Un nouvel atelier sur l’islam a été
organisé à l’Université de
Lausanne le 10 novembre. Ce fut une nouvelle occasion
de tenir un séminaire pseudo-scientifique dont
le but ne semble guère de faire de la recherche
sérieuse, mais surtout de créer de toute
pièce une image non menaçante de l’islam
et d’endormir les consciences sur la réalité
des problèmes véhiculés par l’islam.
Des problèmes parmi lesquels on compte, entre
autres, la structuration de cellules terroristes de
plus en plus menaçantes tel qu’en attestent
les rapports de la Police fédérale.
Le MOSCI dénonce ce procédé
qui s’inscrit en plein dans la logique du processus
Euro-Med et qui débouche sur un traitement inapproprié
d’une problématique ainsi mal posée.
Ironiquement un terroriste d’Al-Qaida
travaillait encore il y a un mois à quelques
centaines de mètres du lieu de ce colloque (à
l’EPFL).
Le déroulement de l’atelier
L’atelier du 10 novembre était divisé
en trois parties : le premier consacré à
la question des minarets, le second consacré
aux enjeux européens et le dernier consacrée
à la perception de l’Occident par le monde
arabe.
Les propos tenus dans cette dernière partie
sont pour le moins inquiétant, surtout lorsqu’on
note que les trois intervenants tous journalistes, convergent
dans leurs propos anti-occidentaux, haineux et menaçants.
Initiatives anti-minarets : un non ou des menaces
Après relever que la presse et le monde arabe
« ont accueilli l’initiative antiminarets
avec un calme relatif », le journaliste égyptien
collaborant avec Islamonline et Religioscope, Husam
Tammam affirme que ce « calme n’est en aucun
cas garanti, surtout en cas d’acceptation de l’initiative
» et qu’il y aurait alors un « risque
très probable de ne plus réussir à
retenir les extrémistes » avant de poursuivre
avec un autre argument de peur en rappelant les risques
de boycott économiques de la part des pays arabo-musulmans.
Pour Husam Tammam, « le monde musulman fait la
différence en ce qui concerne l’Occident
entre le mode interventionniste américain et
l’attitude d’autres pays ». Parmi
ces autres pays, il cite l’exemple du Danemark
en rappelant que ce pays n’a jamais eu de passé
colonial ou de problèmes avec le monde musulman,
comme la Suisse, et qu’il a suffit de l’épisode
des caricatures de Mahomet pour faire basculer cette
situation, ceci afin de décrire un scénario
analogue concernant la Suisse en cas d’acceptation
de l’initiative anti-minarets.
Voici une menace qui ne saurait être plus explicite
: on vous fiche la paix tant que votre liberté
d’expression se soumet à la charia, c'est-à-dire
n’attaque ou ne frustre jamais l’islam d’une
quelconque manière sans quoi, on vous promet
que votre économie et votre intégrité
en subiront les conséquences.
En d’autres termes : soyez de bon dhimmies, l’Islam
vous promet une mort douce.
Ode au Hezbollah et appel à fraterniser
avec ce mouvement
Cette logique de la perception de l’Occident
par le monde musulman est reprise par l’interlocuteur
suivant : Walid Chara, journaliste d’Al-Akbar
au Liban.
Durant toute la durée de sa diatribe, ce dernier
légitime inconditionnellement les actions du
Hezbollah. Il y traite notamment de l’entente
européenne avec ce groupe terroriste : «
ces accords […] et le rôle important de
la France dans cette politique de dialogue » qui
a permis de générer une attitude différente
de la part du monde musulman vis-à-vis de l’Europe
que vis-à-vis de la « politique d’hégémonie
et d’agression des USA ».
On aura donc compris : pour lui, il vaudrait mieux
pactiser avec le Hezbollah en s’abreuvant de son
idéologie haineuse et antisémite pour
éviter de passer pour les méchants aux
yeux des rois de la haine.
Leçon de dhimmitude aux médias
occidentaux et déresponsabilisation des prêcheurs
de haine
Finalement, c’est au tour de Tamer Aboalenin,
correspondant d’Al-Jaseera en Suisse, de s’exprimer
et de cracher, encore plus que ses deux prédescesseurs,
sa haine dont chacun pourra librement juger de son caractère
mensonger contre l’Occident. Selon lui «
pour comprendre le traitement fait par Al-Jaseera, il
faut examiner la façon qu’ont les occidentaux
de traiter de l’islam ». Ainsi « les
musulmans sont souvent désignés comme
étrangers et travailleurs immigrés »
il affirme constater « une volonté de séparer
la communauté musulmane du tissus social »
et que « tous les problèmes sociaux sont
imputés aux musulmans » tout en prétendant
que « lorsqu’un acte répréhensible
est commis par un musulman, on cite systématiquement
son origine religieuse ».
Il déplore que « les Occidentaux ne citent
par contre jamais les réussites des musulmans,
notamment dans les sports ou dans les sciences ».
Permettons nous ici de relever que s’ils citaient
la religion des différents titulaires de prix
Nobels, le monde musulman pourrait se sentir bien médiocre
comparativement au nombre de juifs ayant reçu
un prix Nobel.
Tamer Aboalenin déplore par ailleurs que «
les médias ne mentionnent jamais les noms des
importantes personnalités qui se sont converties
à l’islam » avant de citer quelques
noms peu convaincants.
Encore : il reproche que les médias occidentaux
« ne donnent jamais la paroles aux VRAIS spécialistes
de l’islam […] je ne vais pas faire la liste
des vrais spécialistes de l’islam, mais
le fait de ne jamais faire appel à eux est le
résultat d’une politique délibérée
visant à diffuser des stéréotypes
».
Les réactions musulmanes violentes s’expliquent
de la manière suivante «les musulmans sont
dans une posture d’accusés potentiels,
donc ils réagissent par l’autodéfense
» avant d’affirmer que « les médias
somment continuellement les musulmans de s’excuser
de pratiques dont ils ne sont pas les auteurs ».
Plus loin dans son discours, il affirme que «
les médias occidentaux cherchent à fabriquer
un ennemi » et « manipulent les interviews
» pour ce faire.
En somme donc, les médias occidentaux seraient
comploteurs racistes et la première question
que se poserait un journaliste le matin serait ce qu’il
pourrait faire durant la journée pour nuire aux
musulmans. Chacun comprendra l’absurdité
de ses arguments, surtout en les mettant en contraste
avec les dires de ce dernier interlocuteur qui prétend
qu’Al-Jaseera s’évertue de présenter
« son opinion et son contraire ».
Il s’en prends finalement à la politique
occidentale, cause de tous les malheurs : « c’est
les pays occidentaux qui ont voulu l’immigration
musulmane » « c’est eux qui ont traité
avec les dictatures du Maghreb » et « c’est
l’incapacité des pays occidentaux à
traiter le problème qui génère
la stigmatisation ».
Un discours qui serait pourtant le premier à
critiquer toute mesure qui pourrait être prise
car systématiquement malintentionnée et
« stigamtisante ».
Aurait-il voulu dire que les pays islamiques ont toujours
su faire preuve d’infiniment plus de délicatesse
et de respect des minorités que les pays occidentaux
(alors que l’islam légitime un pouvoir
politique justement comme étant celui qui a su
faire taire toute opposition, habituellement en massacrant
les opposants) ?
Peut-être pourrait-on illustrer son propos avec
la situation des Kabyles en Algérie, des Coptes
en Egypte ou encore des communautés chrétiennes
d’Irak.
Répondant à une question du public, il
affirme qu’il vit en Suisse depuis 25 ans et que
son analyse est partagée par la très grande
majorité des autres journalistes du monde arabo-musulman.
Nous-nous passerons de plus amples commentaires au
sujet de ce dernier.
Cette dernière partie ne contrastait guère
avec les deux premières : on passait de l’auto-flagellation
et de l’éthno-masochisme où on s’abstenait
de parler d’islam sauf pour en faire les louanges
au discours haineux panislamiste et menaçant.
En effet, le bon ton des premiers ateliers réduisaient
la critique de l’islam à un instrument
d’hégémonie américaine véhiculée
par l’administration Bush. Tel que semblent le
conclure Olivier Moos et Oscar Mazzoleni.
Des thèses reprises dans le second atelier par
Rachid Benzine qui parle quand à lui de «
régime de production de la vérité
théologique et politique ».
Les écoles coraniques sont de mauvaises
écoles
Relevons avant de conclure un fait intéressant
: répondant à une question d’une
personne dans le public au sujet du manque de succès
des écoles coraniques comparativement aux écoles
chrétiennes et juives, Patrick Haenni affirme
que ce manque de succès est imputable à
la qualité médiocre de l’enseignement
dans de telles écoles.
La nouvelle sociologie halal
Visiblement, le discours s’enlise dans une bien-pensance
du « dialogue des civilisations ». Nous
voyons ici la technique favorite de certains sociologues
halal qui se plaisent à mêler l’auto-flagellation
à des discours admiratifs sur l’islam.
Le tout dans une discipline stalinienne où personne
n’ose opposer d’antithèse à
la pensée unique de peur d’être mal
vu.
Rappelons-nous de cet historien qui en Allemagne a
été licencié pour avoir osé
remettre en doute l’historicité de Mahomet.
De tels discours pseudo-scientifiques ont pour effet
(et certainement aussi pour but) d’anesthésier
l’opinion sur les dangers véhiculés
par l’islam dans la dynamique voulue par le dialogue
des civilisations (comprenons notamment le processus
Euro-Med).
Le problème étant mal posé (ou
tout simplement nié), on se condamne ainsi à
ne pas y trouver de solutions.
Certains sociologues ont su résister à
la pensée unique et mener une réelle analyse
scientifique et critique. Parmi ceux-ci qui deviennent
de plus en plus rares, rendons un hommage à Claude
Lévi Strauss qui nous a quitté le 3 novembre
dernier qui était autant un éminent savant
et une figure de l’humanisme français qu’un
grand critique de l’islam.
L’agence de presse Guysen News International
en dressait le portrait le 3 novembre : http://www.guysen.com/articles.php?sid=11047