Ce texte est passé
à l’assemblée
du conseil de l’Europe
le 23 juin dernier. Ca vaut
le coup d’oeil ! Et je
ne sais pas s’il faut
en rire ou en pleurer. Ce texte
est d’une naïveté
et d’une arrogance…
Ce sont ceux qui l’ont
écrit qui ne connaissent
pas l’Islam, la vraie.
Ce texte incite à
remplacer l’Histoire par
la propagande de manière
intensive dès l’école,
à condamner des leaders
politiques tels que Geert Wilders,
à faire confiance aux
Musulmans et leur donner des
outils de répression
envers ceux (Musulmans compris)
qui prouveront que l’Islam
est violente et intolérante
en se fondant sur les textes
et des faits. Il faut aussi
limiter la liberté d’expression
des islamovigilants, limiter
les referundums (comme celui
des minarets en Suisse).
Mais ” L’islam
d’Europe” ne marchera
pas. Est-ce que l’Islam
de France fonctionne ? Les Musulmans
de France n’ont cessé
de se radicaliser au fil du
temps. S’accrocher à
cette chimère, c’est
justement méconnaître
la culture islamique…
Résolution 1743 (2010)
1. L’Assemblée
parlementaire note que le radicalisme
islamique et la manipulation
des croyances religieuses à
des fins politiques s’opposent
aux droits de l’homme
et aux valeurs démocratiques.
En même temps, dans de
nombreux Etats membres du Conseil
de l’Europe, les musulmans
ont le sentiment d’être
exclus de la société
et de faire l’objet de
stigmatisations et de discriminations;
ils sont victimes de stéréotypes,
de la marginalisation sociale
et de l’extrémisme
politique. L’Assemblée
est très préoccupée
par l’extrémisme
islamique et par l’extrémisme
qui rejette les communautés
musulmanes d’Europe, deux
phénomènes qui
se renforcent mutuellement.
2. L’Assemblée
rappelle que l’islamisme
est une façon de concevoir
l’islam non seulement
comme une religion mais aussi
comme un code de conduite social,
juridique et politique. L’islamisme
peut être violent ou pacifique
et modéré, mais
en aucun cas il ne reconnaît
la séparation de la religion
et de l’Etat, grand principe
des sociétés démocratiques
et pluralistes. L’Assemblée
rappelle, en outre, que la discrimination
envers les musulmans est inacceptable
et doit être combattue.
La vaste majorité des
musulmans européens partagent
les principes fondateurs de
nos sociétés et
il est essentiel de lutter contre
l’islamophobie,
qui vient essentiellement
de l’ignorance et d’une
image négative résultant
d’un amalgame entre islam
et violence. En ne
s’attelant pas à
ces questions, de nombreux gouvernements
européens favorisent
la montée de l’extrémisme.
3. Les musulmans sont
chez eux en Europe, où
ils sont présents depuis
des siècles,
comme l’indique l’Assemblée
dans sa Recommandation
1162 (1991) sur la contribution
de la civilisation islamique
à la culture européenne.
L’islam, le judaïsme
et le christianisme
- les trois religions monothéistes
- partagent les mêmes
racines historiques et culturelles
et reconnaissent les
mêmes valeurs fondamentales,
notamment l’importance
primordiale de la vie et de
la dignité humaines,
la capacité et la liberté
d’exprimer ses pensées,
le respect d’autrui
et de la propriété
d’autrui, l’importance
de l’aide sociale. Ces
valeurs ont trouvé un
écho dans les philosophies
européennes et ont été
insérées dans
la Convention européenne
des droits de l’homme
(STE n° 5).
4. L’article 9 de la
Convention européenne
des droits de l’homme
garantit la liberté de
pensée, de conscience
et de religion, y compris le
droit de manifester sa religion
ou ses convictions, individuellement
ou collectivement, en public
ou en privé, par le culte,
l’enseignement, les pratiques
et l’observance des rites.
L’article 10 de la Convention
consacre la liberté d’expression,
y compris le droit d’exprimer
des opinions religieuses ou
philosophiques ou de s’y
opposer et de les critiquer.
Ces deux libertés sont
une condition indispensable
à l’existence d’une
société démocratique.
Elles ne sont toutefois pas
absolues et peuvent faire l’objet
de limitations strictement encadrées.
En outre, conformément
à l’article 17
de la Convention, elles ne doivent
pas être exercées
de manière abusive pour
supprimer ou restreindre excessivement
l’un des droits et libertés
énoncés par la
Convention.
5. L’Assemblée
a déjà souligné,
dans sa Résolution 1510
(2006) sur la liberté
d’expression et le respect
des croyances religieuses, ainsi
que dans sa Recommandation 1805
(2007), « Blasphème,
insultes à caractère
religieux et discours de haine
contre des personnes au motif
de leur religion », qu’il
importait de concilier ces deux
libertés. Elle condamne
fermement les menaces de mort
et les décrets de condamnation
à mort prononcés
à l’encontre des
personnes qui critiquent l’islam
ou les opinions politiques liées
à l’islam. Elle
déplore toutefois les
initiatives prises par un certain
nombre d’États
membres des Nations Unies qui
ont abouti à l’adoption
par le Conseil des droits de
l’homme de résolutions
portant sur la lutte
contre la diffamation des religions,
et notamment de l’islam,
dans la mesure où cette
orientation constitue une menace
pour la liberté d’expression.
6. Rappelant sa Recommandation
1804 (2007), « Etat, religion,
laïcité et droits
de l’homme », l’Assemblée
souligne que les normes démocratiques
imposent la séparation
entre l’Etat et ses organes
et la religion et les organisations
religieuses. Les gouvernements,
les parlements et les administrations
publiques qui reflètent
démocratiquement leur
société dans son
ensemble et sont à son
service doivent être neutres
à l’égard
de toute croyance religieuse,
agnostique ou athée.
La religion et la démocratie
ne sont néanmoins pas
incompatibles, notamment parce
que les religions peuvent jouer
un rôle social bénéfique.
Par conséquent, les États
membres devraient encourager
les organisations religieuses
à favoriser la paix,
la tolérance, la solidarité
et le dialogue interculturel.
7. L’Assemblée
constate, cependant, avec préoccupation
que certaines organisations
islamiques, qui exercent leurs
activités dans les États
membres, ont été
lancées par des gouvernements
étrangers qui leur dispensent
une aide financière et
des directives politiques. Les
objectifs de ces organisations
ne sont par conséquent
pas religieux. Il importe de
mettre en lumière cette
expansion politique nationale
vers d’autres États
sous couvert de l’islam.
De manière compatible
avec l’article 11 de la
Convention européenne
des droits de l’homme,
les Etats membres peuvent limiter
les activités de ces
organisations, sous réserve
que ces limitations remplissent
les conditions imposées
par le paragraphe 2 de l’article
11. Il convient, par conséquent,
que les États membres
imposent aux associations islamiques
et aux autres associations religieuses
de faire preuve de transparence
et de rendre des comptes, par
exemple en exigeant la transparence
de leurs objectifs statutaires,
de leurs dirigeants, de leurs
membres et de leurs ressources
financières.
8. Comme l’Assemblée
l’indique dans sa Recommandation
1774 (2006) sur la présence
turque en Europe : travailleurs
migrants et nouveaux citoyens
européens, les gouvernements
et les parlements des Etats
membres, ainsi que le Conseil
de l’Europe, doivent en
priorité favoriser l’intégration
sociale des musulmans et des
autres minorités religieuses.
Il convient de se féliciter
des nombreuses initiatives prises
par les Etats membres pour mieux
intégrer les migrants,
mais cette intégration
est encore loin d’être
une réalité, notamment
pour les migrants musulmans.
Aussi l’Assemblée
invite-t-elle les États
membres à traiter en
amont les inégalités
sociales, économiques
et politiques.
9. L’Assemblée
appelle les Etats membres à
lutter efficacement contre l’exclusion
sociale et économique
des musulmans et des
autres minorités en Europe
- y compris par l’adoption,
la mise en œuvre et le
contrôle régulier
d’une gamme complète
de dispositions législatives,
de politiques et de pratiques
antidiscriminatoires destinées
à les protéger
contre la discrimination
qu’ils subissent au quotidien
et à leur assurer un
meilleur accès aux recours
juridiques en cas de violation
de leurs droits.
10. Bien que l’existence
de structures organisationnelles
des communautés musulmanes
soit souhaitable dans les Etats
membres pour faciliter leurs
contacts avec les instances
gouvernementales et administratives,
les gouvernements et les parlements
de ces pays devraient chercher
à établir également
des contacts politiques directs
avec les musulmans en leur qualité
de citoyens à part entière.
Ces contacts directs pourraient
être facilités,
par exemple, par l’organisation
d’auditions publiques
aux niveaux local et régional,
ainsi que par la mise en place,
sur internet, de plates-formes
régionales et nationales
de discussion. Se référant
à la Recommandation 170
(2005) du Congrès des
pouvoirs locaux et régionaux
du Conseil de l’Europe
sur le dialogue interculturel
et interreligieux : initiatives
et responsabilités des
autorités locales, l’Assemblée
invite les parlements nationaux
à veiller à ce
que les autorités locales
de leur pays disposent des cadres
juridiques, administratifs et
financiers nécessaires
à l’exercice des
activités locales destinées
à favoriser l’insertion
sociale et le dialogue interculturel.
11. Il est nécessaire
que les personnes appartenant
à une culture minoritaire
dans leur pays ne s’isolent
pas et ne cherchent pas à
mettre en place une société
parallèle. Aussi l’Assemblée
invite-t-elle les représentants
des communautés musulmanes
à encourager le dialogue
interculturel ainsi qu’à
lutter contre des divisions
qui entraîneraient, dans
le cas contraire, des frictions
et des conflits au sein de la
société. Rappelant
sa Résolution 1605 (2008)
et sa Recommandation 1831 (2008)
sur les communautés musulmanes
européennes face à
l’extrémisme,
l’Assemblée invite
les musulmans, leurs communautés
religieuses et leurs responsables
religieux à lutter contre
toute forme d’extrémisme
pratiqué sous couvert
de l’islam. L’islam
est une religion qui prône
la paix. Les musulmans
devraient être les premiers
à réagir avec
consternation et à s’opposer
à l’utilisation
que les terroristes ou les extrémistes
politiques font de l’islam
pour mener leurs propres luttes
de pouvoir et porter
ainsi atteinte à cette
valeur essentielle qu’est
la vie humaine et aux autres
principes consacrés par
l’islam.
12. L’Assemblée
déplore qu’un nombre
croissant de partis politiques
en Europe exploitent et attisent
la peur de l’islam en
menant des campagnes politiques
qui privilégient une
vision simpliste et des clichés
négatifs à propos
des musulmans d’Europe
en assimilant l’islam
à l’extrémisme.
L’incitation à
l’intolérance et
parfois même à
la haine envers les musulmans
est inadmissible. L’Assemblée
invite les États membres
à mener une action politique
conforme à la Recommandation
de politique générale
n° 5 (2000) de la Commission
européenne contre le
racisme et l’intolérance
(ECRI) sur « la lutte
contre l’intolérance
et les discriminations envers
les musulmans ». Elle
rappelle qu’il appartient
aux Etats membres de rejeter
de tels discours politiques
attisant la peur et la haine
des musulmans et de l’islam,
tout en se conformant aux prescriptions
de la Convention européenne
des droits de l’homme,
en particulier à son
article 10.2.
13. L’Assemblée
reste également préoccupée
par les politiques et les pratiques
- tant des autorités
nationales que des autorités
régionales ou locales
- discriminatoires à
l’encontre des musulmans,
et par le risque d’une
utilisation abusive des votes,
initiatives et référendums
populaires pour légitimer
des restrictions des droits
à la liberté de
religion et d’expression
qui sont inacceptables au regard
des articles 9 et 10 de la Convention
européenne des droits
de l’homme. Dans ce contexte,
l’Assemblée est
particulièrement préoccupée
par le référendum
organisé récemment
en Suisse et demande instamment
aux autorités suisses
d’adopter un moratoire
sur l’interdiction générale
de la construction des minarets
de mosquées et d’abroger
dès que possible cette
interdiction.
14. Rappelant sa Résolution
1464 (2005) sur les femmes et
la religion en Europe, l’Assemblée
invite l’ensemble des
communautés musulmanes
à abandonner toute interprétation
traditionnelle de l’islam
qui nie l’égalité
entre hommes et femmes et restreint
les droits des femmes, à
la fois au sein de la famille
et dans la vie publique. Cette
interprétation n’est
pas compatible avec la dignité
humaine et les normes démocratiques;
les femmes sont égales
en tout aux hommes et doivent
être traitées en
conséquence, sans exception.
La discrimination des femmes,
qu’elle soit fondée
sur des traditions religieuses
ou non, est contraire aux articles
8, 9 et 14 de la Convention
européenne des droits
de l’homme, à l’article
5 de son Protocole n° 7,
ainsi qu’à son
Protocole n° 12. Aucun relativisme
religieux ou culturel ne saurait
être invoqué pour
justifier des violations de
la personne humaine. L’Assemblée
parlementaire exhorte donc les
Etats membres à prendre
toutes les mesures nécessaires
pour éradiquer l’islamisme
radical et l’islamophobie,
dont les femmes sont les premières
victimes.
15. À cet égard,
le port du voile par
les femmes, et surtout le port
du voile intégral sous
la forme de la burqa
ou du niqab, est souvent
perçu comme un symbole
de soumission des femmes aux
hommes, qui restreint le rôle
des femmes au sein de la société,
limite leur vie professionnelle
et entrave leurs activités
sociales et économiques.
Ni le port du voile intégral
par les femmes, ni même
celui du foulard n’est
admis comme une obligation religieuse
par tous les musulmans, mais
nombre d’entre eux voient
ces pratiques comme une tradition
sociale et culturelle. L’Assemblée
estime que cette tradition pourrait
représenter une menace
pour la dignité et la
liberté des femmes. Aucune
femme ne devrait être
contrainte de porter une tenue
religieuse par sa communauté
ou sa famille. Tout acte d’oppression,
de séquestration ou de
violence constitue un crime
qui doit être puni par
la loi. Les femmes victimes
de ces crimes doivent être
protégées par
les Etats membres, quel que
soit leur statut, et bénéficier
de mesures de soutien et de
réhabilitation.1
16. C’est la raison pour
laquelle la possibilité
d’interdire le port de
la burqa et du niqab est envisagée
par les parlements de plusieurs
pays d’Europe. L’article
9 de la Convention européenne
des droits de l’homme
reconnaît à toute
personne le droit de choisir
librement de porter ou non une
tenue religieuse en privé
ou en public. Les restrictions
légales imposées
à cette liberté
peuvent se justifier lorsqu’elles
s’avèrent nécessaires
dans une société
démocratique, notamment
pour des raisons de sécurité
ou lorsque les fonctions publiques
ou professionnelles d’une
personne lui imposent de faire
preuve de neutralité
religieuse ou de montrer son
visage. Toutefois, l’interdiction
générale du port
de la burqa et du niqab dénierait
aux femmes qui le souhaitent
librement le droit de couvrir
leur visage.
17. De plus, une interdiction
générale pourrait
avoir un effet contraire, en
poussant les familles et la
communauté à faire
pression sur les femmes musulmanes
pour qu’elles restent
chez elles et se limitent à
entretenir des contacts avec
d’autres femmes. Les femmes
musulmanes subiraient une exclusion
supplémentaire si elles
devaient quitter les établissements
d’enseignement, se tenir
à l’écart
des lieux publics et renoncer
au travail hors de leur communauté
pour ne pas rompre avec leur
tradition familiale. L’Assemblée
invite, par conséquent,
les États membres à
élaborer des politiques
ciblées, destinées
à sensibiliser les femmes
musulmanes à leurs droits,
à les aider à
prendre part à la vie
publique, ainsi qu’à
leur offrir les mêmes
possibilités de mener
une vie professionnelle et de
parvenir à une indépendance
sociale et économique.
À cet égard, l’éducation
des jeunes femmes musulmanes,
de leurs parents et de leurs
familles est primordiale. Il
est en particulier nécessaire
de supprimer toute forme de
discrimination à l’encontre
des filles et de développer
l’éducation en
matière d’égalité
entre les femmes et les hommes,
sans stéréotypes
et à tous les niveaux
du système d’éducation.
18. Les mutilations génitales
féminines pratiquées
sous prétexte de respecter
des coutumes islamiques ou autres
devraient être considérées
comme des crimes car elles portent
atteinte au droit à l’intégrité
physique et morale de toute
personne, en particulier des
filles. Les Etats membres doivent
tout mettre en œuvre pour
lutter contre ces crimes et
dispenser une aide concrète
aux enfants et à leurs
parents, notamment par l’éducation.
L’Assemblée rappelle
à cet égard sa
Résolution 1247 (2001)
sur les mutilations sexuelles
féminines.
19. Dans cette perspective,
l’Assemblée exhorte
les Etats membres à prendre
toutes les mesures visant à
prévenir et à
combattre toute forme d’oppression
ou de violence subies par les
femmes, et en particulier à
soutenir, dans le cadre des
négociations de la future
convention du Conseil de l’Europe
sur la lutte et la prévention
de la violence à l’égard
des femmes et de la violence
domestique (CAHVIO), les dispositions
permettant aux femmes, quel
que soit leur origine ou leur
statut, d’avoir accès
à des dispositifs de
protection, de prévention
et de réhabilitation.
20. Les clichés, les
idées reçues et
les peurs que suscite l’islam
sont les symptômes typiques
d’une large méconnaissance
de ce sujet par les non-musulmans
en Europe. De même, de
nombreux musulmans d’Europe
ont une méconnaissance
de l’islam, sans parler
des autres religions, qui peut
les rendre vulnérables
à « l’islamisme
», c’est-à-dire
à une forme d’extrémisme
politique pratiqué sous
un couvert religieux. A cet
égard, l’Assemblée
rappelle sa Recommandation 1720
(2005) « Education et
religion » et invite les
Etats membres à
veiller à ce que la connaissance
de l’islam, du judaïsme
et du christianisme soit enseignée
à l’école
et au moyen d’une éducation
dispensée tout au long
de la vie.
21. Les Etats membres devraient
favoriser l’enseignement
des religions, de manière
à sensibiliser l’opinion
publique à l’origine
et aux valeurs communes du judaïsme,
du christianisme et de l’islam,
ainsi qu’à leur
incidence sur l’humanisme
européen moderne.
Les établissements d’enseignement
supérieur et de recherche
en Europe devraient faire
de l’islam une matière
d’enseignement afin de
former les universitaires, enseignants
et responsables religieux et
d’établir une distinction
entre islam et islamisme.
L’Assemblée ne
doute pas que la plupart des
musulmans européens d’aujourd’hui
acceptent une conception commune
qui concilie l’islam avec
les valeurs démocratiques,
les droits de l’homme
et l’État de droit
; d’ailleurs, beaucoup
de musulmans l’ont déjà
fait depuis longtemps.
22. L’Assemblée
se félicite également
du Livre blanc sur le dialogue
interculturel, élaboré
en 2008 par le Conseil de l’Europe
à l’occasion de
l’Année européenne
du dialogue interculturel, ainsi
que d’autres activités
menées par le Comité
des Ministres dans ce domaine.
Les gouvernements des Etats
membres devraient s’appuyer
sur ce Livre blanc pour définir
les mesures à prendre
à ce sujet dans leur
pays, notamment dans les écoles
et autres établissements
d’enseignement.
23. Il importe de créer
des synergies avec d’autres
organisations internationales
à ce sujet. C’est
pourquoi l’Assemblée
invite l’Alliance des
civilisations des Nations Unies
à coopérer plus
étroitement avec le Conseil
de l’Europe, notamment
en mettant en place des programmes
d’action communs. À
cet égard, l’Assemblée
invite le Secrétaire
Général du Conseil
de l’Europe à rechercher
un financement supplémentaire
pour ces activités auprès
des Etats membres et à
faciliter le détachement
réciproque d’agents
entre les deux organisations.
24. L’Assemblée
invite l’Organisation
Islamique pour l’éducation,
les sciences et la culture (ISESCO)
et l’Organisation de la
Ligue arabe pour l’éducation,
la culture et les sciences (ALECSO)
à collaborer avec le
Conseil de l’Europe pour
lutter contre l’islamisme
et l’islamophobie ou toute
autre forme de discrimination
religieuse, ainsi que
pour promouvoir le respect des
droits de l’homme universels.
L’ISESCO et l’ALESCO
peuvent jouer un rôle
particulièrement important,
en veillant à ce que
leurs membres respectent le
Pacte international relatif
aux droits civils et politiques
(PIDCP) et le Pacte international
relatif aux droits économiques,
sociaux et culturels (PIDESC)
de l’Organisation des
Nations Unies.
25. À cet égard,
l’Assemblée déplore
que certains gouvernements membres
de l’ISESCO et de l’ALECSO
aient adopté une législation
nationale fondée sur
une interprétation de
la charia ou aient mené
des politiques nationales contraires
au PIDCP et au PIDESC : infliger
de lourdes peines, voire la
peine de mort, à des
personnes qui souhaitent adopter
une autre religion que l’islam
est incompatible avec l’article
18 (2) du PIDCP ; infliger de
lourdes peines à des
personnes qui critiquent l’islam,
ou prononcer à leur encontre
des décrets publics de
condamnation à mort est
incompatible avec l’article
19 du PIDCP ; appeler à
la « guerre sainte »
ou à la violence contre
d’autres pays ou leurs
citoyens et glorifier les terroristes
en les qualifiant de «
saints martyrs » est incompatible
avec l’article 20 (2)
du PIDCP; apprendre aux enfants
à haïr ou à
combattre les adeptes d’une
religion autre que l’islam
est incompatible avec l’article
13 (1) du PIDESC. 2
26. Il convient de favoriser
les contacts entre les Européens
musulmans et non musulmans et
les musulmans d’Afrique
du Nord, du Proche-Orient et
d’Asie, notamment chez
les jeunes, les étudiants
et les enseignants. L’Assemblée
invite par conséquent
le Forum européen de
la jeunesse à étendre
ses activités dans ce
domaine. Il importe de soutenir
la coopération entre
les établissements éducatifs
et culturels, ainsi qu’entre
les villes du bassin méditerranéen,
par exemple dans le cadre de
la Convention sur la reconnaissance
des qualifications relatives
à l’enseignement
supérieur dans la région
européenne (STE n°
165) et de la Convention-cadre
européenne sur la coopération
transfrontalière des
collectivités ou autorités
territoriales (STE n° 106).
Source :
Site du conseil de l’Europe
; http://www.bivouac-id.com/2010/06/30/resolution-1743-contre-lislamophobie-adoptee-par-le-conseil-de-leurope-limitation-de-la-liberte-dexpression/