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Vérités sur l'islam

Des fondements du système islamique aux mécanismes et conséquences de l'islamisation

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Derniers ajouts:

02.07.2016 Interdiction du voile intégral au Tessin : activisme et provocation du CCIS et de Rachid Nekkaz

02.07.2016 La police suit quarante Genevois radicalisés

01.07.2016 Distribution du Coran sur la voie publique et EI: Winterthour envisage l'interdiction

25.05.2016 Les élèves musulmans devront serrer la main aux profs

25.05.2016 Des mosquées albanaises tenues par des imams radicaux

Conférence du Professeur Sami Aldeeb : Le jihad dans l'islam

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Analyse juridique : pourquoi l’interdiction des minarets ne viole pas la CEDH voir l'analyse ¦ (version au format Word)

Pourquoi soutenir l'initiative Fribourgeoise contre le Centre suisse islam et société? ¦ Le point sur la formation sur l’islam proposée par le GRIS et l’IIIT et son subventionnement par l’ODM

16.05.2012 Victoire du MOSCI devant le Tribunal fédéral : le concept de diffamation des religions n’a pas sa place en droit suisse

Télécharger le rapport Obin (islam dans les écoles françaises)

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L'Occident face à l'islam militant

Eurabia au Conseil de l'Europe (Resolution 1605)

Analyse du recueil 1 du Conseil européen des fatwas

Arrêt du Refah (CEDH, 31 juillet 2001)

Reportage: islam, ce que l'Occident doit savoir

15.11.2015 La menace d’attentat sur sol suisse est en augmentation selon les experts

30.11.2012Recensement aujourd'hui du 20'000 ème attentat meurtrier commis au nom de l’islam depuis le 11 septembre 2001

22.11.2012L’UBS ferme le compte d’une organisation finançant le terrorisme

26.11.2012 Levée d'interdiction du port du voile : l’arrêt du Tribunal administratif thurgovien fait fausse route - L'analyse du MOSCI

10.09.2012 Le MOSCI révèle que le CMMS s’est associé à des islamistes incitant au meurtre en vue de tenir une exposition sur l’islam à Lausanne

01.10.2010 Le Président du MOSCI acquitté : la critique de l'islam n'est pas du racisme

02.07.2010 De l'apologie du martyr à l'incitation au crime: les appels au Jihad ont-ils dorénavant droit de cité à Genève ?

24.03.2010 L’ambassade belge en Suisse soutient l’islamisation du marché

Et si Mahomet n'avait jamais existé ?

 

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Les derniers bulletins d'information

 

Conférence du Professeur Sami Aldeeb : Le jihad dans l'islam

Le Pr. Sami Aldeeb, invité dans le cadre de l'AG 2016 du MOSCI, est Directeur du Centre de droit arabe et musulman, ancien responsable du droit arabe et musulman à l’ISDC (Institut suisse de droit comparé), docteur en droit et diplômé en sciences politiques et auteur de plus de 300 livres et publications.

Nous ne pouvons que vous inviter à consulter son site Internet sami-aldeeb.com sur lequel pouvent être commandés ou librement consultés nombre de ses ouvrages dont celui portant le titre de sa conférence, de même que son blog www.blog.sami-aldeeb.com régulièrement mis à jour.

Mention particulière: l'auteur a publié récemment une traduction chronologique du Coran (dont il fait d'ailleurs mention dans sa conférence) et un livre sur la zakat et ses implications dans le financement du terrorisme, tous deux disponibles sur son site.

 

 

 

02.07.2016 La police suit quarante Genevois radicalisés

 

Radicalisation - Cinq résidents genevois sont partis sur le chemin du djihad, a annoncé la commandante de la police.

«Trois Suisses et deux personnes en situation irrégulière sont partis de Genève pour rejoindre une zone de combat, en Syrie ou ailleurs.» L’information a été livrée ce vendredi par Monica Bonfanti, commandante de la police genevoise, lors de la seconde conférence de presse organisée en six mois sur la menace terroriste. Celle-ci «reste réelle» à Genève et le dispositif de sécurité mis en place à la suite des attentats de Paris du mois de novembre est maintenu.

Que peut-on dire des cinq hommes partis sur le chemin du djihad? «Selon les cas, il est difficile de savoir où ils se trouvent, précise Monica Bonfanti. Ils peuvent combattre, s’entraîner ou s’occuper de soutien logistique.» Et le conseiller d’Etat Pierre Maudet de préciser: «Pour l’instant, il n’y a pas eu de retours, mais nous sommes très attentifs.» Depuis janvier 2015, les signalements ont quadruplé à Genève, passant à?321. Les services de renseignement ont écarté le soupçon de radicalisation pour 281?personnes. Il reste 40?résidents genevois qui présentaient en mai?2016 un degré variable de radicalisation et pourraient partir au combat. Ils font l’objet d’un suivi par la police. Dans certains cas, des entretiens préventifs sont menés. Avec leurs limites.

En première ligne pour traiter les dossiers, la Brigade de sûreté intérieure (BSI) verra passer ses effectifs de 14 à 18 policiers. L’un d’eux sera affecté en septembre au Service de renseignement de la Confédération, à Berne, comme agent de liaison, dans le but de faciliter les échanges avec Genève. Combien d’agents de la BSI travaillent spécifiquement sur la thématique djihadiste? Très peu, mais à cette question, pas de réponse.

Un site Internet créé

Le terrorisme a nourri les débats des quinze membres du nouveau Conseil consultatif de sécurité réunis pour la première fois mercredi. Selon la nouvelle Loi sur la police, son rôle consiste à contribuer, par son analyse, au renforcement des actions de prévention de la criminalité.

Au registre purement préventif, un travail de fond est mené depuis des mois par le Bureau de l’intégration des étrangers (BIE) et la Fondation genevoise pour l’animation socioculturelle. Une plate-forme de lutte contre la radicalisation a été lancée, seul projet du genre en Suisse, selon Nicolas Roguet, délégué à l’intégration. Défricher la problématique, former les professionnels du terrain, répondre aux questions des citoyens, autant d’éléments qui se mettent en place. Objectif: signaler rapidement les situations préoccupantes. A ce stade, un site Internet (www.gardezlelien.ch) permet à tout un chacun de poser des questions en toute confidentialité. (TDG)
(Créé: 03.06.2016, 21h56)

Source: Tribune de Genève, 03.06.2016

 

 

02.07.2016 Interdiction du voile intégral au Tessin : activisme et provocation du CCIS et de Rachid Nekkaz

Au jour de l'entrée en vigueur de l'interdiction du voile intégral au Tessin, le milionnaire algérien Rachid Nekkaz fait montre d'un profond mépris pour la Suisse et le peuple tessinois notamment en déclarant «Je viendrai ici aussi souvent qu'il le faudra pour donner des leçons de démocratie à la Suisse».


Ce que les autorités de la Confédération peuvent (et doivent à notre avis) faire, c'est de déclarer Rachid Nekkaz persona non grata en Suisse.

Tribune de Genève en ligne, 01.07.2016 :

Le soleil tapait fort vendredi vers midi lorsque Rachid Nekkaz, un homme d'affaires algérien portant un foulard aux couleurs de son pays autour du cou, et Nora Illi, couverte d'un niqab bleu et accompagnée de sa fille, ont traversé la Piazza Grande de Locarno pour se diriger vers la mairie et siège de la police communale.

L'homme d'affaires algérien, qui a dit à l'ats avoir rendu son passeport français et avoir quitté la France, et la Suissesse de 32 ans, convertie au salafisme à 18 ans, se sont entretenus quelques minutes avec les nombreux journalistes présents à Locarno. Ils ont ensuite été interceptés par une patrouille de la police communale qui les a emmenés au poste.

«Je lutte contre une loi liberticide», déclare Rachid Nekkaz, «comme je l'ai fait et le fais en France, Belgique et Hollande». Le millionnaire algérien s'est déjà acquitté de 1135 amendes en France, 261 en Belgique et deux en Hollande, soit un total de 243'000 euros prélevés sur un fond d'un million constitué en juillet 2010.

«Je milite indifféremment pour les droits de l'homme à toutes les latitudes, dans les pays arabes aussi», affirme cet homme d'affaires qui se dit politicien et «paladin de la liberté». Pour lui, la loi qui interdit le port du voile intégral dans les lieux publics au Tessin bafoue les enseignements de Voltaire et Rousseau, «c'est une honte».

Amende de 230 francs

Rachid Nekkaz a ainsi écopé d'une amende de 230 francs qu'il a payé rubis sur l'ongle, pour «instigation à la dissimulation du visage». Lui estime avoir respecté une loi qu'il considère comme une insulte aux droits individuels.

Nora Illi en revanche recevra sa contravention dont le montant n'a pas encore été fixé d'ici deux à trois semaines. «Nous nous y opposerons», assure la Suissesse convertie à l'islam. «S'il le faut, nous irons jusqu'à la Cour européenne des droits de l'homme, car cette loi est une insulte aux femmes musulmanes».

Rachid Nekkaz s'est fait connaître au Tessin en 2013. Après l'acceptation de la loi dite «anti burqa», il avait promis de payer toutes les amendes infligées aux femmes voilées dans le canton. Il a répété sa promesse lors d'une visite à Locarno en décembre 2015.

Vendredi, l'Algérien a réitéré son intention d'intervenir «chaque fois que cela sera nécssaire». Il a déploré la date d'entrée en vigueur de la loi, «un vendredi, jour sacré pour les musulmans, et c'est encore pire en période de ramadan».

La provocation de M. Nekkaz et de Nora Illi a suscité le mécontentement d'un groupe de gens sur les lieux. Ceux-ci ont protesté de façon véhémente contre la présence de la femme recouverte du niqab et du mécène algérien. Ce dernier a été copieusement hué lorsqu'il a déclaré : «Je viendrai ici aussi souvent qu'il le faudra pour donner des leçons de démocratie à la Suisse».

Récolte de signatures

Auteur de l'initiative cantonale qui a débouché sur la nouvelle loi tessinoise, le politicien local Giorgio Ghiringhelli a monté son stand de récolte de signatures pour l'initiative fédérale similaire tout près de la mairie. «Nous demandons que l'interdiction de se dissimuler le visage soit appliquée au niveau fédéral», a-t-il expliqué à l'ats.

L'initiative populaire «Oui à l'interdiction de se dissimuler le visage» a été lancée le 15 mars 2016 et la récolte de signatures connaît un grand succès, ajoute M. Ghiringhelli, qui a évité toute confrontation directe avec Rachid Nekkaz.

A sa sortie du poste de police où elle a accepté de montrer son visage, Nora Illi était à nouveau entièrement voilée. «Ces amendes sont les premières infligées au Tessin. En raison des circonstances particulières, nous avons autorisé Mme Illi à rester couverte», indique le commandant de la police locarnaise.

La jeune femme a ainsi récupéré la poussette où l'attendait sa fille surveillée par une baby-sitter coiffée du hijab, foulard qui couvre les cheveux et le cou sans cacher le visage. Elle s'est éloignée de la place, filmée par les caméras de télévision et sous le regard des curieux.

Quant à Rachid Nekkaz, il a tout de suite quitté la ville tessinoise en direction de l'aéroport milanais de Malpensa d'où il devait décoller pour Alger. «Mais vous me reverrez», a-t-il lancé en riant avant de prendre congé.

(ats/nxp)
(Créé: 01.07.2016, 17h06)

Source: Tribune de Genève en ligne, 01.07.2016

 

01.07.2016 Distribution du Coran sur la voie publique et EI: Winterthour envisage l'interdiction

 


Une illustration du fait que la distribution du Coran sur la voie publique n'est pas l'acte innocent. En effet, ce dernier comporte toutes les références nécessaires pour former un jihadiste: il s'agit juste d'attirer l'attention de la futur recrue sur les nombreux passages appelant au crime et au terrorisme. C'est ce qui se passe depuis longtemps dans de nombreux pays européens.

A noter que l'organisation islamiste LIS! avait notamment organisé des distributions de Corans à trois reprises, notamment le 7 juin 2014 à la Rue Haldimand à Lausanne (voir illustration ci-dessous)

(Source: 24 Heures du 12.06.2014, article téléchargeable à l'adresse http://www.pluralites.ch/files/6114/1038/4992/heu_20140612_0_0_22vc4.pdf)

20 Minutes en ligne, 24.06.2016:

Après l'arrestation de l'émir de Winterthour (NDLR: de son vrai nom Valdet Gashi), les autorités réfléchissent à interdire la distribution gratuite du Coran dans ses rues.
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L'émir de Winterthour est soupçonné de soutien à une organisation terroriste. (photo: Screenshot SRF)

La distribution du Coran dans la rue est remise en cause à Winterthour (ZH). La police de la ville étudie la possibilité de l'interdire, le détenteur de la licence de cette action en Suisse - un salafiste converti de 30 ans - ayant été arrêté. Ce dernier serait soupçonné de soutien à une organisation terroriste.

La police de Winterthour s'était déjà penchée précédemment sur une éventuelle interdiction. Elle avait alors toutefois conclu que les conditions n'étaient pas réunies pour prendre une telle mesure, indique la ville vendredi.

L'arrestation du responsable de l'action de distribution du Coran «Lies!» («Lis!») pourrait changer la donne. C'est du moins ce que les autorités de Winterthour vont analyser.

Détention préventive

Le Ministère public de la Confédération a fait arrêter cet homme en février et l'a placé en détention préventive à Berne, comme l'a révélé le magazine «Rundschau» de la télévision alémanique SRF. Des soupçons d'aide et de participation à une organisation terroriste pèseraient sur lui.

La Constitution fédérale protège la liberté d'opinion et de religion. Elle autorise aussi la distribution d'écritures religieuses. L'action «Lies!» est donc légale en principe, rappelle la ville de Winterthour dans son communiqué. Une interdiction n'est possible que si l'organisation distributrice se fait l'auteur de délits, soit d'un appel au crime par exemple.

(nxp/ats)
Source :20 Minutes, 24.06.2016


Valdet Gashi, double champion du monde de boxe thaï, est, en effet un partisan de l'EI pour lequel il a joué un rôle de recruteur, utilisant notamment la salle d'entraînement MMA Sunna qu'il a ouverte à Winterthour à cette fin.

 

Tribune de Genève en ligne, 04.06.2015:


Une star de boxe thaï aurait entraîné trois djihadistes


Winterthour Un double champion du monde de boxe thaï a formé les jeunes de Winterthour partis rejoindre l'Etat islamique en Syrie. Lui-même y est depuis mars désormais.

Valdet Gashi en Syrie


La région de Winterthour ne comprenait pas jeudi 4 juin comment quatre jeunes, trois garçons et une fille, avaient pu rejoindre en quelques mois le groupe Etat islamique. L'émission Rundschau de la télévision alémanique SRF a apporté un nouvel élément mercredi soir.

Les jeunes hommes, qui se connaissaient, se sont entraînés dans une salle de sports de combat. A sa tête se trouve un homme de 28 ans, Valdet Gashi, double champion du monde de boxe thaï, qui a également rejoint le groupe terroriste en Syrie début mars.

Que pour les jeunes musulmans

En provenance de Singen dans l'Allemagne du Sud, il avait fondé à Winterthour la salle d'entraînement Mixed Martial Arts (MMA) Sunna où de jeunes musulmans pouvaient s'entraîner dans le respect des règles de l'islam. Entre hommes uniquement et sans musique. Il avait choisi la région zurichoise «car c'était très intéressant là-bas».

Valdet Gashi n'a jamais caché être un islamiste, avec des signes de radicalisation croissante sur son profil Facebook.

Des liens avec «Lis!»

«Rundschau» a pu s'entretenir avec lui via Internet en Syrie, où il a rejoint l'auto-proclamé califat. Ce père de deux jeunes enfants se dit stationné dans la ville de Membij où il traque «les contrebandiers et les espions». Et il a fraternisé avec un des jeunes qui sont partis dans cette zone de guerre. Ce dernier aurait été tué au printemps.

Les soupçons de radicalisation entourent toujours la mosquée An'Nur où les jeunes avaient l'habitude de se rendre à Winterthour, bien que son président Atef Shanoun ne cesse de répéter que cela n'a pas été le cas. L'organisation prosélyte salafiste «Lis!» est également montrée du doigt en raison de ses liens avec des prédicateurs de haine très surveillés en Allemagne. Valdet Gashi a ainsi participé à des opérations de «Lis!» outre-Rhin.
Source: Tribune de Genève, 04.06.2015,

 

 

25.05.2016 Des mosquées albanaises tenues par des imams radicaux

 

Un article de Mireille Vallette:


Dans deux articles parus récemment, un journaliste du Tages Anzeiger dévoile les idées fondamentalistes de nombreux religieux. L’Arabie saoudite est à l’origine de ce courant.

On connaissait, en matière de radicalisme, les mosquées wahhabites, celles des Frères musulmans et des mosquées turques. Le journaliste Michael Meier du Tages Anzeiger nous fait découvrir les mosquées radicales albanaises. Et c’est encore l’Arabie saoudite qui est à l’origine de ce courant. Elle a profité de la guerre pour affirmer son emprise sur le Kosovo avec un franc succès. Mais aujourd’hui, contrairement à la Suisse, le pouvoir laïque kosovar lutte contre le radicalisme et le djihadisme.

Quel islam enseignent les mosquées albanaises romandes? Mystère. Ici celle de Renens (photo Aline Jaccotet)

Dans le seul Kosovo, au cours des deux dernières années, 314 hommes ont été recrutés par l’EI pour aller combattre en Syrie et Irak. C’est le plus fort taux d’Europe.
Le vivier suisse, quelque 200’000 Kosovars d’origine, la grande majorité établis en Suisse alémanique, ne manque pas d’attraits pour les imams de la tendance tendance islamopithèque qui sont plusieurs dizaines à s’activer en Suisse.

Michael Meier révèle que beaucoup de ces imams albanais ont étudié au pays des Saoud et qu’ils invitent volontiers des prêcheurs radicaux. Le journaliste parle même de «plaque tournante des imams salafistes». C’est le cas, par exemple, de mosquées à Regensdorf, Zurich-Altstetten et Wetzikon.

Combat contre le vice et le péché

Meier: «Les imams barbus albanais de Suisse cultivent un islam viril. Gestes impérieux, ton solennel voire martial, ils appellent au grand jihad, le combat moral contre le vice et le péché. Ils mettent en garde contre Satan et les feux de l’enfer, ou glorifient le martyre politique.» L’imam Bashkim Aliu, de Wetzikon, a par exemple déclaré que mourir au combat pour la patrie, c’est devenir un martyre, comme le sont les héros de l’UCK qui ont donné leur vie pour le Kosovo.

Avec son confrère de Regensdorf Ferit Zekiri, Aliu conteste l’expression «terrorisme islamique» sauf à parler aussi du terrorisme chrétien ou juif. Tous deux ont étudié à l’uni de Médine, une «couveuse» du wahhabisme. Ils invitent des collègues salafistes de Macédoine et du Kosovo à animer des séminaires aussi formateurs que conservateurs.

Nebi Rexhepi, imam de la mosquée de Zurich-Altstetten a des contacts étroits avec le Royaume de la charia et possède une agence de voyage pour les pèlerinages. Rexhepi a récemment invité à sa mosquée l’imam Omer Berisha de Skopje, imam à Linz en Autriche. Le site de ce dernier indique ses souhaits pour l’islam d’Europe: autorisation de l'appel public à la prière, de la prière à l'école cinq fois par jour, de jours fériés musulmans, et la promotion de la conversion à l'islam. Le site abrite aussi un discours violent de l’imam macédonien Irfan Jahiu contre les homosexuels.

Femme tête nue: un péché pire que l'alcool

Les femmes et leur comportement sont toujours au cœur des préoccupations. L’imam Irfan Salihu, originaire de Prizren au Kosovo et célébrité de YouTube, tonne contre celles qui s’écartent des injonctions de la doxa. En 2013, invité de la mosquée albanaise de Rexhepi, il déclarait: «Celles qui ne portent pas le foulard commettent un péché plus grand que les hommes qui boivent du schnaps.» Et sur YouTube: «Les femmes actives sexuellement sans êtres mariées sont des prostituées, que les hommes devraient jeter comme des mouchoirs usagés.» Hani Ramadan a tenu le même genre de propos récemment dans une école genevoise. Des femmes politiques kosovares ont fait licencier Irfan Salihu de son poste de Prizren. Hani Ramadan, lui, est toujours au sien.

Dans les Balkans, des fondations saoudiennes financent la construction de mosquées en Bosnie, au Kosovo, en Macédoine. Depuis la guerre au Kosovo, 240 nouvelles mosquées ont surgi, 300 en Macédoine. Selon une pratique rodée, des salafistes sont recrutés et formés sous couvert d’aide humanitaire. Les missionnaires islamiques repèrent les hommes pieux et leur proposent des études en Arabie saoudite. Selon un reportage du New York Times, les Saoudiens ont transformé une société kosovare tolérante en une source d’extrémisme islamique et un pipeline pour djihadistes.

Ces imams ultraconservateurs organisent des séminaires de formation où interviennent ces salafistes étrangers ou les invitent pour des sermons. En Suisse, Meier estime à une trentaine les prêcheurs de Macédoine et du Kosovo qui figurent sur des listes d’imams radicaux et qui ont déjà prêché dans des mosquées albanaises de Suisse, soit à Lucerne, Brig, Visp, Liestal, Romanshorn, Wallisellen, Bülach, Bâle, Saint-Gall, Wetzikon et, très souvent, Altstetten, Regensdorf et Aarburg.

 

L'Union suspecte des imams albanais

Ces religieux se sont unis en 2012 au sein de l'Union des imams albanais de Suisse (UAIS, sigle allemand), pour disaient-ils donner une voix aux musulmans modérés et combattre le fanatisme religieux. La tromperie habituelle.

Le président de l’UAIS Nehat Ismaili est originaire de Macédoine et imam de la Mosquée blanche de Aarburg. Il n’a pas répondu aux sollicitations du Tages Anzeiger. Diplômé de l’université de Médine, il traduit et recense les œuvres d’islamistes célèbres, dont celles de l’éminence noire du sunnisme, Youssef Al-Qaradawi.

L’imam Bekim Alimi, de Wil, jusqu’à récemment vice-président de l’UAIS (l’imam invité à l’inauguration du Gothard), conteste les affirmations du journaliste. Il affirme que parmi les 35 imams de l’Union, tous ne sont pas conservateurs, et certains, comme lui-même, ont été formés au Caire ou en Turquie (ça ne rassure pas vraiment).

L’UAIS s’est séparée d'une autre fédération conduite aujourd’hui par un autre imam, Mustafa Memeti, modéré au point d’installer sa mosquée dans une Maison des religions. La scission n’est pas seulement due à des raisons théologiques, affirme Alimi, mais aussi structurelles.

Son président Nehat Ismaili (photo) avait déclaré au journal en ligne Albinfo.ch: «L’Union veut contrer les «cas isolés d’extrémisme» par une plus solide formation des imams, c’est pourquoi on organise en Suisse des «séminaires avec de grands professeurs venant des pays d’origine». Mais dans sa mosquée d’Aarburg circulent des musulmans ultraconservateurs. Il a même accueilli le salafiste kosovar le plus controversé, Shefqet Krasniqi qui a fini par être licencié de son poste d’imam de la grande mosquée de Pristina, puis arrêté en septembre 2014 avec 14 autres imams du Kosovo. Le pouvoir leur reprochait des prêches de haine et des liens avec le terrorisme. Krasniqi a aussi été l’invité de Nicolas Blancho pour la conférence annuelle du Conseil central islamique de Suisse (CCIS), le plus radical des groupes musulmans de Suisse.

La Communauté islamique albanaise de Suisse que préside l’imam Mustafa Memeti est une fédération beaucoup plus fréquentable. Elle rassemble quelque 30 associations pratiquant un islam plus ouvert. Selon Memeti, l’UAIS est effectivement une branche ultraconservatrice, un clan influencé par l’Arabie saoudite.

Interrogée par Meier, Saïda Keller-Messahli, présidente du Forum pour un islam progressiste, se demande comment l’UAIS peut regrouper 50 lieux de culte, alors que 10% des musulmans seulement vont à la mosquée. Dans ce «monde parallèle protégé des regards», on ne parle qu’albanais et on pratique la ségrégation des sexes (prières, repas, conférences), s’indigne-t-elle. Mais dans ce domaine, je ne dirais pas que ces mosquées se distinguent beaucoup des autres.

Mosquées turques sous influence

La Suisse abrite aussi une cinquantaine de mosquées turques. Le Matin du 17 avril dernier donnait quelques informations qui elles aussi devraient inquiéter les autorités. Les imams appartiennent à l’Association islamique turque en Suisse (sigle TISS en allemand) sise dans la banlieue zurichoise. La TISS possède onze immeubles abritant des mosquées

Comme pour la plupart des mosquées turques d’Europe, c’est la Dinayet, le Ministère turc pour la religion qui envoie ses imams et finance leur salaire. Les religieux restent quatre à cinq ans. Le budget 2016 de la Dinayet: près de deux milliards de francs et 120'000 employés. En Turquie, elle rédige les sermons du vendredi pour l’ensemble du pays.

On connait les visées islamistes d’Erdogan qui ne cesse de faire des déclarations décriant l’intégration. Or, le poids de ces mosquées sous influence va croissant: en 2011, une vingtaine d’imams s’activaient en Suisse, ils sont aujourd’hui - après la levée des contingents - à peu près le double.

Meier a trouvé de nombreuses informations sur internet. Les services de renseignement font-ils ce travail ? Toujours est-il que la gangrène islamiste se propage. Ce n’est qu’au moment où des jeunes partent pour la Syrie -quatre de Winterthour au printemps 2015-
que des questions sur le rôle des mosquées surgissent.

http://www.tagesanzeiger.ch/schweiz/standard/Doppelte-Agenda/story/31961750
http://www.tagesanzeiger.ch/schweiz/standard/drehscheibe-fuer-salafistische-imame/story/16304925

Merci à Laurence pour sa précieuse collaboration.

Source: Mireille Vallette, 25.06.2016, http://boulevarddelislamisme.blog.tdg.ch/archive/2016/06/25/des-mosquees-albanaises-tenues-par-des-imams-radicaux-277245.html


 

 

25.05.2016 Les élèves musulmans devront serrer la main aux profs

 

Les écoliers de Bâle-Campagne ne pourront plus refuser de serrer la main pour des raisons religieuses. Si un élève persiste, il doit s'attendre à des sanctions, a indiqué mercredi le Département cantonal de l'éducation.

La décision du département intervient après la polémique nationale causée par deux élèves musulmans qui ont refusé de serrer la main de leur enseignante pour des questions religieuses en avril à l'école secondaire de Therwil (BL). Le département a publié son communiqué en allemand et en français.

Selon une analyse juridique réalisée à la demande du département, les écoles du canton peuvent exiger la poignée de main malgré la liberté de religion. L'intérêt public concernant l'égalité entre femmes et hommes aussi bien que l'intégration de personnes étrangères l'emportent «largement» sur la liberté de croyance des élèves.

Liberté limitée

«L'exercice de la liberté de conscience et de croyance de chacun est limité par les droits et libertés d'autrui», rappelle le département. Une personne refusant la poignée de main pour des questions religieuses la rend inaccessible à son vis-à-vis. Ainsi, les enseignants, enseignantes et autres élèves «se trouvent impliqués dans une pratique religieuse qui ne leur appartient pas».

«Par conséquent, une enseignante peut exiger la poignée de main», a déclaré la directrice de l'office cantonal de l'instruction publique lors de l'assemblée des directrices et directeurs des écoles primaires et secondaires. En cas de refus, les autorités scolaires appliqueront les sanctions prévues par la loi.

Selon la législation, les parents ou les responsables légaux risquent un avertissement, voire une amende pouvant aller jusqu'à 5000 francs. D'autres mesures disciplinaires envers les élèves sont possibles: il s'agit «de mesures éducatives, adaptées, nécessaires et proportionnées comme un avertissement, un entretien avec les parents ou une réprimande écrite».

Dispense supprimée

Lorsque les deux élèves ont refusé de serrer la main de leur institutrice, la direction de l'école les a temporairement dispensés de serrer la main aux enseignants des deux sexes «afin d'assurer un déroulement de la vie scolaire sans encombre». Ce règlement provisoire sera annulé.

L'office des migrations s'est entretenu avec les membres de la famille des deux garçons. Une personne a été avertie selon la loi fédérale sur les étrangers (article 96, alinéa 2) pour valorisation de la violence. En raison du secret de fonction, le département ne peut pas donner d'information sur les conséquences éventuelles que peut avoir cette affaire sur la demande de naturalisation déposée par la famille des deux garçons.

Vidéos visionnées

Les autorités de poursuite ont visionné les deux vidéos publiées sur Facebook par les deux écoliers. Le département souligne qu'aucun fait susceptible d'être qualifié pénalement n'existe concernant ces vidéos.

Le département a aussi annoncé qu'il veut créer les bases juridiques nécessaires afin d'établir «une passerelle entre la loi sur l'éducation et celle sur les étrangers». Les écoles seront tenues de signaler à l'office des migrations des problèmes substantiels liés à l'intégration.

Dans un communiqué publié mercredi après-midi, le Conseil central islamique suisse (CCIS) fait part de son mécontentement. En obligeant les élèves à serrer la main, le département cantonal a dépassé ses compétences.

Le CCIS a annoncé qu'il s'opposera juridiquement au nouveau règlement s'il est mis en application. Pour le conseil, obliger à avoir des «contacts corporels» avec une autre personne est du «totalitarisme des valeurs». (afp/nxp)
(Créé: 25.05.2016, 10h01)

 

 

17.12.2015 Un groupe francophone pro-EI diffuse des affiches incitant à commettre des attentats en France

 

MEMRI, 17.12.2015:

Du 1er au 13 décembre 2015, un groupe de partisans de l’Etat islamique (EI) sur Twitter a diffusé une série d’affiches en français faisant la promotion du message de l’EI. Les affiches appellent les musulmans à émigrer vers les territoires de l’EI, ou bien à combattre les infidèles en France, comme l’ont fait les auteurs des attentats du 13 novembre à Paris. Ces messages verbaux concis, illustrés de photos ou de dessins, communiquent tous les éléments essentiels du discours de l’EI, à des fins de recrutement et de propagande.

Les affiches ont été créées par un groupe de militants pro-EI appelé LVD, acronyme de La vérité dérange [1], très actif sur Twitter et qui exploite actuellement son seizième compte après des suspensions consécutives.

Ce qui suit est un aperçu des affiches.

Appels à d’autres attentats en France – Le moyen de gagner « honneur et fierté »

L’affiche ci-dessus affirme que les musulmans français doivent choisir entre trois options :

La paix et la trahison [qui impliquent :]

- Mépris et apostasie de l’islam pour vivre en paix avec les infidèles.

La faiblesse et l’humiliation [qui impliquent] :

- Craindre la justice du mécréant.

- Être la victime d’islamophobie et les victimes collatérales d’opérations des moudjahidines contre les mécréants.

- Ignorer l’obligation du djihad et de la hijra et devenir un pécheur hypocrite.

La fierté et l’honneur :

- Mener le djihad sur [les terres] des mécréants ou émigrer vers le califat et défendre votre religion.

La première option est accompagnée d’une illustration montrant un musulman aux côtés d’un Français et d’un juif, agitant un drapeau français et tenant une pancarte « Je suis Charlie » (en signe de solidarité avec les victimes de l’attentat à Charlie Hebdo en janvier 2015). L’illustration de la deuxième option montre le même groupe piétinant la figure d’un musulman pieux. L’illustration de la dernière option montre le musulman tirant sur le Français et le juif avec un fusil, avec la Tour Eiffel qui explose en arrière-plan.

Justifier les attentats de Paris : représailles à l’agression française

Plusieurs affiches véhiculent le message essentiel de l’EI, selon lequel les attentats de Paris étaient des représailles à l’agression française. L’une comporte une seule ligne de texte, en anglais : « Les mécréants français ont été exécutés à cause de l’agression française »

Deux autres affiches sont en français. L’une dit : « Depuis le début de son engagement dans la coalition conduite par les Etats-Unis en 2014, l’organisation judéo-maçonnique ‘état français’ a largué 680 bombes au cours de 2 500 sorties aériennes sur le califat. » Les chiffres sont attribués au journal français Le Monde.

Selon une autre : « Ils disent, ‘Rentrez dans vos pays pour pratiquer votre islam’. Pourtant, ils viennent dans nos pays et imposent la démocratie”.

« 10 bonnes raisons d’infliger une punition aux mécréants occidentaux »

Une série d’affiches répertorie « 10 bonnes raisons d’infliger une punition aux mécréants occidentaux quand on est musulman. » L’une d’elles contient les dix raisons, et les autres chaque raison séparément. Fait intéressant, les affiches se réfèrent aux pays occidentaux comme aux « suprémacistes blancs », terme rarement utilisé par les salafistes djihadistes.

Ci-dessous leur texte :

1. Les suprémacistes blancs sont un cancer pour l’humanité. Les élites et une grande partie de la population occidentale ont la conviction que les Blancs sont supérieurs aux autres. Ceci est la définition du suprémacisme blanc. Ils doivent pour cela régner sur l’humanité avec 11 aspects de la vie : l’économie, l’éducation, les divertissements, le travail, les lois, la politique, la religion, les relations internationales, le militaire, le sport et les médias.

2. Ils refusent de payer aux musulmans la jiziya [taxe] aux musulmans et d’avoir un pacte de non-agression avec le califat.

3. L’Occident dirige une coalition armée qui tue les musulmans du califat sans aucune distinction (hommes, femmes, enfants, combattants ou non).

4. Les suprémacistes blancs implantent et protègent dictatures laïques sanguinaires hostiles à l’islam et aux musulmans depuis plus d’un siècle sur les terres d’islam. Après avoir colonisé les musulmans, les suprémacistes blancs leur ont laissé en héritage le nationalisme sécularisé afin que les musulmans soient divisés et ne soient pas unis et gouvernés par l’islam mais par le diktat occidental.

5. Les suprémacistes blancs occidentaux volent les ressources naturelles des musulmans. Leur politique est que, si vous ne leur donnez pas accès à vos ressources naturelles, ils vont vous renverser et vous remplacer par quelqu’un d’autre. Ces démocrates occidentaux sont outrés que irakien et les musulmans syriens osent « voler » les puits de pétrole et pour les [une source de] revenus utiliser! Ils considèrent une transgression pour le peuple d’une nation [non-occidentale] pour profiter de leurs propres richesses! Saddam Hussein n’a pas leur accorder l’accès aux ressources naturelles, alors ils l’ont tué et l’a remplacé par un gouvernement chiite qui était sous leur contrôle. Ils appellent ce «changement de régime».

6. Promouvoir le blasphème contre l’islam. Les suprémacistes blancs occidentaux et leurs sbires promouvoir régulièrement le blasphème contre l’islam au nom de ce qu’ils appellent la liberté d’expression, tout en emprisonnant ceux qui critiquent leur religion et de leurs idoles.

7. Les suprémacistes blancs exportent sur les terres d’islam tout ce qu’Allah a interdit. L’Occident et ses juifs ont répandu l’usure dans les terres d’islam, ce qui a provoqué les dettes et la pauvreté dans les foyers musulmans. Ils ont répandu aussi le tabac, l’alcool, le porno et les divertissements des médias infantilisants pour rendre vulnérables les populations musulmanes.

8. Les suprémacistes blancs veulent changer l’islam pour écarter les populations de l’islam authentique qui est une menace directe pour leur diktat planétaire. [Ils veulent] imposer aux musulmans un clergé acquiesce toujours à la politique des États-Unis, un clergé qui les questions relatives aux règles religieuses qui marginalisent les moudjahidine et les savants qui ont agi contre les mécréants de tyran en les taxant de khawarij, [terme péjoratif désignant une secte dissidente des débuts de l'islam] takfiri [terme péjoratif moderne pour les musulmans qui déclarent d’autres musulmans infidèles], etc. [Ils veulent] promouvoir les sectes et hérésies qui se réclament de l’islam, comme le chiisme, le soufisme ou l’irja [ceux qui reportent le jugement sur la croyance ou la mécréance d’autrui].

9. Les Occidentaux mécréants sont tous d’accord pour combattre la loi islamique partout où elle se trouve. Les Occidentaux mécréants soutiennent tous par les urnes des gouvernements avec des systèmes politiques sécularisés et impérialistes volontaires pour s’engager en guerre contre l’islam sur la terre des musulmans. Qu’ils soient nationalistes, libéraux, mondialistes, communistes, internationalistes, ils sont tous d’accord pour empêcher les musulmans d’avoir leur Etat islamique qui légifère avec la charia.

10. L’Occident est à la tête du camp des vaniteux. [2]

Notes :

[1] Twitter.com

[2] Cette phrase est une citation directe d’un discours en arabe d’Abu Mohammed Al-Adnani, le porte-parole de l’EI, dont la traduction exacte est « le camp des menteurs ».

 

 

09.12.15 Une association tessinoise est gérée par l'un des pontes des Frères musulmans d'Europe

 

Ghaleb Himmat a joué un rôle majeur dans la propagation de l’idéologie des Frères musulmans en Europe. Il poursuit son œuvre depuis une dizaine d’années à Lugano. Le "Trouble-Fête" Giorgio Ghiringhelli révèle son parcours.

La mouvance des Frères Musulmans sévit dans de nombreux cantons en Suisse, je l’ai montré pour Genève, Vaud, Neuchâtel, Fribourg... Mais dans le paysage helvétique, le Tessin a droit à une mention spéciale: l’une de ses deux associations islamiques est dirigée par l’un des plus vénéneux descendants d’Al Banna.

C’est ce que démontre Giorgio Ghiringhelli dans un long texte (en italien) posté sur son site peu après le carnage parisien.(1) Il prouve que la Communauté islamique du Tessin (CIT), l’une des deux principales associations du canton, est une émanation des Frères musulmans, mouvement extrémiste qui se dit non-violent mais qui a déjà beaucoup tué, surtout dans les pays arabes. Les Frères gèrent la CIT depuis sa création en 1992.

Ghiringhelli se surnomme lui-même «Il Guastafeste», «Le Trouble-Fête». Politicien indépendant, il a été le maître d’œuvre de l’interdiction tessinoise de la "burqa" et figure dans le comité d’initiative qui vise le même objectif au niveau fédéral. Chaleureux, ironique, il ne lutte pas à fleurets mouchetés contre les islamistes.

Sa recherche est née d’un échange dans les médias, cet été, avec un socialiste luganais, Sergio Roic. Dans un communiqué de presse, le parti socialiste de Lugano avait caractérisé la CIT d’«association paisible, démocratique et constructive, qui s’efforce d'œuvrer à l'intégration des musulmans». Et de plaider auprès de la municipalité pour un nouveau et plus digne lieu de culte.

Ghiringhelli a répliqué qu’elle était «une succursale des Frères Musulmans», ce que le socialiste a nié catégoriquement. Piqué au vif, l’accusateur a décidé de troubler une fois de plus la fête. De son étude, il ressort d’une part que les dirigeants sont plongés jusqu’au cou dans ce mouvement extrémiste, et de l’autre que la chose est publique depuis des années, sans que les autorités n’y voient le moindre problème. Quant à la gauche, son mot d’ordre -ignorance et complaisance- est toujours d’actualité.

Qui sont les acteurs principaux de cette sinistre comédie?

- Ahmed Nasreddin, l’un des fondateurs de la banque Al Taqwa, a créé et été président de la CIT jusqu’en 2003.

- Ali Ghaleb Himmat a repris la présidence en 2004, année où entre aussi dans la direction le Neuchâtelois Mohamed Karmous.

- Youssef Nada est un des fondateurs de la banque Al Taqwa de Lugano créée en 1988. Il la dirigeait avec Himmat dont il a épousé une fille. Nada, désormais hors-jeu, est connu comme l'un des cerveaux financiers des Frères musulmans en Europe.

Saïd Ramadan, gendre d'Hassan Al-Banna, fondateur de la Confrérie, est accueilli avec sa famille au titre de réfugié à Genève. C’est lui qui enclenche ce mouvement en Europe par la création de deux centres, l'un à Genève (dirigé aujourd'hui par son fils Hani), l'autre à Munich.

Cette idéologie antidémocratique et viscéralement anti occidentale se répandra de manière incroyable, sans que les autorités européennes ne tentent quoi que ce soit pour neutraliser ses promoteurs. Les gouvernements acceptent au contraire que les Frères musulmans gèrent des centaines de mosquées, quelque 500 en France, par exemple. Elle est souvent liée au wahhabisme.

Ghiringhelli cite de multiples références, dont «Le caissier de Saddam» de Paolo Fusi (en italien, 2003), «La conquête de l'Occident» de Sylvain Besson (2005), «La conquête de l’Europe par les Frères musulmans» de Lorenzo Vidino (2005, site du Middle East Forum) et «Comment une mosquée pour anciens nazis est devenue le centre de l'islam radical», par Ian Johnson Wall Street Journal, 2005. Une version française de ces deux derniers textes est publiée sur www.ilguastafeste.ch.

Youssef Nada déclare le 3 décembre 2005 au Corriere del Ticino à propos de la Fraternité musulmane: «Je n'ai jamais nié faire partie de cette organisation. J’ai été chargé de leurs contacts politiques internationaux pendant 25 ans, jusqu'en 2001. Et ce fut pour moi un honneur.»

Les socialistes venus en janvier dernier écouter ce qu'ils ont envie d’entendre à la CIT.
A droite, avant-dernier, Ghaleb Himmat à côté de l'imposant imam Al Araby.

Une toile d'araignée islamiste en l'Europe

De 1973 à 2002, Himmat est président de l’Islamische Gesellschaft in Deutschland (IGD), branche principale des Frères musulmans en Allemagne. Cette association fondée en 1958 par Saïd Ramadan est devenue la pierre angulaire de tout un réseau d'organisations en Europe. La famille de Ghaleb Himmat y joue encore un rôle important. Sa fille Hud, a été vice-présidente du Forum de la jeunesse et des organisations d'étudiants islamiques basé à Bruxelles. Son fils, Youssef, en est le président actuel.

Johnson relate en 2005 dans le Wall Street Journal que Himmat lui a déclaré dans un entretien téléphonique: «Si les Frères musulmans me considèrent comme l'un d'eux, c’est un honneur, ils ne sont pas violents, ils sont pour le dialogue interreligieux et sont actifs pour la liberté.»

Après le 11 Septembre, le Conseil de sécurité de l’ONU a placé Himmat et Nada sur une liste noire de personnes soupçonnées de financement du terrorisme palestinien et d'al-Qaïda par le biais de la banque Al-Taqwa. Ils en ont été retirés quelques années après, mais le Département du Trésor américain n’a fait de même qu’en février dernier.

Suite à cette mise à l’index, Himmat démissionne de la Communauté islamique d'Allemagne en 2002. La Suisse lui tend les bras: en 2004, il devient président de la Communauté islamique du Tessin et l'est toujours.

Toutes les informations à son propos sont publiques et accessibles…

Renseignements? Police? Politiciens ? Personne ne cille. Ou personne ne lit. Ou tout le monde s'en fiche. Trop occupés par leterrorisme-qui-n’a-rien-voir-avec-lislam.

Mohamed Karmous, dont j'ai dessiné le parcours, est entré en même temps que Himmat à la direction de la CIT. Il a créé une douzaine d'organisations islamiques dans notre pays, dont la Ligue des musulmans de Suisse à Neuchâtel. Elle se dit en 2007 membre de l'Union des organisations islamiques en Europe (UOIE) située dans l’orbite des Frères musulmans.

Les islamistes à la conquête de l'Ouest

Lors d’une fouille du domicile de Nada en 2001, peu après le 11 Septembre, la police découvre un document de 14 pages daté de décembre 1982, et intitulé «Le Projet». Il décrit en 12 points une stratégie de conquête politique et religieuse de l'Occident par, entre autres, la propagande, le noyautage, l’encouragement de l’antisémitisme en lien avec la cause palestinienne, l’alliance avec les combattants du jihad. Le projet reflète parfaitement l'idéologie du mouvement des Frères musulmans.

Sylvain Besson, journaliste au Temps, a fait de ce projet le sujet de son livre et cite les personnages qui gravitaient autour de lui. Le «Trouble-Fête» estime que sa lecture devrait être obligatoire pour tous les hommes politiques qui sont en relation avec les associations musulmanes.

Besson montre que le projet présente de nombreuses similitudes avec le livre d’Al-Qaradhawi paru en 1990: «Priorités islamiques du Mouvement dans la période à venir». La stratégie décrite a été mise en œuvre sans obstacles dans toute l’Europe et les Frères, appuyés par un nombre croissant de sœurs, poursuivent aujourd'hui leur œuvre d’imposition progressive des préceptes de la charia.

Rappelons qu’Al Qaradawi, Egyptien basé au Qatar, est la référence des Frères musulmans. Son fanatisme et son antisémitisme ont peu d’égal, son succès dans les associations musulmanes non plus. Il a été l'un des principaux actionnaires de la banque Al Taqwa. Il était aussi, en compagnie de Himmat, membre du conseil d'administration d'une fondation «charitable» basée à Genève. Créée en 1987, elle a cessé ses activités en 2010.

Les Frères scissionnent

En 2005, une scission donne naissance à la «Ligue des Musulmans du Tessin» dirigée par Gasmi Slaheddine en compagnie de l’imam Samir Radouan Jelassi. C’est désormais l’une des deux associations phares du Tessin.

Il Corriere del Ticino a tenté de connaître la raison de cette division. Slaheddine invoque la non-représentativité de la CIT et un comité non élu selon les règles démocratiques. Au final, il apparait que la scission relève d’une simple lutte de pouvoirs.

Les dirigeants de la Ligue ne sont en effet ni plus démocratiques, ni moins fondamentalistes. Leur combat énergique contre l’interdiction du niqab en est un indice. Slaheddine encourageait par exemple les musulmanes à contourner l’interdiction. Pour l'imam Samir Jelassi, l'initiative était diffamatoire et extrémiste, elle piétinait les droits des individus et mettait en danger la paix sociale et religieuse.

L’imam Jelassi se présente comme moderniste. Il est très actif non seulement à la tête de la Ligue islamique, mais également dans plusieurs associations et institutions non musulmanes. Il participe à ces dialogues interreligieux que les responsables musulmans affectionnent tant. J’ai signalé à Ghiringhelli l’information suivante, qu’il reprend dans son texte.

En été 2009, une journaliste de Swissinfo, imitée peu après par une consœur du Temps, découvre la merveille des merveilles: Samir Jelassi, «le premier imam formé en Europe». S’ensuit une hagiographie enthousiaste. Il «passe pour l'imam le mieux formé d'Europe. Ce quadragénaire, qui cumule les mandats et les projets, prône le dialogue et combat l'extrémisme.» Il cumule aussi les formations qu’il énumère avec fierté: médiateur interculturel avec l'Œuvre suisse d'entraide ouvrière (OSEO), master en sciences de la communication interculturelle à l'université de Lugano, sans oublier sa formation de base: «Après mes études de droit à Grenoble, je me suis orienté vers la première université islamique de France, à Château Chinon. C'est là que j'ai terminé ma maitrise en droit et en fondements de la théologie.»

Intriguée par cette académie encore trop méconnue, j’ai jeté un coup d’œil sur le site de l’établissement. L’«université» n’en est pas une, l'institution s'appelle «Institut européen des sciences humaines», mais enseigne exclusivement… l'islam. La quasi-totalité des enseignants sont arabes ou arabophones et l'enseignement se déroule principalement dans cette langue.

Enfin, deux des enseignants sont membres du Conseil européen des fatwas et de la recherche, organisme de Frères musulmans présidé par Youssef Al Quaradawi et ce fanatique fait partie du «conseil scientifique» de cette madrasa française.

Le premier imam formé en Europe l’a donc été par des Frères musulmans. Un premier exemple de cet islam de France, de Suisse, d’Autriche, etc… sur lequel nos élites comptent tant pour contrer l’obscurantisme.

 

 

Rappel du programme d'intégration des disciples d’Al-Banna:

«Allah est notre but. Le prophète est notre guide. Le Coran est notre loi. Le jihad est notre voie. Mourir sur le sentier d’Allah est notre plus grand espoir.»

Par les temps qui courent, ça ne vous fait pas penser à quelque chose?

(1) La Comunità islamica ticinese, cavallo di Troia dei Fratelli musulmani.

Source: Mireille Vallette, http://boulevarddelislamisme.blog.tdg.ch/archive/2015/11/23/une-association-tessinoise-est-gere-par-l-un-de-spontes-des-272005.html

 

09.12.15 Les extrémistes musulmans peuvent être exclus de l'armée suisse

 

La presse alémanique a enquêté sur le comportement de l'armée suisse face aux potentielles recrues radicalisées

Pratiquer de manière agressive un islam extrémiste est une raison pour être exclu de l'armée. C'est ce que nous apprend ce dimanche le journal Schweiz am Sonntag. Qui précise que cette décision a concerné quatre personnes à ce jour. L'armée a confirmé ce chiffre dimanche

Appartenir à l'exercice, en Suisse, permet d'accéder à une arme personnelle. Elle permet aussi, selon les incorporations, d'en manipuler toutes sortes d'autres, y compris des explosifs.

Aussi bien, l'administration militaire éclaircit-elle au travers d'une analyse de sécurité, le potentiel de risque de chaque personne susceptible d'être recrutée et armée.

Ce que trouve parfaitement normal la socialiste zurichoise Chantal Galladé qui plaide, dans Schweiz am Sonntag pour qu'ainsi aucune personne suspecte d'extrêmisme puisse entrer en possession d'une arme personnelle militaire.

La socialiste avait déposé en juin 2014 une motion parlementaire destinée à renforcer plus encore les obstacles légaux à la remise d'une arme d'ordonnance à des personnes présentant des signes d'extrémisme. Intitulée «Ne pas remettre d'arme d'ordonnance aux extrémistes faisant l'apologie de la violence», son texte plaidait ainsi: «Le Conseil fédéral est chargé de compléter l'article 113 de la loi sur l'armée de telle sorte que l'on puisse aussi refuser la remise de l'arme personnelle aux personnes qui ont exprimé par la parole ou par le geste, à plusieurs reprises, des idéologies extrémistes faisant l'apologie de la violence.»

Dans sa réponse, le Conseil fédéral, en juillet 2014 a fait valoir que «l'article 113 LAAM dans sa formulation actuelle donne assez de latitude pour ne remettre une arme de l'armée qu'aux personnes chez lesquelles on ne perçoit aucun potentiel élevé de violence.».

Le journal Schweiz am Sonntag précise dans son enquête que, pour 2014, 1213 recrues potentielles ont échoué au test de sécurité et n'ont donc pu accéder à l'incorporation.


Source: http://www.letemps.ch/suisse/2015/12/06/pratiquer-un-islam-extremiste-une-raison-exclusion-armee-suisse

 


 

15.11.15 La menace d’attentat sur sol suisse est en augmentation selon les experts

La task force antiterrorisme de la Confédération a déjà pointé les différents dangers auxquels va devoir faire face notre pays.

La Suisse officielle ne tombe pas des nues après les attentats de Paris. Le Service de renseignement de la Confédération (SRC) a déjà le terrorisme islamique sur son radar depuis de nombreuses années. En 2012 cependant, le danger lié à Al-Qaida était considéré comme moyen, derrière l’extrémisme de gauche ou le PKK. Avec l’avènement de l’Etat islamique, tout a changé. Dans le dernier rapport 2015 du SRC, les partisans du djihad sont considérés comme le risque numéro un, sans aucun équivalent.

Pour le chef du Département fédéral de la sécurité, Ueli Maurer, le risque s’est encore accru après les événements de vendredi soir. «Un attentat en Suisse n’est plus aujourd’hui totalement abstrait. Il est envisageable», déclare-t-il dans le SonntagsBlick d’hier. Mais quelles sont les menaces réelles? La task force antiterrorisme TETRA, qui regroupe le SRC, FedPol, les polices cantonales et le Ministère public de la Confédération, en ont identifié plusieurs. En voici un résumé.

Un risque général qui s’accroît depuis le début de l’année

L’attentat contre le journal Charlie Hebdo en début d’année a fait passer le niveau d’alerte au rouge en Suisse. Les autorités communiquent désormais régulièrement sur la question et le font de manière coordonnée et unitaire. Certaines personnalités critiques envers l’islamisme ont été placées sous protection policière. On citera par exemple le rédacteur en chef de la Weltwoche et conseiller national Roger Köppel ou le comique alémanique à la coiffure de Huron, Andreas Thiel.

L’attentat raté en août dans le TGV Thalys en France a constitué une nouvelle piqûre de rappel du danger. En Suisse, pas d’attentat: mais on recensait en octobre 2015 quelque 40 cas de voyages à motivation djihadiste. Soit 10 de plus qu’en février (+ 33%). On estime qu’il y a actuellement 70 cas d’activités terroristes présumées. Plus d’une vingtaine d’enquêtes pénales sont en cours.

Les représentations des grands pays occidentaux comme cible

La Suisse n’est pas directement dans la ligne de mire de l’Etat islamique. Le nom de notre pays a été mentionné par le passé mais pas de façon claire, ciblée et répétée. C’est dû au fait que notre pays ne participe pas à la guerre en Irak et en Syrie. Les USA, la Grande-Bretagne, la France ou la Russie sont en revanche régulièrement vouées aux gémonies par les extrémistes islamistes en raison de leur engagement militaire au Proche-Orient.

Cela ne reste pas sans conséquences pour la Suisse. Elle subit en effet un risque collatéral en accueillant les ambassades et les consulats des grands pays en guerre ouverte avec l’Etat islamique. Le SRC estime que ce risque est en augmentation.

L’agent dormant ou le loup solitaire redouté en Suisse

Sans l’exclure, la Suisse ne considère pas comme principale menace un attentat du type de Paris qui témoignait d’une coordination et d’une logistique sophistiquées. Trois groupes de terroristes étaient en effet simultanément à l’œuvre. Le conseiller fédéral Ueli Maurer redoute davantage le terroriste «dormant», comme il le confie à la Neue Zürcher Zeitung d’hier.

C’est le principe du loup solitaire. Il vit en Suisse, il s’est radicalisé dans l’ombre, à travers Internet ou par un proche. Il est fasciné par la propagande de l’Etat islamique et vibre à chaque attentat réussi. Et un jour, il passe à l’acte de façon autonome, sans grande préparation. «Ces individus sont difficilement détectables et représentent un véritable défi pour la prévention du terrorisme», juge le SRC.

Le retour des guerriers si l’Etat islamique part en lambeaux

Les attentats de Paris vont certainement infléchir la politique étrangère de la France. Les leaders de l’opposition réclament déjà bruyamment un rapprochement avec la Russie de Poutine et la Syrie de Bachar el-Assad. Cela pourrait accélérer la constitution d’une grande coalition avec les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et les Kurdes pour prendre en tenaille les territoires conquis par l’Etat islamique. Ce dernier pourrait alors se décomposer face à cette force de frappe inédite.

La task force antiterroriste suisse a déjà anticipé de tels changements. Et dans un premier temps, ils ne sont pas réjouissants. «D’importants changements en Syrie ou en Irak pourraient provoquer le retour en Suisse de djihadistes endoctrinés et entraînés au combat. A moyen ou long terme, il faut s’attendre à une expansion de la menace terroriste djihadiste en Suisse.»

Les mesures pour combattre le terrorisme islamique

La réponse suisse au terrorisme est d’abord sécuritaire. Le renforcement des effectifs du service de renseignement est en cours. L’arsenal de surveillance des individus qui attentent à la sécurité de l’Etat va être étendu, avec notamment l’arrivée de logiciels espions. Un Etat-major national de conduite policière, placé sous le commandement des polices cantonales, a été mis sur pied depuis 2015. Il doit coordonner les actions en cas d’attaques terroristes sur le sol d’un ou de plusieurs cantons.

Mais les pouvoirs publics estiment aussi que la prévention est indispensable pour lutter contre le mal à la racine. Ils veulent continuer à bien intégrer les étrangers et éviter des quartiers «ghettos» comme en France. Ils souhaitent aussi détecter de façon précoce des personnes qui se radicalisent. Pour ce faire, point de hotline ou de help line nationale: on compte plutôt sur le fait que les cas soient identifiés et signalés dans l’environnement proche de la personne. (24 heures)

Source: 24 Heures, 15.11.2015http://www.24heures.ch/suisse/La-menace-d-attentat-sur-sol-suisse-est-en-augmentation-selon-les-experts/story/17918167

 

 

11.06.15 Soutenez l'initiative populaire cantonale contre le Centre " islam et société" à l'Université de Fribourg!

 

Le MOSCI soutient l'initiative populaire cantonale « contre l’ouverture d’un centre « Islam et société » à l’Université de Fribourg : non à une formation étatique d’imams » et invite vivement ses membres résidant sur le canton de Fribourg à signer et à faire signer l'initiative (voir fichier-joint).


Prenant place au sein de la Faculté de théologie de l'Université de Fribourg et financé par l’Etat de Fribourg et la Confédération, le Centre suisse islam et société (CSIS), ouvert depuis janvier 2015, s’est vendu selon un double objectif :

1°dispenser aux imams une formation qui se prétende non coranique, mais uniquement centrée sur les questions institutionnelles helvétiques ;

2°dispenser une formation destinée aux employés de l’Etat sur les coutumes et modes de vie islamiques.

Voici une analyse successive de ces deux aspects qui permettra d’y voir un peu mieux dans ce jeu de dupes et de se rendre compte des conséquences de ce projet.


1er volet : La formation destinée aux imams

Il a été sans cesse répété que le CSIS n’aurait pas pour vocation d’être une école coranique, mais viserait à apporter aux imams une formation sur les institutions et la culture helvétiques.

Si cet aspect peut paraître séduisant à première vue, la réalité et l’analyse nous démontrent qu’il est plus qu’une utopie, une bêtise consistant à mettre le doigt dans un engrenage dangereux.


Un précédent instructif : le projet du GRIS et de l’IIIT

Le GRIS (Groupe de recherche sur l’islam en Suisse) s’était associé il y a quelques années avec l’IIIT (International Institut of islamic thought) en vue de proposer aux futurs imams un cursus de formation.

Avant de ce faire, une recherche avait été menée notamment par l’une des collaboratrices du CSIS, Andrea Lang, auprès des milieux musulmans pour voir quelles étaient leurs attentes. Il a pu en identifier deux principales :
1°les milieux musulmans voulaient que l’islam soit enseigné que par des musulmans diplômés d’universités islamiques (1);
2° ils voulaient que le fiqh, à savoir le droit islamique soit enseigné (2).
Que fut le résultat ? Comme l’avait publié le MOSCI (3), le GRIS s’est associé avec l’IIIT, officine des Frères musulmans et ayant à plusieurs reprises financé des organisations liées à des groupes terroristes, notamment Al-Qaida, et a confié le volet enseignement du droit islamique à Tahar Mahdi un membre du Conseil européen pour la fatwa et la recherche (4), laquelle est dirigée par l’obscurantissime Youssouf Al-Qardawhi et a pour but est d’ériger la communauté musulmane vivant en Occident en société parallèle régie par son propre droit, la charia, incitant ainsi à l’illégalité et à la violence ; en bref : une dangereuse organisation subversive.
Où est l’intégration ? Où est l’analyse préalable à tout financement public visant à poursuivre les objectifs que le peuple suisse a confié à l’Etat ?
Malgré tout, le cursus qui devait voir le jour à … l’Université de Fribourg a été boudé par les musulmans et a dû être mis de côté faute d’inscriptions.
Le GRIS n’a toutefois jamais renoncé à ce projet.

Le lien avec le CSIS

Force est de constater que l’actuelle Présidente du GRIS, Mallory Schneuwly-Purdie, qui avait une part active dans le cursus de formation du GRIS, fait parti des quatre collaborateurs du CSIS.
Est aussi membre du CSIS, Andrea Lang qui est l’une des auteurs de la recherche sur la formation des imams dont il ressortait que les milieux islamiques souhaitaient que le fiqh (5).
Il serait donc illusoire de penser que le CSIS n’ait pas l’intention de reprendre au moins certains jalons posés par le GRIS et les travaux déjà menés par ses membres, ne serait-ce que par économie de travail.
En effet, la promesse de ne pas dispenser de formation coranique est déjà à relativiser après quelques mois d’activité par la prochaine ouverture d’un programme doctoral intitulé «Etudes islamo-théologiques et société suisse».
Par ailleurs, le fait que le choix des enseignants doive se faire de concert avec les organisations islamiques et avec la coopération d’autres écoles supérieures (6) tend à démontrer qu’un enseignement religieux est bel et bien envisagé (7).
Enfin, le fait que le centre soit rattaché à la faculté de théologie laisse dubitatif.

Deux scénarios possibles

Dès lors, l’on peut émettre deux scénarios :
1. Tantôt le cursus destiné aux imams ne servira à rien faute d’inscription, dans la mesure où il ne répondra pas aux attentes des organisations islamiques, et finira par être abandonné après avoir perdu de l’argent.

2. Tantôt le cursus dispensé sera-t-il adapté aux demandes musulmanes, comme cela est souvent le cas, et l’islam et le système normatif qui en est le cœur, à savoir la charia, seront finalement enseignés aux imams en devenir.
Ce second scénario est bien sûr le plus néfaste et, hélas, le plus probable, ce pour les raisons suivantes :
• il serait politiquement plus acceptable de réformer ce cursus pour sauver la face que de l’abandonner de toute pièce, surtout dans la mesure où il fait l’objet d’intenses débats ;
• l’administration a déjà démontré être encline à satisfaire les demandes musulmanes à l’aveuglette, comme cela a été fait avec le cursus GRIS-IIIT, de sorte qu’il n’y a aucune raison de croire qu’il n’en serait pas fait de même pour ce cursus ;
• le deuxième volet des formations du Centre devrait créer un effet de levier propice à à un tel accommodement.


2e volet : La formation destinée au personnel de l’Etat

Nous en venons donc au second volet. Enseigner les règles et modes de vie islamique au personnel de l’Etat aura pour effet de pousser les « fonctionnaires » à accepter les modes de vie musulmans et à s’y conformer dans une logique de « vivre ensemble » transcendant les lois, autrement dit à amender les lois, à pratiquer tous azimuts la pratique des « accommodements raisonnables ». Cela reviendra, in fine, à accepter de conformer l’activité de l’Etat à la charia (du moins dans certains de ses aspects).


Conclusion

S’il y a un enseignement destiné aux imams, il impliquera inexorablement un enseignement de l’islam nonobstant les promesses faites aujourd’hui (pour mieux faire passer la pilule ?). Ainsi, ce centre n’aidera jamais à l’intégration.
Du côté formation destinée au personnel de l’Etat, le constat ne peut qu’être inquiétant et se résume en quelques mots : islamisation de l’administration.
C’est pourquoi il convient de lutter contre ce projet saugrenu et dangereux en soutenant l’initiative populaire s’y opposant !


Notes:

  1. Le point sur la formation sur l’islam proposée par le GRIS et l’IIIT et son subventionnement par l’ODM, www.mosci.info/pdf/DOS-IIIT-GRIS.pdf
  2. Compte tenu des résultats de la recherche menée http://www.nfp58.ch/files/downloads/ACF32D4.pdf ,p 12 et 13 , n° 10 et p 15, n° 13


 

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