Sarajevo, 19 mars (AKI) – Des groupes de Croates en Bosnie ont
dénoncé ce qu’ils appellent l’« islamisation » de la Fédération
croato-musulmane et préparé un document exigeant leur propre entité,
ont rapporté les médias jeudi.
« Les Bosniaques (musulmans) sont le principal problème politique
en Bosnie-Herzégovine, car ils recherchent ouvertement l’hégémonie
en comptant sur leur majorité, » a dit le militant croate Leo
Plockinic aux journalistes.
Plockinic dit que le sort des Croates est le pire des trois groupes
principaux de Bosnie et qu’ils sont soumis à l’assimilation par
la majorité musulmane.
Il préside l’association croate « Un gouvernement alternatif
» et l’ONG Croatia Libertas.
« L’un des problèmes les plus importants en Bosnie est la fusion
de la politique bosniaque et de l’islam, qui transforme la Bosnie
en État gouverné par la charia », a déclaré Plockinic.

« En Bosnie-Herzégovine et à Sarajevo, l’islamisation est mise
en œuvre à pleine vitesse », a-t-il ajouté, affirmant que cela
nuit aux Croates et aux Serbes, ainsi qu’à la demande d’accession
du pays à l’UE.
Plockinic dit que le document préparé par les groupes croates
sera soumis au parlement pour approbation. Mais la plupart des
décisions dans les institutions de Bosnie sont prises par consensus
et il pourrait être bloqué par l’un de ses trois groupes principaux.
En vertu de l’accord de paix de Dayton qui a mis fin à la guerre
de 1992-1995, la Bosnie a été divisée en deux entités, l’entité
serbe et la Fédération croato-musulmane, chacune disposant de
la plupart des pouvoirs d’un État.
Mais la majorité musulmane de Bosnie appelle à la suppression
des deux entités et à la création d’un seul État.
Les Serbes, qui forment le deuxième plus important groupe ethnique
de Bosnie, ont réagi en menaçant d’organiser un référendum sur
l’indépendance. Les Croates se plaignent de discrimination au
sein de la fédération avec les musulmans et réclament leur propre
entité.
L’Union européenne a lié l’entrée de la Bosnie dans l’Union européenne
à des réformes constitutionnelles et de la police.
vu sur http://pointdebasculecanada.ca/spip.php?breve1788
est sauvé !" clament certains commentateurs comme Chamberlain
hurlait à la paix à son retour de Munich en septembre 1938.
"Les lignes rouges bougent dans le bon sens" se réjouissent d'autres
comme Daladier acclamé par la foule à sa descente au Bourget un
an avant le déclenchement de la deuxième guerre mondiale.
En fait de succès, le nouveau texte est en réalité un
masque assez grossier pour parvenir au consensus tant désiré par
les dictateurs, consensus qui permet par ailleurs aux
quelques démocraties restantes de prétendre encore maintenir le
cap dans la diplomatie de façade.
Les 2 lignes rouges que les pays européens voulaient défendre
restent toujours d'actualité
Focalisation sur Israël
Si Israël n'est pas visé spécifiquement, un paragraphe a été
entériné définitivement qui renvoie au Programme d'action et déclaration
de 2001 qui stigmatisaient spécifiquement ce pays.
Liberté d'expression
Certes la terminologie de diffamation des religions a disparu
et il est demandé en remplacement à ce que la haine raciale ou
religieuse qui constitue une discrimination soit interdite par
la loi. Dans le même temps, le projet de résolution s'inquiète
que les médias dans leurs
diverses formes contribuent à l'incitation à la haine raciale
ou des communautés religieuses.
Au vu des discussions qui ont lieu actuellement au même moment
au Conseil des droits de l'homme sur une nouvelle résolution sur
la diffamation des religions, et ce qui a déjà été adopté ces
derniers mois à l'Assemblée Générale et au Conseil des Droits
de l'Homme concernant la limitation de la liberté d'expression,
cette nouvelle formulation est pour le moins cocasse et témoigne,
si besoin était, du double langage de la diplomatie.
Cette victoire en trompe l'oil a également un prix : l'absence
de prise en compte des discriminations en raison de l'orientation
sexuelle, de la traite transsaharienne ou dans l'océan indien,
des discriminations que subissent les femmes, les discriminations
de caste etc.
En revanche sont mis à l'honneur les rapports du rapporteur spécial
sur les formes contemporaines de racisme qui a consacré ces sept
dernières années à traquer "l'islamophobie" et à condamner la
diffamation des religions.
De même le comité ad Hoc sur les normes complémentaires est félicité...
On se souvient que ce comité a entériné la révision terminologique
proposée par l'Organisation de la Conférence Islamique en 2001
qui considère que l'antisémitisme affecte majoritairement les
arabes en tant que sémites, et par extension tous les musulmans.
Rien n'est encore joué. Sans doute l'Europe aura-t-elle comme
en d'autres époques, à la fois le déshonneur et la guerre.
Malka Marcovich
18 mars 2009