ISTANBUL - Selon une étude récemment
publiée, plus de la moitié de la population
majoritairement musulmane de Turquie est opposée
à ce que les membres des autres relisions puissent
tenir des réunions ou publier de la documentation
pour expliquer leur foi.
Pour 59% des personnes interrogées, les non-musulmans
« ne devraient pas » ou « ne devraient
absolument pas » être autorisés à
tenir des réunions publiques dans lesquelles
ils peuvent discuter de leurs idées. Pour 54%,
les non-musulmans « ne devraient pas » ou
« ne devraient absolument pas » être
autorisés à publier de la documentation
pour expliquer leur foi.
Selon l’enquête, près de 40% de
la population de la Turquie a une opinion « très
négative » ou « négative »
des chrétiens. Pour 60%, il n’y a qu’une
seule vraie religion. Plus de 90% de la population turque
est musulmane sunnite.
Pour Ali Çarkoglu, l’un des deux professeurs
de l’université de Sanbancu ayant mené
l’enquête, aucune réunion religieuse
des non-musulmans n’est complètement «
dépourvue de risques » en Turquie.
« Même à Istanbul, cela peut être
difficile d’être un non-musulman pratiquant
», ajoute-t-il.
Tandis que 42% des personnes interrogées se
sont déclarées d’accord avec l’idée
que les personnes pieuses devaient être tolérantes,
49% ont déclaré qu’elles ne soutiendraient
« absolument » ou « très probablement
» pas un parti politique qui accepteraient des
gens d’autres origines religieuses.
Selon Çarkoglu, les résultats de cette
étude pourraient être attribuables au système
éducatif turc qui rend obligatoires les cours
d’éducation religieuse pour les collégiens
et lycéens. Dans ces cours, les chrétiens
et les juifs « ne sont même pas mentionnés
» ou sont décrits comme « les autres
», explique Çarkoglu.
« Cela instille chez ces étudiants un
point de vue fortement intolérant », ajoute-t-il.
Source : Compass
Direct
Traduction partielle Bivouac-ID