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22.03.2009 Comment l’OCI a préparé
le terrain pour Durban 2 ? Quand en octobre 2005, l’Unesco avait adopté le texte sur la diversité culturelle, nous y avions vu une atteinte à l’universalité de la Déclaration des Droits de l’Homme. La France de la Révolution de 1789 avait voté pour ce texte. La Gauche européenne avait salué cet évènement présenté par beaucoup comme un moyen de lutter contre «l'impérialisme culturel» américain. A présent l’OCI évoque ce texte et entend l’utiliser pour justifier la création d’un droit de l’homme spécifiquement réservé aux musulmans. Et comme l’a affirmé Kadhafi, voici quelques jours, « L'islam régnera sur la planète, comme Dieu l'a promis » et nous serons tous musulmans. Dans le langage politiquement correct, il est officiellement question d’« élargir la perspective actuelle des droits de l’homme à la diversité culturelle afin de contrer l’impérialisme culturel préconisé par les états occidentaux ». Le combat contre le racisme se transforme en combat pour la diversité mais aussi contre l’universalisme. Comment en est-on arrivé là ? La diversité culturelle : un sérieux revers pour l’universalité des droits de l’homme L’un des faits déterminants s’est déroulé, une fois de plus, dans l’indifférence générale dans une des officines de l’ONU. Les pays membres de l’Unesco ont adopté en octobre 2005 à une large majorité un projet de Convention sur la protection et la promotion de la diversité culturelle. Au premier abord, il ne pouvait s’agir que d’un progrès. Les Etats-Unis et Israël ont voté contre ce document, le jugeant ambigu. Mais ce texte n’est pas ambigu : il prône ouvertement « le dialogue » entre « les civilisations ». Ce même projet a été promu par les pays de l’OCI qui entendent imposer le voile, maintenir l'apartheid sexiste et instaurer la Charia comme source unique de droit au nom de la diversité culturelle. L’artisan du projet est M. Koïchiri Matsuura (diplomate japonais et directeur général de l’UNESCO) qui ne refusait pas de s’afficher aux côtés des représentants de la République des Mollahs afin de maquiller au besoin ce régime et prétendre qu’il est le protecteur des arts et des libertés. Le projet de la diversité culturelle refuse en bloc la théorie du « Choc des Civilisations » de Samuel Huntington et place la barbarie de la charia sur le même piédestal que la civilisation occidentale. Le texte se calque sur le discours des intégristes musulmans qui assimilent le port forcé du voile comme une expression de la diversité culturelle et non pas comme une atteinte à la dignité humaine. Le dialogue prôné par l’Unesco est le contraire de ce qu’il prétend. Ici, nous sommes au royaume de la langue de bois et chacun y va de son discours humaniste. Ce dialogue sera au service des diplomaties basées sur une entente cordiale avec des états qui enfreignent les droits de l’homme au nom de l’Islam. La décision prise à l’Unesco a été présentée aux Européens comme un comme un moyen de lutter contre « l'impérialisme culturel américain ». Encore une fois, les européens prennent le risque de rassurer leurs alliés arabes ou musulmans quant à leur fidélité sans faille en se montrant anti-américain. L’anti-américanisme bougon de la classe politique annule les efforts de la lutte contre le terrorisme et rêve d’un Islam laïque alors qu’il n’a en réserve que des musulmans indifférents mais complaisamment ravis par les évènements. La décision de l’Unesco fut un sérieux revers pour la lutte contre l’intégrisme et pour la défense des êtres humains nés par malchance dans un pays « arabo-musulman ». Le texte est écrit par des professionnels qui manient à la perfection la langue de bois. Alors que le monde est en proie au terrorisme, à l’intégrisme et au conflit entre ces deux fléaux et les libertés individuelles, le document de l’Unesco n’aborde aucun de ces sujets et cultive l’art du flou artistique. Le document se dit bien évidemment favorable à une diversité culturelle qui soit respectueuse des droits de l’homme mais dans les faits, l’Unesco est devenu un faire-valoir pour le commerce entre états démocratique et états tyranniques. L’Unesco trouve désormais les justificatifs « politiquement corrects » pour entretenir des relations non conflictuelles. L'Unesco entend élargir le domaine de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme à des considérations d’ordre particulier qui sont très distinctement en conflit avec le caractère universel et à minima de ces droits fondamentaux.
Après l’UNESCO, l’offensive à l’ONU A nouveau dans une indifférence générale, c’est en 2007 que l’OCI a donné la charge à l’ONU en faisant adopter la résolution 62-154 C’est l’OCI qui a exigé de l'ONU, que l'Islam soit non seulement autorisé à faire des revendications autocratiques, mais qu'il bénéficie d'une protection officielle contre toute critique. Rédigée au second degré, dans le jargon des droits de l'homme et de l'opposition à la discrimination, la Résolution 62/154 des Nations unies sur «La lutte contre la diffamation des religions», à cherché à étendre la protection non pas aux êtres humains, mais aux opinions et aux idées, en accordant à celles-ci une immunité exclusive contre toute «offense». Le préambule est bourré d'hypocrisies, comme dans ce délicieux paragraphe, selon lequel l'Assemblée générale de l'ONU «souligne qu'il importe de multiplier les contacts à tous les niveaux afin d'approfondir le dialogue et de renforcer l'entente entre des cultures, religions, convictions et civilisations différentes, accueillant avec satisfaction à cet égard la Déclaration et le Programme d'action adoptés par le Mouvement des pays non alignés à sa Réunion ministérielle sur les droits de l'homme et la diversité culturelle, qui s'est tenue à Téhéran les 3 et 4 septembre 2007.» La mascarade annoncée de Durban 2 n’est une surprise que pour le citoyen lambda trahit par ses gouvernants et par ses medias qui connaissaient, pour y avoir participé, toutes les revendications liberticides des mahométans. Personne dans l’élite occidentale n’ignorait depuis des années que ces revendications étaient portées, approuvées et déjà intégrées dans des textes normatifs opposables aux droits nationaux. Au lieu de diaboliser ce remarquable professeur de Sciences Politiques qu’était Samuel Huntington, nos élites auraient peut-être dû tout simplement lire sa thèse du « Choc des Civilisations » au lieu de la repousser d’un revers de main méprisant. Car ce qui se trame dans les couloirs des officines de l’ONU, c’est tout simplement l’assassinat de la Civilisation. |
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