Nigeria
- Massacre dans un village. Les autorités
de l’État central du Plateau affirment
que plus d’une centaine de villageois
chrétiens ont été massacrés
dimanche matin au sud de la ville de Jos, pour
des raisons encore inconnues.
Afin de prévenir une extension du conflit,
l’état d’alerte a été
décrété dans la région.
Des survivants ont déclaré à
Reuters que le village de Dogo Nahawa avait
été attaqué durant la nuit
par des paysans musulmans de l’ethnie
Fulani. Ces derniers auraient ont tiré
en l’air pour faire sortir les villageois,
pour ensuite les massacrer à coups de
machette.Le correspondant de l’agence
qui s’est rendu à Dogo Nahawa a
aussi recensé une centaine de corps entassés
en plein air.
« Il y a eu une attaque à Dogo
Nahawa (…) les gens ont été
tués par dizaines, la plupart sont des
femmes et des enfants, dont certains ont moins
d’un an. De nombreuses maisons ont été
brûlées, c’est maintenant
un village fantôme », a indiqué
à l’Agence France Presse une source
du gouvernement de l’État du Plateau,
qui a demandé l’anonymat.
Les informations demeurent toutefois incomplètes.
Le responsable de la Ligue des droits de l’Homme
à Jos, une organisation locale, Shamaki
Gad Peter, a déclaré que trois
villages avaient été attaqués
et que de nombreuses victimes avaient été
attaquées à la machette et brûlées.
Le bilan des victimes pourrait donc être
beaucoup plus élevé.
Des témoins affirment que les assaillants
sont des pasteurs de l’ethnie Fulani,
généralement des nomades, et que
les attaques visaient des populations de l’ethnie
Berom, des sédentaires.
La région est régulièrement
le théâtre de violences interethniques
ou interconfessionnelles.
En janvier dernier, des affrontements entre
chrétiens et musulmans ont fait plus
de 300 morts dans cette région, située
à la charnière entre le Nord,
à majorité musulmane, et le Sud,
à prédominance chrétienne.
Ce massacre illustre l’instabilité
du pays et le manque d’autorité
centrale. Il s’agit d’une bien mauvaise
nouvelle pour le président intérimaire
Goodluck Jonathan qui tente d’asseoir
son autorité sur le pays, à un
an de l’élection présidentielle.
Le président en titre, Umaru Yar’Adua,
qui est rentré d’Arabie saoudite
après trois mois de soins, n’est
toujours pas en mesure de reprendre les commandes.
SOURCE: Radio
Canada, 07.03.2010, Massacre dans un village
chrétien du Nigeria
D’autres sources parlent de 200 victimes
:
Nouvelle flambée de violence entre chrétiens
et musulmans dans le centre du Nigeria
De nouvelles violences entre chrétiens
et musulmans ont fait plus de 200 morts près
de Jos dans le centre du Nigeria, selon un journaliste.
Yemi Kosoko, un reporter de la chaîne
de télévision indépendante
nigériane Channels, a déclaré
avoir effectué ce décompte dimanche
après-midi avec un responsable local.
Selon le journaliste, les victimes, principalement
des femmes et des enfants tués à
coups de machette, gisaient dans les rues de
Dogo Nahawa, localité à majorité
chrétienne situé à cinq
kilomètres au sud de Jos.
Un porte-parole de la Croix-Rouge, Robin Waubo,
n’a pas confirmé ce bilan. D’après
des témoins, les violences ont débuté
vers 3h du matin, malgré le couvre-feu
décrété dans la région
après des troubles qui ont fait plus
de 300 morts en janvier 2010.
L’armée et la police se sont refusés
à tout commentaire sur cette nouvelle
flambée de violences, “apparemment
perpétrées en représailles”
selon Robin Waubo.
La ville de Jos est située dans le centre-nord
du Nigeria, où vit la population musulmane.
La localité est régulièrement
le théâtre de violences religieuses.
En septembre 2001, des émeutes avaient
causé la mort de plus de 1.000 personnes
et en 2004, 700 personnes sont mortes dans des
affrontements entre musulmans et chrétiens.
AP
SOURCE : Le Nouvel Observateur, Flambée
de violence entre musulmans et chrétiens
au centre du Nigeria
Mise a jour - 8 mars 2010 -
Au Nigeria plusieurs centaines de personnes,
principalement des femmes et des enfants, ont
été massacrées à
coups de machette hier près de Jos dans
le centre du pays. Un nouvel épisode
de violence entre chrétiens et musulmans
pour le contrôle de l’Etat du Plateau.
Un nouveau déchaînement de violence
aurait fait plus de 500 morts hier au Nigeria
selon les autorités. Des habitants de
villages chrétiens situés près
de Jos, capitale de l’État du Plateau
dans le centre du pays, ont été
massacrés.
Selon les témoins les attaques coordonnées
ont été menées dans la
nuit de samedi à dimanche. Parmi les
victimes, tuées à la machette
et brûlées, de nombreuses femmes
et des enfants.
Peter Gyang, un habitant de Dogo Nahawa, le
village le plus touché, a perdu sa femme
et deux enfants. “Ils ont tiré
des coups de feu pour effrayer les gens et les
ont ensuite tués à la machette”.
Ces attaques ont été perpétrées
par des éleveurs de l’ethnie fulani
majoritairement musulmane, contre des Berom,
une ethnie sédentaire majoritairement
chrétienne. Elles s’ajoutent à
la longue série de violences et d’affrontements
dans le pays déclenchés en 2000.
L’État du Plateau se trouve au
croisement du Nord musulman et du sud chrétien.
Les tensions sont vives entre les communautés
pour le contrôle de ces terres fertiles.Aujourd’hui
des dizaines d’étudiants ont manifesté
à Jos pour protester contre ces tueries.
Toutes les forces de sécurité
sont placées en alerte maximum pour éviter
tout nouveau massacre et toute volonté
de représailles.
Ce matin la France, par la voix du ministre
des Affaires étrangères Bernard
Kouchner, a fermement condamné “les
graves violences qui ont frappé les communautés
villageoises”. Le Vatican a lui exprimé
sa “douleur et préoccupation”
face aux “horribles faits de violence”.
SOURCE : France-Info.com
Pour voir les photos et vidéos, voir
Bivouac id : http://www.bivouac-id.com/2010/03/07/nigeria-des-nomades-musulmans-attaquent-des-villages-chretiens-plus-de-100-morts/