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22.03.2009 Bosnie - Les Croates réclament leur propre entité pour éviter l'islamisation
Sarajevo, 19 mars (AKI) – Des groupes de Croates en Bosnie ont dénoncé ce qu’ils appellent l’« islamisation » de la Fédération croato-musulmane et préparé un document exigeant leur propre entité, ont rapporté les médias jeudi. « Les Bosniaques (musulmans) sont le principal problème politique en Bosnie-Herzégovine, car ils recherchent ouvertement l’hégémonie en comptant sur leur majorité, » a dit le militant croate Leo Plockinic aux journalistes. Plockinic dit que le sort des Croates est le pire des trois groupes principaux de Bosnie et qu’ils sont soumis à l’assimilation par la majorité musulmane. Il préside l’association croate « Un gouvernement alternatif » et l’ONG Croatia Libertas. « L’un des problèmes les plus importants en Bosnie est la fusion de la politique bosniaque et de l’islam, qui transforme la Bosnie en État gouverné par la charia », a déclaré Plockinic.
« En Bosnie-Herzégovine et à Sarajevo, l’islamisation est mise en œuvre à pleine vitesse », a-t-il ajouté, affirmant que cela nuit aux Croates et aux Serbes, ainsi qu’à la demande d’accession du pays à l’UE. Plockinic dit que le document préparé par les groupes croates sera soumis au parlement pour approbation. Mais la plupart des décisions dans les institutions de Bosnie sont prises par consensus et il pourrait être bloqué par l’un de ses trois groupes principaux. En vertu de l’accord de paix de Dayton qui a mis fin à la guerre de 1992-1995, la Bosnie a été divisée en deux entités, l’entité serbe et la Fédération croato-musulmane, chacune disposant de la plupart des pouvoirs d’un État. Mais la majorité musulmane de Bosnie appelle à la suppression des deux entités et à la création d’un seul État. Les Serbes, qui forment le deuxième plus important groupe ethnique de Bosnie, ont réagi en menaçant d’organiser un référendum sur l’indépendance. Les Croates se plaignent de discrimination au sein de la fédération avec les musulmans et réclament leur propre entité. L’Union européenne a lié l’entrée de la Bosnie dans l’Union européenne à des réformes constitutionnelles et de la police. vu sur http://pointdebasculecanada.ca/spip.php?breve1788 est sauvé !" clament certains commentateurs comme Chamberlain hurlait à la paix à son retour de Munich en septembre 1938. "Les lignes rouges bougent dans le bon sens" se réjouissent d'autres comme Daladier acclamé par la foule à sa descente au Bourget un an avant le déclenchement de la deuxième guerre mondiale. En fait de succès, le nouveau texte est en réalité un masque assez grossier pour parvenir au consensus tant désiré par les dictateurs, consensus qui permet par ailleurs aux quelques démocraties restantes de prétendre encore maintenir le cap dans la diplomatie de façade. Les 2 lignes rouges que les pays européens voulaient défendre restent toujours d'actualité Focalisation sur Israël Si Israël n'est pas visé spécifiquement, un paragraphe a été entériné définitivement qui renvoie au Programme d'action et déclaration de 2001 qui stigmatisaient spécifiquement ce pays. Liberté d'expression Certes la terminologie de diffamation des religions a disparu et il est demandé en remplacement à ce que la haine raciale ou religieuse qui constitue une discrimination soit interdite par la loi. Dans le même temps, le projet de résolution s'inquiète que les médias dans leurs diverses formes contribuent à l'incitation à la haine raciale ou des communautés religieuses. Au vu des discussions qui ont lieu actuellement au même moment au Conseil des droits de l'homme sur une nouvelle résolution sur la diffamation des religions, et ce qui a déjà été adopté ces derniers mois à l'Assemblée Générale et au Conseil des Droits de l'Homme concernant la limitation de la liberté d'expression, cette nouvelle formulation est pour le moins cocasse et témoigne, si besoin était, du double langage de la diplomatie. Cette victoire en trompe l'oil a également un prix : l'absence de prise en compte des discriminations en raison de l'orientation sexuelle, de la traite transsaharienne ou dans l'océan indien, des discriminations que subissent les femmes, les discriminations de caste etc. En revanche sont mis à l'honneur les rapports du rapporteur spécial sur les formes contemporaines de racisme qui a consacré ces sept dernières années à traquer "l'islamophobie" et à condamner la diffamation des religions. De même le comité ad Hoc sur les normes complémentaires est félicité... On se souvient que ce comité a entériné la révision terminologique proposée par l'Organisation de la Conférence Islamique en 2001 qui considère que l'antisémitisme affecte majoritairement les arabes en tant que sémites, et par extension tous les musulmans. Rien n'est encore joué. Sans doute l'Europe aura-t-elle comme en d'autres époques, à la fois le déshonneur et la guerre. Malka Marcovich 18 mars 2009 |
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