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19.04.2009 Durban II : la Suisse
participera aux obsèques Les USA ont confirmé qu’ils boycotteront la conférence de Durban II, il en va de même pour l’Australie. Le Canada et Israël avaient annoncé leur retrait depuis déjà plusieurs années. Qu’en est-il de la Suisse à ce jour ? Micheline Calmy-Rey veut sauver Durban 2 à TOUT prix Micheline Calmy-Rey semble tenir à ce que la conférence se fasse sans remous (elle a dernièrement réitéré son slogan « le nom de Genève ne doit pas être associé à un échec »), cette volonté d’éviter des remous pourrait se concrétiser par l’adoption d’une « politique d’autruche » , en effet, selon certaines rhumeurs, des sources diplomatiques concordantes affirment que la Suisse serait prête a accepter le concept de diffamation des religions « pour sauver la conférence ». Les demandes de boycott ignorées Jeudi dernier, à l’instar de 188 ONG, parmi lesquelles la LICRA, l’UDC a réclamé un retrait de la Suisse de Durban II, réclamation que le DFAE a ignoré, confirmant la participation de la Suisse vendredi passé. Le DFAE a du reste préférer ne pas donner réponse aux préoccupations du MOSCI qui lui ont pourtant été communiquées. Commémorer la Shoah aux côtés d’Ahmadinejad Mieux encore, la venue du Président iranien Mahmoud Ahmadinejad (aujourd’hui (dimanche 19.04.2009)) sera l’occasion d’une poignée de main avec le Conseiller d’Etat genevois, Laurent Moutinot, et d’une rencontre entre le président iranien et son homologue suisse, Hans Rudolf Merz. Une rencontre qui contribue à tendre les relations diplomatiques Suisse-Israël d’autant plus qu’Ahmadinejad aura l’occasion de donner un discours le jour même de la commémoration de la Shoah dont il nie toujours la vérité historique et s’apprête joyeusement à reproduire, annonçant qu’Israël sera prochainement rayé de la carte alors qu’il s’évertue à mettre au point l’arme nucléaire. Le choix de ce jour pour son discours n’est pas anodin. L’arnaque des « lignes rouges » La Suisse avait prétendu, comme l’UE, établir des limites à ne pas franchir. Ce sont les fameuses « lignes rouges » qui étaient deux conditions de la participation de la Suisse : que de nouveaux outils de droit international ne soient pas créés (ce qui revient à jouer avec les mots, voir communiqué de presse du MOSCI du 31.03.2009) et qu’aucun Etat ne soit fustigé en particulier. Il va sans dire que ces lignes rouges n’ont toujours été qu’un leurre dont l’objectif était de rassurer les citoyens pour pouvoir préparer plus tranquillement les obsèques de leurs libertés et faire des courbettes devant les dictatures et les pays de l’OCI. De toute manière, pourquoi les Etats qui prétendent faire respecter à présent des lignes rouges alors qu’ils n’ont fait que concéder des compromis ? Il y a là quelque chose qui ne colle pas. L’hypocrisie du nouveau texte Dans la version remaniée du projet, avaient été supprimés les points fustigeant Israël et ceux relatifs à la diffamation des religions. La suppression de ces points du texte n’empêchait en soi pas de faire des renvois à la déclaration de Durban de 2001 et à d’autres résolutions qui mentionnaient ces points problématiques : fondamentalement, la situation demeurait la même, la seule différence était que cette situation était à présent dissimulée. Le projet final adopté vendredi n’a sur ce point pas changé. L’hypocrisie de ce texte d’apparence plus consensuel est encore confirmée par le fait que le Conseil des Droits de l’Homme, dans le cadre du suivi du programme d’action de Durban a adopté entre-deux, deux résolutions : l’une (Résolution A/HRC/10/L.6, du 20 mars 2009) fustigeant directement Israël dans sa politique, l’autre (Résolution A/HRC/10/L.2/Rev.1, du 26 mars 2009) approuvant le concept de diffamation des religions. Les lignes rouges sont donc largement dépassées si on examine non le texte seul, mais aussi ses renvois ainsi que le contexte général des négociations qui s’y rapportent. La Suisse n’a donc aucune raison de participer à Durban 2 si elle respecte vraiment les conditions qu’elle a émise
Le MOSCI condamne avec fermeté la participation de la Suisse à la Conférence de Durban 2 qui est un acte de soumission et de dhimmitude envers les dictatures et l’OCI. Si Genève n’est pas associé à un échec, Genève sera associé à la capitulation de la démocratie et des droits de l’homme devant les dictatures et l’islam. Si ceci est du goût du DFAE, la majorité des Suisses auront très probablement une autre opinion.
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