Une décision violant
odieusement la Constitution
Bien sûr, après avoir condamné
le MOSCI et ses écrits au bûcher, la police
fribourgeoise prétend que sa décision
cherche à protéger l’ordre public,
cependant un tel argument demeure totalement inconstitutionnel
du fait qu’il méprise d’une manière
fort téméraire le droit constitutionnel.
En effet, la Constitution fédérale prévoit
(art. 36 Cst) qu’une restriction d’une liberté
fondamentale doive être proportionnelle
au but visé. Dans le cas présent,
le principe de proportionnalité n’est pas
respecté pour les raisons suivantes :
Chaque stand stand d’information politique
est susceptible de heurter les opinions des
partisans des thèses opposées, il est
donc arbitraire de restreindre la liberté du
MOSCI sous prétexte que les opposants seraient
des sympathisants de la cause islamique. Qui plue est,
il en va du système démocratique :
chacun doit pouvoir s’informer librement afin
de se forger une opinion, ce qui est encore plus valable
du fait du sujet des votations du 29 novembre prochain.
On peut raisonnablement s’attendre de la police
qu’elle intervienne en cas de troubles éventuels,
elle est donc astreinte de par le droit public à
choisir cette solution plus respectueuse des libertés
fondamentales pour respecter le principe de proportionnalité.
A en croire la lettre de la police fribourgeoise, le
MOSCI bénéficierait d’une liberté
d’expression inférieure à celle
d’autres associations du fait de ses objectifs.
Les buts du MOSCI étant totalement légaux
jusqu’à preuve du contraire, de même
que ses activités, il ne saurait souffrir de
telles restrictions iniques. La décision de la
direction de la police locale est donc en plus
arbitraire et on aurait des raisons de penser
qu’elle viole même plus gravement l’art.36
Cst, comme elle remet en cause l’essence
même d’un droit fondamental.
Ces griefs permettent aussi de conclure à une
violation de la CEDH qui seraient ultimement
invocables devant la Cour Européenne des Droits
de l’Homme.
Une décision bien coordonnée
La décision en question, signée par le
Conseiller communal Charles de Reyff a été
prise avec le concours de la préfecture de la
Sarine (la même qui avait donné son accord
à la mise en place d’un internat islamique
en ville de Fribourg) et de la police cantonale de Fribourg.
Faut-il rappeler que c’est à l’Université
de cette même ville de Fribourg que Tariq Ramadan
a pu déverser son venin des années durant
jusqu’en 2003.
Prêche annuel de la haine
au Lac Noir: la police laisse faire
C’est dans le canton de Fribourg aussi que se
déroulent toutes les années le grand congrès
de la Ligue des Musulmans de Suisse (LMS) au
Lac Noir. Cette association dirigée par
les Frères Musulmans est proche de la
Ligue des Musulmans d’Europe et de Youssouf al-Qardawi
(président du Conseil européen de la fatwa
auquel la LMS se réfère régulièrement).
Elle invite régulièrement des islamistes
de la pire espèce, voir des prêcheurs du
terrorisme tel que le Cheikh saoudien Salman
Fahd al-Awda, proche de Ben Laden et partisan de l’action
d’Al-Qaida qui avait été invité
en 2007 lors au congrès du Lac Noir.
Sur ce dernier cas, la police cantonale n’avait
pas bougé le petit doigt pour empêcher
la venue de ce dangereux individu. C’est simplement
parce que Berne refusa de lui délivrer un visa
qu’il ne put se rendre en Suisse pour y prêcher
sa haine de l’Occident au grand regret des organisateurs
du congrès. Il y aurait encore beaucoup à
dire sur la dangerosité de cette réunion
annuelle de masse de la LMS au Lac Noir que la police
cantonale et la préfecture locale (de la Singine)
continuent à autoriser malgré tout.
N’y a-t-il pas manifestement deux poids,
deux mesures ?
Le MOSCI dépose un recours
Le MOSCI a déposé le 14 octobre
auprès du Conseil communal (pouvoir exécutif)
de la ville de Fribourg un recours administratif contre
la décision mentionnée. Une telle démarche
est fort coûteuse, notamment en frais d’avocat.
En cas de refus, le MOSCI espère pouvoir
déposer un recours devant le Tribunal administratif
du canton de Fribourg. Un tel recours pouvant coûter
près de 3000.- CHF, le MOSCI a besoin de soutien
pour pouvoir mener à bien sa mission.
Un recours pourrait permettre de créer
une jurisprudence rejetant le concept de « diffamation
des religions » (il s’agit d’une première
application de ce principe contre laquelle une réaction
s’impose) et rejetant l’extinction de la
liberté d’expression par le seul motif
d’une accusation d’« islamophobie
» (notion dont il sera l’occasion de préciser
le sens à donner).
Le MOSCI a impérativement besoin de
votre soutien afin de pouvoir faire reconnaître
son droit à la liberté d’expression
et celui de chacun à avoir accès à
l’information sur ce qui les menace directement.
Vous pouvez verser vos dons sur le compte postal
du MOSCI : 10-189623-1
Ou en utilisant son no IBAN: CH21 0900 0000
1018 9623 1
Pour d’autres moyens de paiement, rendez-vous
à l’adresse : http://www.mosci.info/don.htm
La mention « recours FR » dans la rubrique
communication (ou motif de versement) permettra d’affecter
spécifiquement votre don au recours dont il est
question.