peuples, et quand les communautés juives et chrétiennes ont alors été dépouillées de leurs richesses matérielles, intellectuelles et soumises par la force, l’islam inaugura une période de déclin intellectuel qui ne s’est jamais terminée.

Je sais aussi que l’islam a de tout temps fait partie de l’histoire de l’Amérique. C’est le Maroc qui fut le premier pays à reconnaître mon pays. En signant le traité de Tripoli en 1796, notre deuxième président, John Adams, nota ceci : ” Les États-Unis n’ont aucun caractère hostile aux lois, à la religion ou la tranquillité des musulmans. ”

Bien évidemment. Mais une proclamation allant dans le sens inverse serait-elle vraie?

Depuis notre fondation, les musulmans américains enrichissent les États-Unis. Ils ont combattu dans nos guerres, servi le gouvernement, pris la défense des droits civils, créé des entreprises, enseigné dans nos universités, brillé dans le domaine des sports, remporté des prix Nobel, construit notre plus haut immeuble et allumé le flambeau olympique.

Arrêtez-moi si je me trompe, mais n’aurait-il pas été plus juste pour Obama de dire ‘remporté un prix Nobel’ ? Ahmed Zewail n’est-il pas en effet le seul musulman américain a l’avoir eu ?

Et, récemment, le premier Américain musulman qui a été élu au Congrès a fait le serment de défendre notre Constitution sur le Coran que l’un de nos Pères fondateurs, Thomas Jefferson, conservait dans sa bibliothèque personnelle.

J’ai un coran en arabe et 19 de ses traductions différentes dans mon bureau (18 en Anglais, une en Espagnol). Je ne suis pas certains que le fait que Jefferson avait un exemplaire du Coran dans sa bibliothèque induise nécessairement ce qu’Obama cherche à montrer.

J’ai donc connu l’islam sur trois continents avant de venir dans la région où il a été révélé pour la première fois. Cette expérience guide ma conviction que le partenariat entre l’Amérique et l’islam doit se fonder sur ce qu’est l’islam, et non sur ce qu’il n’est pas,

Tout à fait d’accord !

et j’estime qu’il est de mon devoir de président des États-Unis de combattre les stéréotypes négatifs de l’islam où qu’ils se manifestent.

En supposant que de tels stéréotypes existent vraiment, et que la négativité envers l’islam parmi les non-musulmans ne soit pas qu’une réaction à la violence jihadiste et à l’hégémonie islamique, en quoi est-ce notre responsabilité ? N’est-il pas de la responsabilité d’un président de combattre les préjugés négatifs à l’encontre des chrétiens présentés tels que des racistes attardés ? N’est-il pas de sa responsabilité de combattre les préjugés négatifs à l’encontre des Indiens, des Juifs, des afro-américains, des sudistes, des Californiens ? Ou n’est-ce pas plutôt son unique responsabilité que de combattre les préjugés contre l’islam ? Si ce dernier point est exact, pourquoi ? Sur quelles bases ? Pour quelle raison ?

Or ce même principe doit s’appliquer à la façon dont l’Amérique est perçue par les musulmans. Tout comme les musulmans ne se résument pas à un stéréotype grossier, l’Amérique n’est pas le stéréotype grossier d’un empire qui n’a d’autre intérêt que le sien. Les États-Unis représentent l’une des plus grandes sources de progrès que le monde ait connues. Nous sommes nés d’une révolution contre un empire ; nous sommes fondés sur l’idéal de l’égalité de tous et nous avons versé de notre sang et combattu pendant des siècles pour donner un sens à ces mots – sur notre territoire et à travers le monde. Nous sommes façonnés par chaque culture, issus des quatre coins du monde et acquis à un concept simple : E pluribus unum: ” De plusieurs peuples, un seul “.

Bien, mais peut mieux faire. Il aurait dû non pas seulement souligner nos principes fondateurs, mais surtout le fait que les Etats-Unis est le seul pays a avoir pris sur soi pour soutenir ses ennemis vaincus. Les Etats-Unis ont versé des milliards pour tenter d’aider les sociétés islamiques – bien que cet argent ait souvent été dépensé de manière ingénue et maladroite, il ne faut pas oublier les intentions premières. Il aurait été bon qu’Obama le précise.

Qu’un Américain d’origine africaine et ayant pour nom Barack Hussein Obama ait pu être élu président a fait couler beaucoup d’encre.

A noter qu’ici, il n’est pas ‘raciste’ et ‘islamophobe’ de préciser le deuxième prénom du président.

Mais mon parcours n’est pas unique. Le rêve des chances de réussir ne s’est pas concrétisé pour tous en Amérique, mais cette promesse demeure pour tous ceux qui débarquent sur nos rivages – y compris les quelques sept millions de musulmans américains qui vivent aujourd’hui dans notre pays et dont le revenu et le niveau d’éducation, disons-le, sont supérieurs à la moyenne.

‘Quelques sept millions de musulmans américains’ : il fait ici sien le chiffre gonflé des groupes de pressions musulman pour des raisons politiques évidentes.

En outre, la liberté en Amérique est indissociable de celle de pratiquer sa religion. C’est pour cette raison que chaque État de notre union compte au moins une mosquée et qu’on en dénombre plus de mille deux cents sur notre territoire. C’est pour cette raison que le gouvernement des États-Unis a recours aux tribunaux pour protéger le droit des femmes et des filles à porter le hijab et pour punir ceux qui leur contesteraient ce droit.

(Applaudissements)

Le doute n’est pas permis : l’islam fait bel et bien partie de l’Amérique. Et je suis convaincu que l’Amérique contient en elle la proposition vraie qu’indépendamment de notre race, de notre religion ou de notre condition sociale nous aspirons tous à la même chose – vivre dans la paix et la sécurité ; faire des études et travailler dans la dignité ; aimer notre famille, notre communauté et notre Dieu. C’est cela que nous avons en commun. C’est l’espoir de l’humanité tout entière.

Platitudes et naïveté. Aucun rappel des programmes islamistes qui nient à beaucoup le droit de vivre dans la dignité, mais je suis sûr qu’il ne croit même pas qu’un tel programme puisse exister.

Certes, notre tâche commence seulement quand nous avons pris conscience de notre humanité commune. Ce n’est pas par des paroles que nous pouvons répondre aux besoins de nos peuples. Nous ne pourrons les satisfaire qu’à condition d’agir avec audace dans les années à venir et de comprendre que nous nous heurtons à des défis communs et qu’en nous abstenant d’y faire face c’est à nous tous que nous faisons tort.

Platitudes.

Car nous en avons fait récemment l’expérience : quand le système financier d’un pays particulier s’affaiblit, la prospérité est mise à mal partout. Quand une nouvelle grippe infecte un seul être humain, nous courons tous un risque. Quand un pays particulier tente de se doter d’une arme nucléaire, le risque d’attaque nucléaire augmente dans toutes les nations. Quand des extrémistes violents sévissent dans une certaine région de montagnes, les populations situées par-delà l’océan sont mises en danger. Et quand des innocents en Bosnie et au Darfour sont massacrés, c’est notre conscience collective qui est souillée.

Il désigne deux localités où, selon lui, les principales victimes sont musulmanes.

Vivre ensemble dans le monde, voilà ce que cela signifie au vingt et unième siècle. C’est la responsabilité que nous avons les uns envers les autres en tant qu’êtres humains. C’est une responsabilité difficile à assumer. Car l’histoire de l’humanité est trop souvent le récit de nations et de tribus – et admettons-le, de religions – qui s’asservissent en visant leur propre intérêt.

Bien sûr, et souvent ces religions l’ont fait sous couvert de l’impératif divin de cantonner les non-musulmans à la soumission (Coran 9:29).

Mais dans cette ère nouvelle, une telle attitude est auto-destructrice. Au vu de notre interdépendance, tout ordre mondial qui élève un pays ou un groupe d’individus au détriment d’un autre est inévitablement voué à l’échec. Quelle que soit notre opinion du passé, nous ne devons pas en être prisonniers. Nous devons régler nos problèmes par le biais du partenariat et partager nos progrès.

Dans la perspective d’un tel partenariat, il ne fait nul doute qu’Obama a fait tout son possible pour que les frères musulmans assistent à son discours (http://www.jihadwatch.org/2009/06/us-invites-muslim-brotherhood-to-obama-speech.html). Ces mêmes frères musulmans dont l’objectif est, selon leurs propres mots, ‘d’éliminer et de détruire la civilisation occidentale de l’intérieur et de saboter sa misérable demeure par leurs mains et les mains des croyants et que la religion de dieu soit victorieuse des autres religions.’ Faut-il compter cela comme une tentative d’élever ‘un pays ou un groupe d’individus au détriment d’un autre’ ?

Il ne faut pas en conclure que nous devrions faire sembler d’ignorer les sources de tension.

Bien entendu !

C’est l’inverse qui nous est suggéré : nous devons affronter carrément ces tensions. Dans cet esprit, permettez-moi de m’exprimer aussi clairement et aussi simplement que possible sur certaines questions précises auxquelles nous devons maintenant faire face ensemble. La première est celle de l’extrémisme violent sous toutes ses formes. À Ankara, j’ai fait clairement savoir que l’Amérique n’est pas – et ne sera jamais – en guerre contre l’islam. En revanche, nous affronterons inlassablement les extrémistes violents qui font peser une menace grave sur notre sécurité. Parce que nous rejetons ce que rejettent les gens de toutes confessions : le meurtre d’hommes, de femmes et d’enfants innocents. Et il m’incombe d’abord, en tant que président, de protéger le peuple américain.

Malheureusement, la définition d’’innocent’ n’est pas la même pour tous et partout. Certains jihadistes ne considèrent ainsi pas les non-musulmans comme innocents (http://www.jihadwatch.org/2006/12/british-muslim-leader-only-muslims-are-innocent.html). C’est un point d’importance, puisque Obama soutient les Musulmans dans leur opposition au massacre d’innocents, désignant ainsi les victimes américaines du 11 septembre ; or beaucoup au sein de l’audience ne sont pas la même représentation de l’innocence.

La situation qui prévaut en Afghanistan illustre les objectifs de l’Amérique et la nécessité de collaborer tous ensemble. Voilà maintenant plus de sept ans, forts d’un large appui de la communauté internationale, les États-Unis ont donné la chasse à Al-Qaïda et aux talibans. Nous avons agi de la sorte non par choix, mais par nécessité. Je suis conscient que d’aucuns mettent encore en question ou même justifient les événements du 11 Septembre. Mais soyons clairs : Al-Qaïda a tué près de trois mille personnes ce jour-là. Ses victimes étaient des hommes, des femmes et des enfants innocents, venus d’Amérique et de beaucoup d’autres pays, et qui n’avaient rien fait à personne. Mais Al-Qaïda a choisi de les tuer sans merci, de revendiquer les attentats et il réaffirme aujourd’hui encore sa détermination à commettre d’autres meurtres à une échelle massive. Ce réseau a des membres dans de nombreux pays et il essaie d’élargir son rayon d’action. Il ne s’agit pas là d’opinions à débattre – ce sont des faits à combattre. Eh bien, ne vous y trompez pas : nous ne voulons pas laisser nos soldats en Afghanistan. Nous ne cherchons pas – nous ne cherchons pas à y établir des bases militaires. Il nous est douloureux pour l’Amérique de perdre ses jeunes gens et ses jeunes femmes. La poursuite de ce conflit s’avère coûteuse et politiquement difficile. Nous ne demanderions pas mieux que de rapatrier tous nos soldats, jusqu’au dernier, si nous avions l’assurance que l’Afghanistan et maintenant le Pakistan n’abritaient pas d’éléments extrémistes déterminés à tuer le plus grand nombre possible d’Américains. Mais ce n’est pas encore le cas. C’est pourquoi nous oeuvrons en partenariat avec une coalition de 46 pays. Malgré les coûts en cause, la volonté de l’Amérique ne va pas fléchir. Assurément, aucun d’entre nous ne doit tolérer ces éléments extrémistes. Ils ont fait des morts dans beaucoup de pays. Ils ont tué des gens de toutes religions – et surtout des musulmans. Leurs actions sont irréconciliables avec les droits de l’homme, le progrès des nations et l’islam. Le Saint Coran nous enseigne que quiconque tue un innocent tue l’humanité tout entière, et que quiconque sauve quelqu’un, sauve l’humanité tout entière.

Comme expliqué auparavant, il cherche à satisfaire l’audience musulmane, sur la base de prémices qui ne sont pas partagés par tous. Malheureusement, sa référence coranique (5.32-5 :33) ne continue pas sur la même envolée spirituelle, puisqu’elle amorce la légitimation de la crucifixion et de l’amputation de ceux qui contestent Allah et Mahomet.

La foi enracinée de plus d’un milliard d’habitants de la planète est tellement plus vaste que la haine étroite de quelques-uns. Quand il s’agit de combattre l’extrémisme violent, l’islam ne fait pas partie du problème – il constitue une partie importante de la marche vers la paix.

Aucune mention, aucune conscience de l’impératif inhérent aux écrits et enseignements islamiques d’asservir les infidèles.

Nous savons en outre que la puissance militaire ne va pas à elle seule résoudre les problèmes qui se posent en Afghanistan et au Pakistan. C’est pour cette raison que nous comptons investir 1,5 milliard de dollars par an, au cours des cinq prochaines années, dans la construction d’écoles et d’hôpitaux, de routes et d’entreprises, en partenariat avec les Pakistanais, ainsi que des centaines de millions de dollars pour venir en aide aux personnes déplacées. C’est pour cette raison encore que nous fournissons plus de 2,8 milliards de dollars aux Afghans afin de les aider à développer leur économie et à prodiguer les services dont la population a besoin.

Si l’on se base sur le postulat douteux que la violence jihadiste est une réaction aux entreprises américaines, l’idée d’une bienveillance américaine viendrait alors mettre fin aux mauvais rêves. Le Mufti sud-africain Ebrahim Desai, l’imam d’un site internet du type ‘posez vos questions à l’imam’, a un jour été relancé : ‘L’Occident est souvent critiqué par les Musulmans pour de multiples raisons, comme celle de laisser les femmes travailler. Mais l’Occident ne doit-il pas aussi être remercié car c’est souvent lui qui intervient quand les musulmans sont torturés, ils ont empêché Milosevic de massacrer les musulmans, ils sont les premiers à envoyer de l’aide dès qu’il y a une inondation, ils interviennent en Israël pour condamner le massacre de Musulmans, alors doit-on prendre en compte de tels efforts ?’ La réponse de Desai est brève : ‘En un mot, les kuffars (incroyants) ne sont pas dignes de confiance quoi qu’ils fassent. Ils ont leur propre intérêt’. Il s’agit de l’opinion d’un individu , certes. Mais c’est un avis profondément ancré dans les traditions islamiques et il serait bien naïf de les balayer d’un revers de main. Le Coran contient un avertissement envers ceux qui entretiennent ‘l’amitié avec des incroyants… Si seulement ils croyaient en Allah, son prophète et à ce qui lui fut révélé, ils ne les auraient jamais pris pour ami ou protecteur, mais la plupart sont rebelles et malfaisants (5:80-81). Il précise en outre que ‘ni les Juifs, ni les Chrétiens ne seront jamais satisfaits de toi, jusqu’à ce que tu suives leur religion (2:120). Ce sont ici mot qu’Obama devrait méditer.

Je voudrais aussi aborder le dossier de l’Irak. Contrairement à la guerre en Afghanistan, la guerre en Irak est le résultat d’un choix, lequel a provoqué des différences marquées dans mon pays et à travers le monde. Tout en étant convaincu que le peuple irakien a gagné au bout du compte à être libéré de la tyrannie de Saddam Hussein, je crois aussi que les événements en Irak ont rappelé à l’Amérique la nécessité de recourir à la diplomatie et de construire un consensus international pour résoudre ses problèmes à chaque fois que c’est possible. De fait, nous avons en mémoire les propos de Thomas Jefferson, qui disait ceci : ” J’espère que notre sagesse grandira avec notre puissance et qu’elle nous enseignera que moins nous utiliserons cette dernière, plus elle fera de l’effet. “

Aujourd’hui, l’Amérique possède une double responsabilité : aider l’Irak à se forger un avenir meilleur et laisser l’Irak aux Irakiens. J’ai fait clairement savoir au peuple irakien que nous ne cherchons nullement à établir des bases en Irak ni à revendiquer son territoire ou ses ressources. La souveraineté de l’Irak appartient à l’Irak. C’est pour cette raison que j’ai ordonné le retrait de nos brigades de combat d’ici au mois d’août de l’année prochaine. C’est pour cette raison que nous allons honorer l’accord que nous avons conclu avec le gouvernement irakien, élu démocratiquement, concernant le retrait de nos troupes de combat des villes irakiennes d’ici au mois de juillet et de toutes nos troupes du territoire irakien d’ici à 2012. Nous aiderons l’Irak à former ses forces de sécurité et à développer son économie.

Mais c’est en tant que partenaires, et jamais en tant que protecteurs, que nous apporterons notre appui à un Irak sécurisé et uni. Enfin, tout comme l’Amérique ne tolérera jamais la violence des extrémistes, elle ne doit jamais altérer ni oublier ses principes. Les événements du 11 Septembre ont infligé un traumatisme considérable à notre pays. La peur et la colère qu’ils ont provoquées sont compréhensibles, mais dans certains cas ces sentiments nous ont conduits à agir de manière contraire à nos traditions et à nos idéaux. Nous prenons maintenant des mesures concrètes pour rectifier cette situation. J’ai interdit sans équivoque l’usage de la torture par les États-Unis et j’ai ordonné la fermeture de la prison à Guantanamo Bay d’ici au début de l’année prochaine. L’Amérique va donc se défendre, dans le respect de la souveraineté des nations et de la primauté du droit. Et nous agirons en ce sens en partenariat avec les communautés musulmanes qui sont elles aussi menacées. Plus vite les extrémistes seront isolés et malvenus dans les communautés musulmanes, plus vite nous connaîtrons tous une sécurité accrue.

Bonne chance. Cela ne s’est pas produit de puis le 11 septembre. Pourquoi cela changerait-il ? Qu’est-ce qui lui permet de le croire ?

La deuxième grande source de tension que nous devons aborder concerne la situation entre les Israéliens, les Palestiniens et le monde arabe. Les liens solides qui unissent l’Amérique à Israël sont bien connus. Cette relation est immuable. Elle se fonde sur des liens culturels et historiques et sur la reconnaissance du fait que l’aspiration à un territoire juif est ancré dans un passé tragique indéniable.

À travers le monde, le peuple juif a été persécuté pendant des siècles et l’antisémitisme en Europe a atteint son paroxysme avec un holocauste sans précédent. Demain, je me rendrai à Buchenwald, qui faisait partie d’un réseau de camps où des Juifs étaient réduits à l’esclavage, torturés, abattus et envoyés aux chambres à gaz par le Troisième Reich. Six millions de Juifs ont été tués – soit un nombre supérieur à celui de toute la population juive d’Israël aujourd’hui. Il est injustifié, ignorant et odieux de nier ce fait. Il est profondément injuste de menacer Israël de destruction, ou répéter de vils stéréotypes sur les Juifs et cela ne sert qu’à évoquer dans l’esprit des Israéliens cette page la plus douloureuse de leur passé et à empêcher de prendre racine la paix à laquelle ont droit les habitants de cette région. Ceci dit, il est également indéniable que le peuple palestinien, qui regroupe des musulmans et des chrétiens, a souffert en quête d’un territoire.

Depuis plus de soixante ans, il connaît la douleur de la dislocation. Beaucoup attendent dans des camps de réfugiés en Cisjordanie, à Gaza et dans des terres voisines de connaître une vie de paix et de sécurité à laquelle ils n’ont jamais eu le droit de goûter. Ils subissent au quotidien les humiliations – grandes et petites – qui accompagnent l’occupation.

Occupation ? Pourquoi personne ne s’est-il jamais enquis de l’occupation égyptienne et jordanienne de la Palestine entre 1948 et 1967 ? Et ces ‘humiliations quotidiennes’ ne seraient sans doute pas si terribles si nombre de Palestiniens ne s’étaient enorgueillis de faire exploser des civils israéliens. Israël a pris soin de protéger ses citoyens. Si les Palestiniens n’étaient pas autant baignés dans une culture de la haine et de la vengeance, ces actions n’auraient pas été nécessaires et appliquées.

Il n’est pas permis d’en douter : la situation du peuple palestinien est intolérable. L’Amérique ne tournera pas le dos à l’aspiration légitime du peuple palestinien à la dignité, aux chances de réussir et à un État à lui.

Intolérable ? Mais n’était-il pas intolérable de pour les Israéliens de vivre tous les jours sous la menace de quotidienne d’exploser près de la pizzeria ou dans le bus ?

Depuis des dizaines d’années, une impasse persiste : deux peuples aux aspirations légitimes, chacun marqué par un passé douloureux qui rend un compromis insaisissable. Il est aisé de pointer un doigt accusateur : les Palestiniens peuvent attirer l’attention sur la dislocation consécutive à la fondation d’Israël, et les Israéliens peuvent dénoncer l’hostilité et les attaques dont le pays a de tout temps fait l’objet à l’intérieur même de ses frontières et par-delà. Mais si nous examinons ce conflit à travers le prisme de l’une ou de l’autre partie, nos oeillères nous cacheront la vérité : la seule résolution consiste à répondre aux aspirations des uns et des autres en créant deux États, où Israéliens et Palestiniens vivront chacun dans la paix et la sécurité.

Un tel Etat sera utilisé pour des attaques à venir contre Israël, tout comme Gaza depuis de retrait des troupes israéliennes. Mais les leçons de l’histoire ne semblent pas peser lourd dans ce genre de calcul.

C’est dans l’intérêt d’Israël, dans l’intérêt de la Palestine, dans l’intérêt de l’Amérique, dans l’intérêt du monde. C’est pourquoi je compte personnellement poursuivre un tel aboutissement avec toute la patience et le dévouement qu’exige cette tâche. Les obligations qu’ont acceptées les parties en vertu de la Feuille de route sont claires. Pour que règne la paix, il est temps que les parties – et que nous tous – se montrent à la hauteur de leurs responsabilités.

Les Palestiniens ne l’ont jamais été. Que va faire Obama pour que cela change ? Apparemment, son idée majeure est d’accroître la pression sur les Israéliens tout en en racontant une bonne :

Les Palestiniens doivent renoncer à la violence. La résistance sous forme de violence et de massacre n’aboutira pas. Les Noirs en Amérique ont souffert du fouet quand ils étaient esclaves et de l’humiliation de la ségrégation. Mais ce ne fut pas la violence qui leur a finalement permis d’obtenir l’égalité des droits dans son intégrité. Ce fut la persévérance ferme et pacifique pour les idéaux au coeur même de la création de l’Amérique. Cette même histoire peut être racontée par des peuples de l’Afrique du sud à l’Asie du sud ; de l’Europe de l’est à l’Indonésie. C’est une histoire avec une simple vérité : la violence ne mène nulle part. Lancer des roquettes contre des enfants israéliens endormis ou tuer des vieilles femmes dans un autobus, n’est pas un signe de courage ni de force. Ce n’est pas de cette manière que l’on revendique l’autorité morale ; c’est ainsi qu’on l’abdique.

Sa comparaison des Palestiniens avec les noirs américains est exagérée. Les Israéliens sont-ils Bull Connor et George Wallace ? A titre comparatif, les noirs américains ont dû tous les jours lancer des roquettes sur des civils et se faire exploser aux heures de pointe dans les cantines de la ségrégation. S’en souvient-on ?

Le moment est maintenant venu pour les Palestiniens de se concentrer sur ce qu’ils peuvent bâtir.

Le monde n’attend que cela depuis des années. Ils n’ont jamais répondu présent. Mortimer Zuckerman et consorts ont déboursé 14 millions de dollars pour leur donner des maisons vertes lors de la prise de Gaza, afin de leur permettre de survivre. Ils ont fait de ces habitations des dépôts d’artillerie. Mais, ne l’oublions pas, les leçons de l’histoire de servent à rien.

L’Autorité palestinienne doit développer ses capacités de gouverner avec des institutions qui répondent aux besoins de son peuple. Hamas jouit du soutien de certains Palestiniens, mais il doit aussi reconnaître ses responsabilités. Il doit jouer un rôle pour réaliser les aspirations des Palestiniens et unir le peuple palestinien. Hamas doit mettre fin à la violence, reconnaître les accords passés et reconnaître le droit à l’existence d’Israël.

Bien sûr, et Khaled Meshaal accompagnera Baraq à Washington pour entériner tout cela.

En même temps, Israël doit reconnaître que tout comme le droit à l’existence d’Israël ne peut être nié, il en est de même pour la Palestine. Les États-Unis n’acceptent pas la légitimité de la continuation des colonies israéliennes. Ces constructions constituent une violation des accords passés et portent préjudice aux efforts de paix. Le moment est venu pour que ces colonies cessent.

L’équivalence morale est absurde. D’un côté, colonies pacifiques sur des territoires légitimes d’Israël, de l’autre, une soif de sang génocidaire.

Israël doit aussi honorer ses obligations et assurer que les Palestiniens puissent vivre, travailler et développer leur société. Tout comme elle ravage les familles palestiniennes, la continuation de la crise humanitaire à Gaza ne sert pas à promouvoir la sécurité d’Israël, l’absence persistante de chances de réussite en Cisjordanie non plus. Des améliorations dans la vie de tous les jours du peuple palestinien doivent constituer une partie cruciale de la feuille de route pour la paix.

Il importe peu que certains indices concordent à montrer que cette crise humanitaire est le produit de la propagande palestinienne (http://www.jihadwatch.org/2009/01/war-is-deceit-gaza-family-spots-cameras-starts-crying-for-food-with-stacks-of-canned-goods-nearby.html).

Enfin, les États arabes doivent reconnaître que l’initiative arabe de paix a été un début important, mais non la fin de leurs responsabilités. Le conflit israélo-arabe ne devrait plus être utilisé pour distraire les populations des États arabes des autres problèmes. Il doit au contraire servir de raison pour aider les populations palestiniennes à développer les institutions qui permettront d’asseoir leur État ; à reconnaître la légitimité d’Israël ; et à opter pour le progrès au lieu de se polariser de manière autodestructive sur le passé.

Naïveté.

L’Amérique alignera ses politiques avec ceux qui veulent la paix. Nous dirons en public ce que nous dirons en privé aux Israéliens, aux Palestiniens et aux Arabes. (Applaudissements) Nous ne pouvons pas imposer la paix. Mais en privé, de nombreux Musulmans reconnaissent qu’Israël ne disparaitra pas ; de même, de nombreux Israéliens reconnaissent la nécessité d’un État palestinien. Le moment est venu de prendre une initiative, sur ce que tous savent être vrai.

Pas ‘tous’ : nombre de Palestiniens ne reconnaîtra jamais le droit d’existence d’Israël. Beaucoup d’Israéliens savent qu’un Etat palestinien deviendra une base jihadiste de destruction d’Israël.

Trop de larmes ont coulé. Trop de sang a été versé. Nous avons tous la responsabilité d’oeuvrer pour le jour où les mères d’Israéliens et de Palestiniens pourront voir leurs enfants grandir sans peur ; où la terre sainte de trois grandes religions sera ce lieu de paix que Dieu avait voulu ; où Jérusalem sera un lieu de résidence sur et permanent pour les Juifs, les Chrétiens et les Musulmans et un lieu où tous les enfants d’Abraham pourront se côtoyer dans la paix comme dans l’histoire d’Israh,, – comme dans l’histoire d’Israh, de Moïse, de Jésus et de Mohammed (que la paix soit avec eux) unis dans la prière.

L’usage de locutions islamiques ne fera que conforter chez certains Musulmans qu’Obama est lui-même musulman, ce qui l’amène sur un terrain glissant.

La troisième source de tension est nos intérêts en commun à l’égard des droits et des responsabilités des États concernant les armes nucléaires. Cette question a constitué une source de tension entre les Etats-Unis et la République islamique d’Iran. Pendant de nombreuses années, l’Iran s’est défini en partie par son opposition à mon pays et il existe en effet un passé tumultueux entre nos deux pays. En pleine Guerre froide, les États-Unis ont joué un rôle dans le renversement d’un gouvernement iranien démocratiquement élu.

Depuis la révolution islamique, l’Iran a joué un rôle dans la prise d’otages et dans des actes de violence à l’encontre des troupes et des civils américains. Cette histoire est bien connue. Plutôt que de rester emprisonné par le passé, j’ai dit clairement au peuple et aux dirigeants iraniens que mon pays est prêt à aller de l’avant. La question qui se pose maintenant n’est pas de savoir à quoi l’Iran s’oppose, mais plutôt quel est l’avenir qu’il souhaite bâtir. Je comprends qu’il sera difficile de surmonter des décennies de méfiance, mais nous allons procéder avec courage, rectitude et fermeté. Il y aura de nombreux problèmes à examiner entre nos deux pays et nous sommes disposés à aller de l’avant sans conditions préalables, sur la base d’un respect mutuel.

Mais il est clair pour tous ceux préoccupés par les armes nucléaires que nous sommes arrivés à un tournant décisif. Ce n’est pas simplement dans l’intérêt des États-Unis, c’est pour empêcher une course aux armes nucléaires susceptible d’entraîner cette région sur une voie extrêmement dangereuse. Je comprends ceux qui protestent contre le fait que certains pays possèdent des armes que d’autres ne possèdent pas. Aucun État ne devrait décider et choisir qui sont les pays à avoir des armes nucléaires.

C’est pourquoi je réaffirme fermement l’engagement de l’Amérique à vouloir un monde dans lequel aucun pays ne possède d’armes nucléaires. (Applaudissements) Et chaque pays, y compris l’Iran, devrait avoir le droit d’avoir accès à l’énergie nucléaire pacifique s’il respecte ses engagements dans le cadre du Traité de non-prolifération nucléaire. Cet engagement est au coeur du Traité et il doit être pris par tous ceux qui y souscrivent pleinement. J’espère que tous les pays de la région pourront partager cet objectif.

Naïveté dangereuse.

Le quatrième point je vais aborder est la démocratie. Je sais – je sais qu’il y a eu une polémique, au cours des récentes années, au sujet de la promotion de la démocratie et qu’une grande partie de cette controverse est liée à la guerre en Irak. Par conséquent, permettez-moi de le dire clairement : aucun système de gouvernement ne peut ou ne devrait être imposé par un pays à un autre.

La règle s’applique-t-elle à la shariah ?

Toutefois, cela ne diminue pas mon engagement à l’égard des gouvernements qui reflètent la volonté du peuple. Chaque nation donne naissance à ce principe de sa propre manière, en fonction des traditions de son propre peuple. L’Amérique ne prétend pas savoir ce qui est le mieux pour tout et chacun, tout comme nous ne voudrions pas prétendre décider des résultats d’une élection pacifique. Mais j’ai la ferme conviction que tous les peuples aspirent à certaines choses : la possibilité de s’exprimer et d’avoir une voix dans la façon dont ils sont gouvernés ; la confiance en l’État de droit et l’application équitable de la justice ; un gouvernement qui est transparent et qui ne vole pas ce qui appartient à son peuple ; la liberté de vivre selon leur choix. Il ne s’agit pas simplement d’idéaux américains, il s’agit des droits de l’homme et c’est pourquoi nous les encouragerons dans le monde entier.

Il ne semble pas comprendre qu’en Islam, la ‘justice’ et la ‘liberté’ ont une autre acception concrète.

Il n’y a pas de route directe pour honorer cette promesse. Mais une chose est claire, les gouvernements qui défendent ces droits sont à terme plus stables, meilleurs et plus en sécurité. La suppression des idées ne réussit jamais à les éliminer. L’Amérique respecte la liberté d’expression de tous ceux, dans le monde entier, qui sont pacifiques et respectueux de la loi, même si nous ne sommes pas d’accord avec eux. Nous accueillerons tous les gouvernements élus pacifiques – à condition qu’ils gouvernent en respectant toutes leurs populations.

Ce point est important car il y a ceux qui encouragent la démocratie uniquement lorsqu’ils ne sont pas au pouvoir ; et une fois au pouvoir ils sont sans scrupules dans la suppression des droits d’autrui. Quel que soit là où il prend forme, le gouvernement du peuple et par le peuple est le seul étalon par lequel on mesure tous ceux qui sont au pouvoir : il faut conserver le pouvoir par le consentement du peuple et non la coercition ; il faut respecter les droits des minorités et participer, dans un esprit de tolérance et de compromis ; il faut mettre les intérêts du peuple et le déroulement légitime du processus politique avant ceux de son parti.

Sans ces ingrédients, les élections ne créent pas une vraie démocratie à elles seules. Le cinquième point que nous allons aborder ensemble est celui de la liberté de religion. L’Islam a une tradition de tolérance dont il est fier. Nous le constatons dans l’histoire de l’Andalousie et de Cordoue pendant l’Inquisition.

Encore un mythe historique. Même Maria Rosa Menocal, dans sa version poudre aux yeux de l’Espagne musulmane intitulée L’Ornement du monde, admet que la loi de la dhimmitude était plus que présente dans l’Al-Andalus. Elle dit : ‘le dhimmi, selon la formule pour le désigner, se voyer accorder liberté religieuse et n’était pas forcé de se convertir à l’islam. Ils pouvaient rester juif ou chrétien, et bénéficier de la vie sociale et économique musulmane.

En contrepoint de cette liberté de conscience religieuse, les gens du Livre (les païens n’avaient pas cette chance) devaient payer une taxe – aucun musulman n’en payait – et suivre un certain nombre de contraintes : Juifs et Chrétiens avaient interdiction de faire du prosélytisme, de bâtir de nouveaux lieux de culte, de faire étalage de croix ou de sonner les cloches. En somme, tous leurs rituels étaient bannis de l’espace public’. Voilà pour ‘la tradition de tolérance’ dont l’Islam peut être fier. L’historien Kenneth Baxter Wolf fait remarquer que ‘cette nouvelle législation visait à limiter les aspects de la religion chrétienne qui aurait pu compromettre la position dominante de l’Islam’.

Après l’énumération de plusieurs lois, il ajoute : ‘au-delà de restrictions cultuelles, ces lois visaient à réduire la position des dhimmis au rang de citoyens de seconde classe’. Si Musulmans, Chrétiens et Juifs vivaient ensemble dans la coopération et la bonne entente avec des chrétiens et des juifs de seconde zone, alors Al-Andalus n’avait aucune raison d’être vénéré à l’heure actuelle. Obama devrait savoir que les loi de la dhimmitude a donné ses lettres de noblesse à une ‘tradition de tolérance’ dont l’Islam peut-être ‘fier’, de la même manière qu’à la période de Jim Crow et de l’esclavage des noirs aux Etats-Unis. Si Frederick Douglass et Booker T Washington ont accompli de grandes choses, cela ne réduit en rien l’asservissement de leur peuple, et rend leur existence plus poignante.

Quoi qu’aient pu accomplir les Juifs et Chrétiens d’Al-Andalus, ils n’en étaient pas moins dhimmis. Ils ont pu se voir accorder les droits et privilèges qui leur faisaient défaut, non par la dignité que chaque homme a devant dieu ou par l’égalité de tous devant la loi, mais par la tolérance exceptionnelle accordée par leurs seigneurs musulmans.

Je l’ai constaté de première main pendant mon enfance en Indonésie, où des Chrétiens dévots pratiquaient ouvertement leur religion dans un pays à prépondérance musulmane. C’est cet esprit qu’il nous faut aujourd’hui. Les habitants de tous les pays doivent être libres de choisir et de vivre leur religion d’après leur conviction d’esprit, de coeur et d’âme. Cette tolérance est essentielle pour que la religion puisse s’épanouir, or elle est assaillie de plusieurs façons différentes.

‘Les habitants de tous les pays doivent être libres de choisir et de vivre leur religion d’après leur conviction d’esprit, de coeur et d’âme’. Obama
‘Tuez quiconque renie sa religion’ – Mohammed, prophète de l’Islam.

Parmi certains musulmans, on constate que certains ont malheureusement tendance à mesurer leur propre croyance à l’aune du rejet des croyances d’autrui. Il faut soutenir la richesse de la diversité religieuse, que ce soit pour les Maronites au Liban ou les Coptes en Égypte. Et pour être francs, il faut aussi mettre fin aux divergences entre les musulmans, car les divisions entre les sunnites et les chiites ont provoqué des violences tragiques, tout particulièrement en Irak.

Il est bon de le voir préciser ce point. Il serait intéressant de savoir si son discours sera suivit d’action envers les Maronites et les Coptes.

La liberté de religion joue un rôle crucial pour permettre aux gens de vivre en harmonie. Nous devons toujours examiner les façons dont nous la protégeons. Aux États-Unis, par exemple, les musulmans ont plus de mal à s’acquitter de l’obligation religieuse de la zakat étant donné les règles relatives aux dons de bienfaisance. C’est pour cette raison que je suis résolu à oeuvrer avec les musulmans américains pour leur permettre de s’acquitter de la zakat.

Ira-t-il auditer le zakat pour être sûr que cette générosité ne finance pas le jihad, comme de par le passé (http://97.74.65.51/readArticle.aspx?ARTID=35030)?

De même, il importe que les pays occidentaux évitent d’empêcher les musulmans de pratiquer leur religion comme ils le souhaitent, par exemple, en dictant ce qu’une musulmane devrait porter. En un mot, nous ne pouvons pas déguiser l’hostilité envers la religion sous couvert de libéralisme.

Obama interviendra-t-il envers les femmes menacées ou tuées pour n’avoir pas porté les vêtements autorisés par les autorités islamiques (http://www.jihadwatch.org/2007/12/your-makeup-and-your-decision-to-forgo-the-headscarf-will-bring-you-death.html)?

De fait, la foi devrait nous unir. C’est pour cette raison que nous sommes en train de créer de nouveaux programmes de service communautaire en Amérique qui réunissent des chrétiens, des musulmans et des juifs. C’est également pour cette raison que nous nous réjouissons des initiatives telles que le dialogue interreligieux du roi Abdallah d’Arabie Saoudite et le leadership de la Turquie dans l’Alliance des civilisations. À travers le monde, nous pouvons transformer le dialogue en un service interreligieux de sorte que les ponts entre les êtres humains mènent à des actions en faveur de notre humanité commune, que ce soit pour lutter contre le paludisme en Afrique ou pour fournir des secours après une catastrophe naturelle.

Platitudes et naïveté.

La sixième question – la sixième question dont je veux parler porte sur les droits des femmes. Je sais – je sais, et vous pouvez le voir d’après ce public – que cette question suscite un sain débat. Je rejette l’opinion de certains selon laquelle une femme qui choisit de se couvrir la tête est d’une façon ou d’une autre moins égale, mais j’ai la conviction qu’une femme que l’on prive d’éducation est privée d’égalité. Et ce n’est pas une coïncidence si les pays dans lesquels les femmes reçoivent une bonne éducation connaissent bien plus probablement la prospérité.

Je tiens à préciser une chose : les questions relatives à l’égalité des femmes ne sont absolument pas un sujet qui concerne uniquement l’Islam. En Turquie, au Pakistan, au Bangladesh et en Indonésie, nous avons vu des pays à majorité musulmane élire une femme à leur tête, tandis que la lutte pour l’égalité des femmes continue dans beaucoup d’aspects de la vie américaine, et dans les pays du monde entier. Je suis convaincu que nos filles peuvent offrir une contribution à la société tout aussi importante que nos fils et que notre prospérité commune sera favorisée si nous utilisons les talents de toute l’humanité, hommes et femmes.

Je ne crois pas que les femmes doivent faire les mêmes choix que les hommes pour assurer leur égalité, et je respecte celles qui choisissent de suivre un rôle traditionnel. Mais cela devrait être leur choix. C’est pour cela que les États-Unis oeuvreront en partenariat avec tout pays à majorité musulmane pour améliorer l’alphabétisation des filles. Nous aiderons aussi les jeunes femmes à faire la transition de l’école au monde du travail par l’intermédiaire du micro-financement qui permet aux gens de réaliser leurs rêves.

Que propose-t-il pour surmonter la culture qu’un l’enseignement ci-après véhicule ? Le Coran fait de la femme une propriété dont l’homme dispose : ‘Vos épouses sont pour vous un champ de labour; allez à votre champ comme et quand vous le voulez et oeuvrez pour vous-mêmes à l’avance.’ (2:223). Le Coran avance en outre que le témoignage d’une femme vaut la moitié de celui d’un homme : ‘Faites témoigner par deux témoins d’entre vos hommes; et à défaut de deux hommes, un homme et deux femmes d’entre ceux que vous agréez comme témoins, en sorte que si l’une d’elles s’égare, l’autre puisse lui rappeler’ (2 :282).

Il autorise les hommes à se marier avec quatre femmes et ainsi que le sexe avec les filles esclaves ‘Il est permis d’épouser deux, trois ou quatre, parmi les femmes qui vous plaisent, mais, si vous craignez de n’être pas justes avec celles-ci, alors une seule, ou des esclaves que vous possédez. Cela afin de ne pas faire d’injustice (ou afin de ne pas aggraver votre charge de famille) ‘(4:3). Il prévoit que l’héritage masculin doit être le double du féminin : ‘Voici ce qu’Allah vous enjoint au sujet de vos enfants : au fils, une part équivalente à celle de deux filles’( 4:11). Bien pire, le Coran incite les époux à corriger les femmes désobéissantes ‘Les hommes ont autorité sur les femmes, en raison des faveurs que Dieu accorde à ceux-là sur celles-ci, et aussi à cause des dépenses qu’ils font de leurs bien.

Les femmes vertueuses sont obéissantes (à leurs maris), et protègent ce qui doit être protégé, pendant l’absence de leurs époux, avec la protection de Dieu. Et quant à celles dont vous craignez la désobéissance, exhortez-les, éloignez-vous d’elles dans leurs lits et frappez-les’ (4:34). Il autorise le mariage de filles pré-pubertes, stipulant que le divorce islamique doit s’appliquer ‘à celles qui ne sont pas mentruées’ (65:4).

Finalement, je veux parler de notre intérêt commun à favoriser le développement et les opportunités économiques. Je sais que pour beaucoup, la mondialisation présente des aspects contradictoires. Internet et la télévision peuvent transmettre dans les foyers des connaissances et des informations, mais également une sexualité vulgaire et une violence gratuite.

Britney entraine le jihad. Peut-être que les conservateurs peuvent finalement trouver un poste dans l’administration Obama, maintenant qu’Obama suggère qu’il partage les thèses grotesques de Dinesh D’Souzasur selon lesquelles l’immoralité de la culture américaine exportée au monde islamique pousse de pieux et humbles peuples à réagir par l’attaque du World Trade Center. En réalité, l’immoralité de l’Occident a été un élément de l’islamisme fondamental bien avant que Britney Spears ne brûle les planches.

Le théoricien jihadiste Sayyib Qutb était scandalisé par les danses dans un office d’un église du Colorado en 1948. Et bien avant qu’il ne vienne en Amérique, il écrit son ouvrage Justice Sociale en Islam appel à l’universalisation de la Shariah. L’immoralité qu’il percevait dans la culture américaine le prédisposait à illustrer pourquoi, selon lui, l’Amérique pas était enclin à dominer le monde, et pourquoi l’Islam l’est. Cette immoralité en tant que telle n’était pas pour Qutb la cause première de son opposition à l’Amérique.

Huit siècles avant Qutb, une image récurrente de la polémique musulmane contre les Croisés réside dans l’immoralité sexuelle des Francs. Selon un poète anonyme du temps de la première croisade, les Européens sont débauchés ‘ce qui est juste est nul et ce qui doit être interdit ne l’est pas’. Les Musulmans critiqueront toujours les autres communautés qui leur sont extérieures pour leur immoralité à moins qu’il adoptent les usages islamiques. Mais cette prétendue immoralité n’engendre pas plus de jihad que ne le fait la politique extérieure des Etats-Unis. Et maintenant, le père Noël parle :

Le commerce peut s’accompagner de nouvelles richesses et opportunités, mais aussi de grands bouleversements et de changements au niveau communautaire. Dans tous les pays, y compris en Amérique, ce changement provoque la peur. La peur que la modernité signifie la perte du contrôle de nos choix économiques, de nos décisions politiques et, il s’agit d’un élément encore plus important, de notre identité, c’est-à-dire des choses qui nous attachent à notre communauté, notre famille et notre foi.

Mais je sais aussi qu’on ne peut pas empêcher le progrès humain. Le développement et la tradition ne sont pas nécessairement contradictoires. Des pays comme le Japon et la Corée du Sud ont connu une prodigieuse croissance économique tout en conservant leur culture distincte. Il en va de même pour les progrès remarquables au sein de pays à majorité musulmane, de Kuala Lumpur à Dubaï. Par le passé et de nos jours, les communautés musulmanes ont été à la pointe de l’innovation et de l’éducation.

Ceci est important car aucune stratégie de développement ne peut se fonder uniquement sur ce que produit la terre et elle ne peut être durable si les jeunes n’ont pas de travail. De nombreux pays du Golfe se sont énormément enrichis grâce au pétrole et certains commencent à concentrer leurs ressources sur le développement plus large. Mais nous devons tous garder à l’esprit que l’éducation et l’innovation seront la monnaie d’échange du XXIe siècle. Dans trop de communautés musulmanes, le sous-investissement en ces domaines persiste. J’attire l’attention sur cette réalité dans mon propre pays. Et à la différence du passé pendant lequel l’Amérique se concentrait sur le pétrole et le gaz, s’agissant de cette partie du monde, nous chercherons désormais à agir dans des domaines plus variés.

Dans le domaine de l’éducation, nous allons élargir les programmes d’échange et augmenter les bourses, comme celle qui a permis à mon père de venir en Amérique, tout en encourageant davantage d’Américains à étudier dans des communautés musulmanes. Nous offrirons à des étudiants musulmans prometteurs des stages aux États-Unis ; nous investirons dans l’enseignement en ligne destiné aux enseignants et aux enfants à travers le monde ; et nous créerons un nouveau réseau informatique qui permettra à un jeune du Kansas de communiquer instantanément avec un jeune du Caire. Dans le domaine du développement économique, nous créerons un nouveau corps de volontaires des milieux d’affaires qui formeront des partenariats avec des homologues de pays à majorité musulmane.

Je vais aussi accueillir un Sommet sur l’entrepreneuriat cette année pour trouver les moyens d’approfondir les liens entre les leaders du monde des affaires, les fondations et les entrepreneurs sociaux des États-Unis et des communautés musulmanes à travers le monde. Dans le domaine des sciences et des technologies, nous établirons un nouveau fonds pour appuyer le développement technologique dans les pays à majorité musulmane et pour aider à concrétiser commercialement des idées pour qu’elles créent des emplois. Nous ouvrirons des centres d’excellence scientifiques en Afrique, au Moyen-Orient et en Asie du Sud-Est, et nous nommerons de nouveaux émissaires pour les sciences chargés de collaborer à des programmes qui mettront au point de nouvelles sources d’énergie, créeront des emplois verts, numériseront les registres et archives, purifieront l’eau et produiront de nouvelles cultures.

Dans le domaine de la santé au niveau mondial, j’annonce aujourd’hui une nouvelle initiative avec l’Organisation de la conférence islamique pour éradiquer la polio et nous intensifierons nos partenariats avec des communautés musulmanes pour améliorer la santé maternelle et infantile. Tout cela doit être accompli en partenariat. Les Américains sont prêts à se joindre aux citoyens et gouvernements, aux organisations communautaires, aux dirigeants religieux et aux entreprises dans les communautés musulmanes du monde entier afin d’aider nos populations à améliorer leur vie.

Qu’auront nous en échange de ces cadeaux ? Il pense que nous aurons une récompense. Nous avons déjà dépensé des millions, sans aucune récompense en vue.

Il ne sera pas facile de régler les questions dont je viens de parler. Mais nous avons la responsabilité de nous unir pour réaliser le monde auquel nous aspirons, un monde où les extrémistes ne menacent plus notre pays et où les soldats américains sont rentrés chez eux, un monde où les Palestiniens et les Israéliens vivent chacun en sécurité dans un État qui leur est propre et où l’énergie nucléaire est utilisée à des fins pacifiques, un monde où les gouvernements servent les intérêts de leurs citoyens et où les droits de tous les enfants de Dieu sont respectés. Tel est le monde auquel nous aspirons et nous n’y parviendrons qu’ensemble. Je sais qu’un grand nombre de gens – musulmans et non musulmans – se demandent si nous arriverons vraiment à prendre ce nouveau départ. Certains veulent attiser les flammes de la division et entraver le progrès.

Voir les choses telles qu’elles sont ne revient pas à ‘attiser les flammes de la division’, mais je suis certain qu’il va les réunir.

Certains suggèrent que ça ne vaut pas la peine ; ils avancent qu’il y aura fatalement des désaccords et que les civilisations finissent toujours par s’affronter. Beaucoup plus ont tout simplement des doutes. Il y a tellement de peur, tellement de méfiance qui se sont accumulées avec les ans. Mais si nous choisissons de nous laisser enchaîner par le passé, nous n’irons jamais de l’avant.

Je veux particulièrement le déclarer aux jeunes de toutes les fois et de tous les pays, plus que quiconque, vous avez la possibilité de ré-imaginer le monde, de refaire le monde. Nous partageons tous cette planète pendant un court instant. À nous de décider si nous passons ce temps à nous concentrer sur ce qui nous sépare ou si nous nous engageons à faire ce qu’il faut – de façon soutenue – pour trouver un terrain d’entente, pour nous concentrer sur l’avenir que nous désirons pour nos enfants, et pour respecter la dignité de tous les êtres humains. Tout ceci n’est pas simple. Il est plus facile de se lancer dans une guerre que de faire la paix.

Il est plus facile de blamer autrui que de s’examiner soi-même ; il est plus facile de voir ce qui nous distingue, plutôt que ce que nous avons en commun. Mais il faut choisir le bon chemin, et non le plus facile. Il y a une règle essentielle qui sous-tend toutes les religions : celle de traiter les autres comme nous aimerions être traités. Cette vérité transcende les nations et les peuples. C’est une croyance qui n’est pas nouvelle, qui n’est ni noire ni blanche ni basanée, qui n’est ni chrétienne ni musulmane ni juive. C’est une foi qui a animé le berceau de la civilisation et qui bat encore dans le coeur de milliards d’êtres humains. C’est la foi dans autrui et c’est ce qui m’a mené ici aujourd’hui.

Nous avons le pouvoir de construire le monde auquel nous aspirons, mais seulement si nous avons le courage de prendre un nouveau départ, en gardant à l’esprit ce qui a été écrit. Le Saint Coran nous dit: ‘Ô hommes! Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entre-connaissiez.” Le Talmud nous dit : ” Toute la Torah a pour objectif de promouvoir la paix. ” La Bible nous dit : ” Bienheureux les artisans de paix : ils seront appelés fils de Dieu. “Les habitants du monde peuvent cohabiter en paix. Nous savons que telle est la vision de Dieu. C’est maintenant notre tâche sur cette Terre. Je vous remercie et que la paix de Dieu soit avec vous.

Platitudes et naïveté, mièvrerie et ennui.


Source : http://www.enquete-debat.fr/archives/platitudes-et-naivete-le-discours-du-caire-de-barack-obama/