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23.07.2009 Le MOSCI contre la
formation des imams dans les universités Former les imams dans les universités suisses tel que le proposent la plupart des imams et responsables musulmans en accord avec la majorité de la classe politique en pleine période estivale et peut-être peu encline de ce fait à une réflexion approfondie sur ce sujet, pourrait sembler à prime abord être une solution contre l’extrémisme musulman, cependant à y regarder de plus près, cette idée consisterait à faire entrer le loup dans la bergerie au frais du contribuable. Cette proposition émane du PNR 58, un programme de recherche fédéral financé par la Confédération. Un moyen de prévenir les « dérives islamistes » ? Pas si sûr… Si la volonté est d’éviter d’entendre les imams prôner la charia et le jihad, ceux qui connaissent mal l’islam pourraient dire qu’un tel financement par l’Etat de la formation des imams pourrait avoir pour effet de permettre à l’Etat de contrôler ce qui s’y enseigne en échange de son investissement financier. Pourtant un problème important se pose : qu’est-ce qui sera enseigné dans le concret ? Si la réponse est très certainement l’islam, il reste encore à connaître l’islam en question. En effet, celui-ci est tout bonnement inséparable de la charia d'où découle le droit islamique dont la vocation est bien d’être appliqué, ce pour quoi est censé œuvrer l’imam. Espérer que l’Etat puisse intervenir dans le contenu des ces enseignements pour le modérer relève de l’utopie. En effet, il faut tenir compte d’une chose : la règle est que seuls les musulmans sont compétents pour enseigner l’islam, règle islamique à laquelle l’Europe souscrit. Dans cette logique, les non-musulmans n’ont aucun mot à dire sur la matière qui serait enseignée dans les universités. Au cas échéant, il est certain que des résistances importantes se feraient ressentir de la part autant des professeurs que des étudiants musulmans. Une résistance qui se dessine déjà avant même que de telles structures de formation n’existent : les imams refusent toute idée de regard de l’Etat sur l’enseignement de l’islam, avis partagé par Tariq Ramadan interviewé par l’ATS déclare : «Il ne faut pas que l'Etat cherche à contrôler les musulmans à travers l'enseignement prodigué aux futurs imams» (20 Minutes du 21.07.2009) (un Tariq Ramadan qui a personnellement toutes raisons de soutenir une telle optique, comme ceci lui ouvrirait de nouvelles portes professionnellement parlant). Ne nous fourvoyons pas : si les imams acceptent que l’islam soit enseigné dans les universités suisses, c’est bien parce qu’ils ont une absolue confiance au fait que l’islam n’y sera pas déformé et qu’ils sont prêts au cas échéant à se battre pour que l’Etat respecte les enseignements de la charia. Les islamistes ont stratégiquement tout avantage à réclamer un tel enseignement, ce qui permet d’imposer l’islam dans le paysage helvétique au sein même des universités et de renforcer le prosélytisme et l’activisme politique islamique. Financer l’islam par le contribuable et au mépris de la Constitution ? La Confédération n’est pas compétente Relevons tout d’abord qu’un tel sujet n’est pas de la compétence de la Confédération, comme les Universités sont gérés par le droit public cantonal. Celui-ci est par ailleurs habilité à reconnaître des communautés religieuses à un statut public si les modalités de reconnaissance, la liste des communautés bénéficiant d’un tel statut et la nature dudit statut varie entre chaque canton, il est une constance en Suisse : la communauté musulmane est nulle part reconnue de droit public (ce dont nous pouvons nous réjouir). Financer le culte musulman (la formation des imams pouvant y être comprise) par les fonds publics, alors qu’il ne bénéficie pas d’un tel statut, serait contraire à la plupart des constitutions cantonales, ce que relève notamment le Conseiller d’Etat vaudois Philippe Leuba. Il y a par ailleurs de fortes raisons de croire que le contribuable n’entend pas payer des impôts pour financer l’islam et qu’à ce titre, un référendum contre la formation des imams dans les universités aurait des chances de réussir, outre les voies de recours judiciaires qui pourraient être envisagées pour non respect des constitutions cantonales. La Confédération (selon la Constitution fédérale) n’étant à la base compétente ni en matière d’enseignement universitaire, ni en matière de relations Eglise-Etat, imposer une formation des imams au sein des universités serait une grave méconnaissance du système institutionnel suisse. Mais à vrai dire, la Confédération semble plus encline à respecter les revendications islamisantes du Conseil de l’Europe que de rester fidèle aux principes énoncés par la Constitition fédérale. En effet, la résolution 1605 du Conseil de l’Europe (dont elle est membre) qui réclame notamment que les Etats prennent des mesures afin de « soutenir la mise en place de cours, si possible universitaires, afin de former les imams localement » (point 9.10) « encourager les jeunes musulmans européens à devenir imams » (point 11.6). Parallèle avec la reconnaissance étatique de la communauté musulmane Un obstacle important à reconnaissance de la communauté musulmane réside dans sa difficulté à se fédérer du fait de l’existence de nombreux courants divergent (NB : il s’agit toujours de divergence politiques et non théologiques). Un courrant s’est révélé pouvoir en faire l’union, il s’agit de la mouvance salafiste des Frères Musulmans dont l’objectif est d’unifier la communauté musulmane en prétendant vouloir revenir à l’époque des premiers disciples de Mahomet (les salaf). L’exemple de la France est à ce titre très instructif : l’organe de représentation de la communauté musulmane, le CFCM y est dirigé par l’UOIF s’inscrivant dans ladite mouvance des Frères Musulmans. Le problème est que cette mouvance semble être la plus dangereuse, car c’est autour de celle-ci que s’organisent les cellules terroristes et que c’est celle qui est la plus virulente et la plus efficace en terme d’action visant l’islamisation et l’application de la charia. Ce n’est par ailleurs pas pour rien que Tariq Ramadan (lui-même de tendance salafiste) soutient cette reconnaissance institutionnelle au nom de « l’égalité des religions » (dans l’interview susmentionné au sujet de la formation des imams). Mais parlons de cette « égalité des religions » : l’islam étant à la fois une religion et une doctrine politico-juridique totalitaire, il y a des raisons de se demander quel est le bien fondé de cette égalité (par ailleurs rejetée vigoureusement par l’islam tel qu’en témoignent 1400 ans de terreur et de guerre islamique). En bref, ceci reviendrait à soutenir par le contribuable en contournant la constitution, l’enseignement d’une idéologie totalitaire. Le risque de créer un terrain fertile aux cellules islamistes En Grande Bretagne, les universités se sont révélés être des terreaux fertiles au communautarisme et à la création de groupes islamistes (voir le rapport « Islam on Campus »). L’enseignement de l’islam dans les universités suisses aurait pour effet inévitable de réunir des musulmans ayant choisi l’islam comme vocation, ce qui n’aurait en tout cas pas pour effet de diminuer les revendications islamisantes, bien au contraire. Comme dit plus haut, l’enseignement de l’islam ne peut se faire que par les musulmans selon la charia. Il est à prévoir que les futurs imams tiendront fortement à faire respecter une telle règle. Autant les élèves que le corps enseignant seront prêts à militer pour un respect de cette règle par les Etats mécréants, invoquant volontiers la liberté de croyance à cet effet, ainsi que les accords internationaux. Ceci serait une occasion d’exacerber et de renforcer structurellement les revendications islamistes. Le risque est donc bien de créer des groupes de pression musulmans au sein des universités qui y réclameraient vite des salles de prières et y mèneront à terme des actions prosélytistes et politiques, actions qui auront vite fait de déborder hors des seules universités. Le MOSCI condamne fermement le soutien étatique de l’enseignement de l’islam, notamment son financement et appelle les partis et responsables politiques ainsi que les milieux associatifs à renoncer à un tel projet au vu de ses nombreux facteurs négatifs, de ses conséquences réelles à long terme que pourrait avoir la création de telles infrastructures et de son inconstitutionnalité. Au cas où une telle décision devait être prise, le MOSCI n’exclut par ailleurs pas le recours juridique et/ou le lancement de référendums. Sources :
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